Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale 17 février

17 février 2017

Les engrenages de l’amour

« C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. » Psaume 133:2

La vie à deux est un peu comme une belle mécanique où nous serions les engrenages…
Il y des petits et des gros engrenages, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Ce qui est sûr, c’est qu’aucun engrenage n’est parfait, ils ont tous des défauts: leurs dents ne sont pas uniformes; ou elles sont abimées ou cassées, ou trop lisses, ou trop pointues.
Parfois il manque carrément des dents…
Lorsque l’on cherche un engrenage pour faire sa vie, on a toujours le choix: on se rend compte que plusieurs engrenages peuvent s’adapter à nos dents et qu’avec chacun d’eux on arriverait à lancer la machine.
Dieu peut et veut nous aider dans ce choix, mais en dernier ressort, c’est à nous de décider car nous avons été créés libres.
Parfois on se rend compte -avant de s’engager pour la vie- que l’on aura vraiment du mal à effectuer ses rotations avec l’engrenage avec lequel on est, mais on préfère fermer les yeux et se dire que « ça ira après »…
Lorsque l’on s’engage, la machine est lancée…
On ne sait pas toujours qui entraîne qui: tantôt c’est l’un des engrenages, tantôt c’est l’autre, parfois ce sont les deux en même temps; l’essentiel étant qu’ils soient synchronisés…
Parfois, il arrive qu’un grain de sable ou un petit bâton se coince – accidentellement ou par malveillance – entre les deux engrenages, et perturbe ou arrête la mécanique…
Il y alors deux possibilités: soit on se chamaille pour savoir qui des deux engrenages a provoqué cet incident, soit on cherche le grain de sable, on le retire, puis on essaie de voir comment il est arrivé là, pour que cela ne se reproduise plus.
Mais même quand il n’y a rien qui se glisse entre les deux engrenages, ceux-ci peuvent finir par ne plus fonctionner correctement. En effet, les frottements, le temps et l’air humide finissent par rouiller nos deux engrenages qui grincent et ont du mal à fonctionner: ils peuvent même s’arrêter…
C’est pourquoi il faut régulièrement les enduire tous les deux de graisse, cette graisse étant l’amour divin, pour leur permettre de bien fonctionner…
Cela demande beaucoup de temps, d’attention, une vigilance constante et parfois bien des soucis. Pourtant le jeu en vaut la chandelle car lorsque cette belle mécanique fonctionne bien, c’est toute l’humanité qui en bénéficie!!!
D’ailleurs ouvrez les yeux et observez le monde autour de vous: la vie même dépend du bon fonctionnement de cette merveilleuse machine qu’est l’amour…
Voulons-nous être badigeonnés d’huile divine aujourd’hui ?
Sébastien REGIS

Vigile matinale 16 février

16 février 2017

Les ourses de la Bible

« De là, il monta à Béthel. Comme il montait par le chemin, de jeunes garçons sortirent de la ville et se moquèrent de lui. Ils lui disaient: ‘Monte, chauve! Monte, chauve!’. Il se retourna pour les regarder et les maudit au nom de l’Eternel. Alors deux ourses sortirent de la forêt et elles déchirèrent 42 de ces jeunes. » 2 Rois 2:23,24 Segond 21

