Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Jour 8 – L’assurance du salut

11 Nov 2017

Laissez la grâce transformer votre volonté et vos actes

Disons-le clairement et distinctement : il est impossible de réaliser quoi que ce soit, par des mérites humains, en faveur de notre condition devant Dieu ou du don divin accordé aux hommes. Si la foi et les œuvres pouvaient nous assurer le don du salut, alors le Créateur aurait une obligation envers la créature.

Jour 7 – Un été sans fin

10 Nov 2017

Attendre le retour de Jésus

La Réforme du 16e siècle est l’un des grands événements de l’histoire humaine. Il s’agit, pour les historiens, d’un clivage marquant entre les temps médiévaux et les temps  modernes. Mais pour les croyants protestants (y compris les adventistes), elle constitue une intervention divine.

Jour 6 – La justification par le foi- aujourd’hui

09 Nov 2017

La où la théologie confronte le quotidien

Chaque fois que les  chrétiens se souviennent de la doctrine biblique de la justification par la foi seule, on assiste à un réveil, à un renouveau, et à une réforme.
Ce fut le cas lorsque Martin Luther remonta jusqu’à l’apôtre Paul (« Paul, mon Paul ») à travers une tradition ecclésiastique de plus de mille ans, et qu’avec cette « thèse suprême »(1), il mit en branle la Réforme du 16e siècle.

Jour 5 – Les commandements de Dieu : un reflet du caractère de Dieu

08 Nov 2017

Les bonne œuvres sont la conséquence du salut

A la veille de la Réforme, une religiosité intense et vigoureuse caractérisait le monde chrétien.
À cette époque, la plupart des gens étaient pieux et fidèles à l’Église. Cependant, leur piété était largement induite en erreur – un fait reconnu même par l’historiographie catholique :
« La prière, la vie, et les enseignements étaient fort éloignés des Écritures et de l’idéal apostolique. »(1)

Jour 4 – La justice : Une affaire pratique

07 Nov 2017

La justice : une affaire pratique
La justification…et après?

La foi seule justifie, mais elle n’en reste pas là.
Suite au témoignage courageux de Martin Luther à l’empereur, aux princes, et aux théologiens le 18 avril 1521, témoignage au cours duquel il refusa de se rétracter d’aucune de ses positions, l’entourage espagnol de l’empereur cria : « Le bûcher pour lui ! »
Luther leva les bras et s’écria :
« J’ai déjà passé par le feu, j’ai déjà passé par le feu. »

Une illustration frappante de la justification par la foi

« Voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Co 5.17, LSG(1)
Dans l’histoire de la Réforme, cet événement dramatique fournit une illustration frappante de la signification de la justification par la foi. Luther, courageusement, tint bon devant le tribunal, mais il ne fut pas acquitté. Par contre, au tribunal de Dieu, les croyants sont acquittés en raison de l’œuvre salvatrice du Christ. Par la foi, nous ne venons pas en jugement, mais nous « [sommes passés] de la mort à la vie » (Jn 5.24).

Il y a donc une grande différence  entre le jugement humain et  le  jugement divin : un juge humain ne peut qu’acquitter, mais le juge divin, lui, peut recréer. L’acquittement que Dieu accorde est un jugement créatif qui transforme l’être naturel en être spirituel : justifiés par la foi, les croyants deviennent véritablement justes ! Pour le réformateur,

la justification et une vie juste réunies signifiaient « la justification dans son sens le plus large »(2).
Aujourd’hui, on parle de « justification » (pardon des péchés) et de « sanctification » (victoire sur les péchés).

Pour Ellen White, la « vie chrétienne [est] une vie de foi, de victoire et de joie en Dieu »(3). Ainsi, une vie nouvelle, miraculeusement, commence(4).

Par la foi,  nous  nous  emparons de Jésus et nous soumettons au règne céleste. Christ et le Saint-Esprit nous insufflent une vie spirituelle vibrante, dynamique – fruit et témoignage même du salut que nous avons reçu. Nous vivons désormais pour la gloire de Dieu et le bien des autres, parce que la foi est, comme le dit le réformateur, « une œuvre divine en nous qui nous transforme et nous permet de naître de Dieu (Jn 1.13) ».

La foi « tue le vieil Adam, change notre cœur, nous redonne courage, renouvelle notre esprit et nos capacités, et s’accompagne du Saint-Esprit. Dans la foi, il y a quelque chose de vivant, d’industrieux, d’actif, de puissant, si bien qu’il est impossible de ne pas faire   le bien continuellement. De plus, la foi ne demande pas s’il faut faire de bonnes œuvres, mais avant même qu’on ne le demande, elle a déjà produit de bonnes œuvres et poursuit ainsi. »(5)

Une marche qui honore Dieu

« Afin que […] nous aussi nous mar- chions en nouveauté de vie. » (Rm 6.4)
Bien que cette nouveauté de vie soit, en réalité, une conséquence du salut reçu par la foi, elle est néanmoins nécessaire pour que la vie chrétienne soit crédible. Dans son œuvre de salut, Dieu vise non seulement à nous pardonner, mais aussi à nous transformer.

Dès que nous croyons en Jésus, nous devenons justes. Mais la sanctification est un processus qui se poursuit toute   la vie. Par ce processus, le règne du Christ commence dans la vie du croyant. Il représente, comme le dit Luther, « le commencement d’une nouvelle création »(6). Christ justifie d’abord les croyants ; ensuite, jour après jour, il initie en eux une vie de piété dirigée par le Saint-Esprit.

La vie chrétienne [est] une vie de foi, de victoire et de joie en Dieu.

–  Ellen G. White

Dieu travaille avec les pécheurs comme « le bon Samaritain », lequel sauva la vie d’un homme que des brigands avaient détroussé. Tout comme le Samaritain qui n’hésita pas à aider un Juif, Dieu ne répugne pas à aimer ceux  qui vivent loin de lui (Rm 5.8). Son intention ultime est de les sauver (v. 10).

Et tout comme le Samaritain qui fit tout ce qu’il pouvait et paya les frais des soins administrés au blessé, ainsi « Dieu en Christ » a « tout fait et tout payé » pour nous réconcilier avec lui et faire  de nous une nouvelle créature en lui (voir 2 Co 5.17,19,21).

La victime des brigands avait besoin de temps pour guérir. Ainsi en est-il des pécheurs. Il leur faut croître (2 P 3.18).Même si le pardon a été reçu, même si une vie nouvelle a déjà commencé, le péché est encore en eux (Rm 7.17) et autour d’eux (1 Jn 5.19).

Grâce à l’action du Saint-Esprit, le péché ne règne plus dans leur vie. Il a, en fait, été maîtrisé (Ga 5.16). Néanmoins, les croyants ne sont pas exempts de la bataille avec le péché (v. 13). Appelés à remporter cette bataille (1 Jn 2.1), nous sommes réconfortés de savoir que le par- don de Dieu, loin d’être un événement isolé, est continuellement offert à ceux  qui se repentent (v. 1 ; He 7.25).

Luther a décrit de façon frappante cette tension entre le désir d’être juste devant Dieu et la lutte avec le péché ici- bas. La sanctification est progressive  et ne sera complétée qu’au « jour bien-aimé du jugement » : « Ce qu’il faut, par rap- port à la vie, c’est non d’être pieux mais de devenir pieux, non d’être en santé mais de devenir en santé, non d’être, mais de devenir, non de se reposer mais de faire de l’exercice. Nous n’avons pas encore atteint le but, mais nous le poursuivons. Tout n’a pas encore été dit et fait, mais tout est en cours. Ce n’est pas la fin, mais c’est le chemin.» (7) Or, il entre dans le plan de Dieu que « jour après jour, nous nous sanctifiions davantage »(8).

On retrouve dans les écrits d’Ellen White une pensée semblable : la sanctification « est l’œuvre d’une vie », l’expérience « de toute une vie ». La lutte contre le péché est « une œuvre quotidienne », mais « la foi », elle, donne la victoire – et ce, même si notre lutte persiste tant et aussi longtemps que nous sommes vivants sur la terre(9).