J’ai toujours été intrigué par ce court récit. La punition subie par cette bande de jeunes m’a toujours paru un peu disproportionnée par rapport à la faute commise (se moquer de la montée d’Elie au ciel). Cependant les éléments suivants m’ont permis de mieux comprendre cette histoire : Comme le dit Arthur Maxwell dans Les Belles Histoires de la Bible1, « Elisée vit que c’était là une partie d’un plan destiné à ruiner son oeuvre. […] Il  n’accepterait pas qu’un évènement aussi merveilleux que l’entrée de son maître au ciel soit tournée en dérision. »
Dans les deux livres des Rois, Dieu utilise à plusieurs reprises des animaux sauvages pour punir sévèrement ceux qui s’opposent à ses plans, et la sentence est souvent grave voire fatale. Ainsi un prophète ayant désobéi est tué par un lion (1 Roi 13:24). Après l’exil des israélites du royaume du nord, les peuples païens installés à leur place (et qui donneront naissance aux samaritains) sont également punis par Dieu qui envoie des lions contre eux (2 Rois 17:25).
Enfin, dans la Bible, l’ourse sans ourson (puisqu’il s’agit de femelles et non de mâles d’après les traductions les plus récentes) semble être l’outil d’avertissement et de correction utilisé par Dieu contre le manque de discernement et l’orgueil spirituels qui entraînent la mort : « Rencontre une ourse privée de ses petits, Plutôt qu’un insensé pendant sa folie. » Proverbes 17:12.
« […] Ils se sont rassasiés, et leur cœur s’est enflé ; C’est pourquoi ils m’ont oublié. Je les attaquerai, comme une ourse à qui l’on a enlevé ses petits, […]
Ce qui cause ta ruine, Israël, C’est que tu as été contre moi, contre celui qui pouvait te secourir. » Osée 13 :6b, 8a, 9
Pour finir, rappelons-nous cette déclaration du Seigneur : « L’Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l’iniquité et la rébellion ; mais il ne tient point le coupable pour innocent, et il punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération. » Nombres 14:18
Prendrons-nous Dieu au sérieux quand il nous propose son amour et qu’il nous avertit qu’un jour, sa justice s’appliquera ?

Sébastien REGIS

1 A. Maxwell, Les Belles Histoires de la Bible, volume 5, page 64-65

Vigile matinale 15 février

15 février 2017

Le feu et les popcorns (1)

« Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que
l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans
l’épreuve, et cette victoire l’espérance. » Romains 5:3,4

Parmi les diverses variétés de maïs, il en existe une appelée le Zea mays everta. Cette variété est généralement plus petite que les variétés destinées à finir en salade dans nos assiettes, et sa coque est particulièrement dure.
Vous connaissez certainement cette variété puisqu’il s’agit du maïs donnant le célèbre popcorn (de l’anglais « to pop » qui signifie « éclater », et de l’anglais « corn » qui signifie « maïs »). Le popcorn est apprécié pour son goût particulier par les petits et les grands. Il possède des qualités tellement exceptionnelles que l’on peut même l’utiliser pour protéger des objets fragiles dans un carton d’emballage. Il peut se consommer tel quel, salé ou sucré voire avec toutes sortes d’accompagnements plus ou moins bons pour la santé…
Mais pour déguster ce fameux popcorn qui a un son et un goût si particuliers sous la dent, il faut que le maïs donnant du popcorn soit chauffé à une température suffisamment élevée pour que sa coque éclate. Sans feu, pas de popcorn ; et il ne viendrait à l’idée de personne de manger un bol de maïs popcorn cru : le risque de se casser les dents ou de s’étrangler avec des grains de maïs dur n’est pas négligeable.
Pour apprécier le goût, la saveur et l’odeur d’un bon bol de popcorn, il faut le faire passer par le feu. De même, il nous faut parfois passer par le feu des difficultés et des souffrances pour développer certaines qualités qui ne peuvent être acquises autrement.
Le verset d’aujourd’hui nous indique que l’affliction permet d’acquérir et de développer la persévérance, la victoire et l’espérance. Il ne s’agit pas de souhaiter l’affliction ou de faire semblant d’aimer la souffrance: Dieu ne nous demande pas d’être des masochistes aimant l’autodestruction. Mais dans ces périodes de crise et de souffrance, il faut lever les yeux vers le ciel pour recevoir la force et la grâce nécessaires pour avoir la victoire par la foi.
Il n’y a pas d’autres moyens pour faire du popcorn.
Il n’y a pas d’autres chemins pour être victorieux. Mais Jésus nous laisse un message de réconfort : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. « (Jean 16:33)
Qu’il en soit ainsi pour nous aujourd’hui !

Sébastien REGIS

1Cette méditation est inspirée du « moment des enfants » réalisé par une jeune fille (dont j’ignore l’identité) lors d’un sabbat de septembre 2012 dans l’église adventiste du 7ème jour de Lungotevere, à Rome en Italie.