L’amour en action

« La foi […] agissante par l’amour. » (Ga 5,6)

Ce que nous déclarons, c’est que tant la justice de Dieu que la vie nouvelle dé- pendent de la foi en Christ. Pour l’apôtre Paul, cette foi se manifeste par l’amour, et l’amour se manifeste par des actes.

Pour comprendre ce que les croyants reçoivent dans le don de la justification et de la sanctification, on a parfois comparé la justification à un billet de 100 dollars qu’un père donne à son fils. Le fils ne garde pas le billet pour lui-même ; il va le changer en plus petites coupures pour faire du bien : c’est la sanctification, ou dans les termes de Luther : « Alors, pour un tel Père qui m’a inondé de ses inestimables richesses, pourquoi ne pourrais-je libre- ment, joyeusement,  de  tout  mon  cœur, et d’un zèle consenti, faire tout ce que je sais qui lui plaira et sera acceptable à ses yeux ? Par conséquent, je me donnerai moi-même, comme une sorte de Christ, à mon prochain, comme Christ s’est donné lui-même pour moi ; et je ne ferai rien dans cette vie, excepté ce que je considérerai utile, avantageux, et salutaire pour mon prochain, puisque par la foi, j’abonde en toutes bonnes choses en Christ(10). »

 

1 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Segond, dite à la Colombe.

2 Althaus, Die Theologie Martin Luthers, Gütersloher Verlag, Gütersloh, 1975, p. 205.

3 Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 519.

4 Martin Luther, Luthers Schriften: Weimar Edition, Metzler, Stuttgart, 2006, vol. 39/I, p. 98.

5 Cité de Heinrich Bornkamm, Luthers Vorreden zur Bibel, Insel Verlag, Francfort-sur-le-Main , 1983, p. 182.

6 Luther, p. 83.

7 Martin Luther, Luthers Schriften: Weimar Edition, Metzler, Stuttgart, 2003, vol. 7, p. 337.

8 Martin Luther, Luthers Schriften: Weimar Edition, Metzler, Stuttgart, 2006, vol. 40/II, p. 355.

9 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 500 ; Messages à la jeunesse, p. 112 ; La tragédie des siècles, p. 512.

10 First Principles of the Reformation or The 95 Theses and the Three Primary Works of Dr. Martin Luther, éd. Henry Wace et A. Buchheim, John Murray, Londres, 1883, p. 127.

Jour 3 – Le fondement de notre salut

06 Nov 2017

La doctrine de la justification par la foi seule est le « sanctuaire de la Réforme »(1). Lorsque Martin Luther comprit la merveilleuse promesse de la justification du pécheur par la foi en le Crucifié, ce fut comme si le réformateur était déjà entré dans le paradis.

Une âme en lutte

En tant que moine, prêtre, et pro- fesseur de théologie, Luther avait lutté pendant des années pour comprendre la déclaration suivante de Paul : « En [l’Évangile] est révélée la justice de Dieu » (Rm 1.17). Jour et nuit, cette déclaration hantait ses pensées. Il haïssait, disait-il, l’expression « justice de Dieu » parce qu’il  la comprenait de façon philosophique, selon les Pères et les érudits de l’Église, c’est-à-dire comme étant la justice que Dieu exige des pécheurs. Et ces derniers, incapables de produire une telle justice, tombent sous le jugement divin.

« Le Saint-Esprit me dévoila les Écritures dans cette tour »

En 1545, soit un an avant sa mort, l’ancien moine augustin et plus tard réformateur réfléchit de nouveau  au point tournant de sa vie, de sa croyance, et de sa pratique. C’est alors qu’il com- prit que la « justice de Dieu » n’est pas une exigence, mais un don : à tous ceux qui croient en Christ, Dieu leur impute   la justice passive. C’est ce que Luther avait compris dans la chambre de la tour du monastère obscur de Wittenberg : « Le Saint-Esprit me dévoila les Écritures dans cette tour(2). »