Vigile matinale 14 février

14 février 2017

Super-prédateur

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » 1 Pierre 5:8

Les orques ou épaulard sont des mammifères sociables et intelligents. Ce sont aussi de redoutables chasseurs. En effet, les orques sont au sommet de la chasse alimentaire et ne possèdent aucun prédateur. Ce sont donc des super-prédateurs. La liste des proies est longue : poissons, phoques, manchots, et même d’autres cétacés (dauphin, baleine…). Et les techniques de chasse sont impressionnantes.
Pour manger des poissons, les orques décrivent des cercles de plus en plus petits autour des bancs de poissons, puis frappent dans le tas pour tuer ces poissons. Pour attraper des phoques, les épaulards apprennent à s’approcher furtivement du rivage puis attaquent leurs proies par surprise en s’échouant volontairement. Il leur faut ensuite beaucoup de maîtrise pour retourner à l’eau. Ils sont aussi capables d’utiliser la même technique pour attraper des manchots.
En antarctique, les manchots ou les phoques se réfugient souvent sur des petits icebergs, se croyant à l’abri. Mais c’est une erreur fatale : les orques nagent en rang serré vers le bloc de glace provoquant une vague qui retourne l’iceberg ou le brise en mille morceaux.
Il n’y a plus qu’à « cueillir » la proie.
On aurait même observé une orque capturer des requins blancs. Et quand elles s’attaquent à des gros cétacés comme les baleines, elles fatiguent l’animal à tour de rôle puis tentent de le noyer. Je me souviens d’un documentaire animalier où des orques tentaient de séparer un baleineau de sa mère. Après des heures de lutte, elles capturèrent le petit et montèrent sur son évent pour le noyer. Après l’avoir tué, elles n’en prélevèrent que quelques morceaux et abandonnèrent le cadavre. Les orques tuent même pour le plaisir.
Comme les orques, un autre être trouve toutes sortes de techniques pour traquer ses proies. « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire » (Jean 10:10) déclare Jésus et ce voleur n’est autre que « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan » (Apocalypse 12:9). Pour faire chuter ses proies, il ne manque d’imagination. A l’un il proposera les plaisirs, la luxure, les vices. A l’autre il proposera l’égoïsme, l’orgueil, les égarements dogmatiques. Pour un troisième ce sera le découragement, la persécution la souffrance. Et il ne lâche pas facilement. Après avoir tenté Jésus, le texte dit que « le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable » (Luc 4:13).
Le Diable est un super-prédateur. Mais heureusement, nous avons un super-sauveur. En parlant de ses enfants, Jésus déclare : « personne ne les ravira de ma main. » Jean 10:28.
Puissions-nous nous réfugier dans ses bras aujourd’hui !
Sébastien REGIS

Vigile matinale 13 février

13 février 2017

A la conquête des Géants

« Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. » 1Samuel 17 :46

« A la conquête des Géants », tel fut, au Mexique, le thème du Camporee de la Division Inter-américaine des Adventistes du septième jour ayant eu lieu du 19 au 23 avril 2011.

Vigile matinale 12 février

12 février 2017

Expérimenter la grâce pour un changement durable

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété. Tite 2 :11-12

L’accusé a été autrefois un jeune sans histoire. Il était le benjamin d’une famille de huit enfants.

Vigile matinale 11 février

11 février 2017

La tournée du patron

Vous tous qui avez soif, voici de l’eau, venez! Même si vous n’avez pas d’argent, venez! Achetez à manger, c’est gratuit. Venez, achetez du vin et du lait sans argent. Ésaïe 55 :1 (Parole De Vie)

J’ai entendu dire que dans certains bars, en France ou ailleurs, un patron peut récompenser ses fidèles clients en leur offrant (gratuitement) un verre de liqueur. C’est ce qu’on appelle la « tournée du patron ».

Vigile matinale 10 février

10 février 2017

La réconciliation, un trésor à partager

« Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui–même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » 2 Corinthiens 5 :18-20

Nous vivons dans une société où l’individualisme (chacun pour soi) et les coalitions (s’accorder avec quelqu’un pour écraser quelqu’un d’autre) gangrènent nos relations. Sommes-nous aussi condamnés à vivre cette triste réalité dans la société, nos familles et nos églises ? Y-a-t-il une autre voie possible ?