La justice biblique

« Délivre-moi dans ta justice ! » (Ps 31.2, LSG) Cette justice de Dieu sauvant le pécheur est déjà bien présente dans l’Ancien Testament. Lorsque Abraham reçut la promesse d’une descendance nombreuse (Gn 15.5), il n’était pas un « surhomme », mais un pécheur, tout comme nous. Il mit sa confiance en la promesse divine, et Dieu le lui imputa à justice (v. 6). Ceci signifie que Dieu le considéra comme « juste » en raison de sa foi. De même que les « méchants » dans la Bible représentent non les athées dans le sens moderne du terme, mais les « pécheurs » au sens général (Ps 1.1 ; Pr 11.31), ainsi les « justes » ne sont  pas les « êtres sans péché », mais les « croyants » (voir Ha 2.4). Cette réalité permit à l’apôtre Paul d’établir que même sous l’ancienne alliance, les enfants de Dieu étaient justifiés non par les œuvres, mais par la foi (Rm 4.6-8). Ainsi, celui qui « justifie », qui « déclare juste », ou qui « compte quelqu’un comme étant juste », c’est Dieu seul : « L’Éternel [est] notre justice » (Jr 23.6).

Dans la Bible, le terme « justice » n’est donc pas un terme moral ou politique, mais un terme religieux. Ceux qui se conforment aux lois de l’État et du gouvernement, qui respectent la primauté de la loi, ne sont pas exceptionnels dans ce monde. Mais une personne qui prétend être juste devant Dieu est la proie d’une erreur fatale. En effet, même le psalmiste dans l’Ancien Testament reconnaît qu’« aucun vivant n’est juste » devant Dieu (Ps 143.2).

Par conséquent, quiconque veut se présenter devant Dieu en tant que « juste » doit revêtir la justice du  Christ. C’est pourquoi le psalmiste dit : « Délivre-moi dans ta justice ! » (Ps 31.2, LSG ; 71.2) Cette justice est principalement une justice rédemptrice – une justice qui, au lieu de punir, sauve.

À la lumière du Nouveau Testament, ceci veut dire que le Dieu qui se charge de la culpabilité et du jugement du monde méchant (Jn 1.29) a payé le prix de cette culpabilité par le jugement qui a coûté la vie de son Fils juste et pur.

Grâce à ce sacrifice consenti à la croix, il peut pardonner aux injustes, les accepter, imprimer en eux une nouvelle façon

de penser, les raviver, et leur donner l’espérance d’un monde nouveau et juste (2 P 3.13). Seuls ceux qui  rejettent  ce don porteront la peine de leurs propres péchés (He 10.29,30).

Ils ne le savaient pas

« Ils ignorent la justice de Dieu »  (Rm 10.3, S21). Les prophètes de l’Ancien Testament enseignèrent clairement que le besoin de salut de l’humanité ne peut être satisfait par une simple vertu humaine (Es 64.5). Notre salut exige la justice de Dieu – justice qu’il nous accorde par son pardon et son acceptation miséricordieuse. Malheureusement, cette vérité demeura floue au cours des siècles succédant à la période de l’Ancien Testament.

Pendant cette période, les enseignements oraux destinés à interpréter les textes bibliques vinrent à être considérés comme équivalents à la Parole  révélée de Dieu. Les Écritures combinées à la tradition orale devinrent  le  fondement de la foi. On ajouta à la loi – la Torah – de nombreuses  instructions  relatives  à la façon de l’appliquer. On alla même jusqu’à lui substituer nombre de ces instructions (Mt 15.1-6) et à la changer (Rm 9.31.32). Ce qui était destiné à être « une instruction pour la vie » fut transformé en « moyen de salut ». Aux jours de Jésus, cette idée fausse entraîna les pharisiens dans le formalisme religieux (Mt 23.23), et même dans l’arrogance religieuse (Lc 18.9-14).

La connaissance de la nécessité de la grâce divine ne fut pas entièrement perdue, tel que l’illustrent les apocryphes de l’Ancien Testament(3). Mais on mit de plus en plus l’accent sur la valeur des œuvres humaines au point d’en faire le moyen d’expier les péchés(4) et de s’attribuer le mérite devant Dieu(5).