Vigile matinale 09 février

9 février 2017

Le Carnaval, un plaisir artificiel

« En effet, un comportement inspiré par l’être instinctif est facile à reconnaître; on sait bien de quoi est capable l’homme livré à ses penchants naturels; ce sont d’abord les pensées impures, la sensualité, l’immoralité, l’indécence, le libertinage, l’adultère, la débauche… » Galates 5 :19 (Parole Vivante)

Pensez-vous que les tous les gens qui courent le « vidé » soient vraiment heureux à la fin du Carnaval ? Au contraire: que de déboires, de violences, d’injustices et de péchés qui ont jalonné ces festivités, détruisant le bonheur et ne laissant que soucis, malheur et tristesse !

Le baptême de Jésus

8 février 2017

Le baptême est l’un des principaux rituels du christianisme. C’est la porte d’entrée à l’Église et le symbole d’une nouvelle vie. Quand nous lisons attentivement le récit du baptême de Jésus, nous remarquons que, devant l’opposition de Jean-Baptiste, le Christ lui a dit: « Accepte qu’il en soit ainsi pour le moment. Car voilà comment nous devons tous ce Dieu demande » (Matthieu 3.15, BFC).
Un moment… « Ce que Dieu demande » ? A quel endroit de la bible Dieu a-t-il demandé que le Christ soit baptisé ? Analysons la rencontre de et de Jean-Baptiste de deux point de qui éclaireront cette question

L’Agneau de Dieu
Quand Jean-Baptiste a vu Jésus s’approcher de lui, il s’est exclamé : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29). Ces paroles prennent un sens spécial quand nous comprenons qui les a prononcées. Jean le Baptiste était le fils de Zacharie et d’Élisabeth, tous les deux de la tribu de Lévi (Luc 1.5) qui était la tribu des prêtres. Jean ainsi que son père (Luc 1.8) appartenaient à l’ordre du sacerdoce.
Dans l’Ancien Testament, Dieu avait ordonné que les prêtres inspectent les animaux destiné à être sacrifiés (Lévitiques 5.18). Quand le prêtre déclarait que l’animal était apte, on procédait alors au sacrifice. Ainsi, au bord du Jourdain, nous avons un prêtre signalant Jésus comme « L’Agneau de Dieu », le déclarant pur et sans défaut, apte à être sacrifié pour nous. Le Christ est venu pur mourir pour nous en sacrifice pour nos péché et, trois ans auparavant, à l’occasion de son baptême, il a reçu « l’accord » que seul un prêtre pouvait donner.

Notre Intercesseur
La deuxième « exigence » à laquelle Jésus a répondu en se trouvant avec Jean-Baptiste, et de manière plus concrète en étant baptisé, se révèle quand nous comprenons que Jésus n’a pas été seulement offert en sacrifice pour nous, mais encore qu’il est notre médiateur devant Dieu, notre grand prêtre (voir Hébreux 4.14). Dans l’Ancien Testament, Dieu a donné à Moïse les instructions suivantes sur les prêtres : « Voici ce que tu feras pour les consacrer, afin qu’ils exercent pour moi le sacerdoce. » […]Tu présenteras Aaron et ses fils à l’entrée de la tente de la Rencontre, et tu les laveras avec de l’eau » (Exode 29.1, 4). Plus loin, la bible mentionne que « Moise dit à la communauté : Voici ce que l’Éternel a ordonné de faire. Moise fit avancer Aaron et ses fils, et il les lava avec de l’eau. » (Lévitiques 8.5, 6). L’avez-vous remarqué ? Le Seigneur a « ordonné » à ceux qui exerçaient en tant que prêtre de passer d’abord par le rituel de se laver avec de l’eau. Dans le cas de Jésus Christ, son baptême nous indique qu il est notre médiateur et c’est pourquoi nous pouvons nous approcher « avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun » (Hébreux 4.16).
Quand Jésus a été baptisé, une voix du ciel disant ces parole se fit entendre : « celui-ci est mon fils bien aimé, celui qu’il m’a plu de choisir ; » (Matthieu 3.17, TOB) celui qui décide de se faire baptisé deviens aussi un «  fils bien aimé » de Dieu et intègre la « Lignée choisie », le «  sacerdoce royal », la  « nation sainte et le peuple que Dieu s est acquis » (1 Pierre 2.9, NBS)

Jorge Luis Rodriguez
Article publié dans la revue « Priorité »