La vie tout entière devint « un joug de l’esclavage ». Les pharisiens « étaient constamment préoccupés de faire montre de leur piété ». « Ils n’avaient qu’une seule préoccupation : leur propre gloire », croyant « que leur justice était un passeport pour le ciel »(6).

Des âmes perdues, un Dieu aimant

Jésus s’opposa à cette doctrine du salut par un clair « Non ». Il maintint et enseigna une image fondamentalement différente de Dieu et de l’humanité. Il sonda la nature de l’humanité beaucoup plus profondément qu’aucun de ses contemporains. L’individu, dont « les mauvaises pensées » viennent du cœur (Mt 15.19), est complètement incapable de faire des œuvres bonnes devant  Dieu. Il lui faut une conversion radicale et la foi dans l’Évangile (Mc 1.15).

Mais même si nous sommes devenus des disciples, nous devons dépendre entièrement de Dieu, car devant lui, nos mains sont toujours vides (Mt 5.3). Nos œuvres, alors que nous suivons Jésus, ne nous procurent aucun mérite ; elles sont plutôt le fruit naturel de sa présence permanente dans notre cœur (Lc 17.10). Notre Père miséricordieux ne cesse d’aimer ses enfants perdus ; il pardonne toujours aux pénitents et les accepte avec joie (Lc 15.20-24). Nous, ses disciples, avons été appelés à travailler. Mais la récompense que  nous  recevons  pour nos efforts n’est pas un dû que nous pouvons lui demander, ni lui facturer, parce qu’il nous donne toujours plus de bonnes choses que nous ne le méritons (Mt 20.15). Dieu ne nous « doit » pas de récompense ; celle-ci n’est qu’un cadeau supplémentaire de son immense bonté.

Martin Luther avait l’avantage sur ses opposants non seulement parce qu’il avait acquis cette connaissance, mais aussi parce qu’il en avait fait l’expérience. À travers de nombreuses luttes avec lui- même, avec la théologie de son temps, et avec ses partisans, il avait compris ce qui doit constituer l’expérience fonda- mentale du chrétien : « La justice, c’est confesser le Christ(7). »

 

1 Wilhelm Dantine, Die Gerechtmachung des Gottlosen, Christian Kaiser Verlag, Munich, 1959, p. 248.

2 Martin Luther, Tischreden, 3, 3232c.

3 Baruch 2.19, 27.

4 Tobie 12.9.

5 H. L. Strack et P. Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch, Beck, Munich, 1961, vol. IV/1, p. 491. 6 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 186, 608, 403, 298.

7 Martin Luther, Luthers Schriften: Weimar Edition, Metzler, Stuttgart, 2005, vol. 31/II, p. 439.

Jour 2- Découvrir l’Évangile

05 Nov 2017

Un jour, des amis de Philippe Mélanchthon –   amoureux de la paix et du consensus, et compagnon réformateur de  Martin Luther – lui  demandèrent  pourquoi  il se montrait aussi dévoué envers Luther. Après tout, n’arrivait-il pas au grand homme de se montrer parfois plutôt obstiné, autoritaire, et désagréable ?
Mélanchthon,  étant  lui-même  l’un des grands érudits de la période de la Réforme, leur répondit simplement et de façon concise : « Parce qu’il m’a fait découvrir l’Évangile. »

La robe de fin lin (robe de justice) – jour 10

13 Jan 2017

« Et voici le nom dont on l’appellera : L’Éternel notre justice. » Jérémie 23 : 6

Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. (Apocalypse 3 : 5)
Tous ceux qui se sont revêtus de la robe de justice du Christ se tiendront devant Lui comme choisis, fidèles et justes. Satan n’a pas le pouvoir de les arracher de la main du Christ. Christ ne permettra à aucune âme qui, dans l’esprit de repentance et la foi, a revendiqué sa protection, de passer sous la puissance de l’ennemi. Sa parole est claire : « À moins qu’on ne me prenne pour refuge, qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse la paix avec moi » Esaïe 27 : 5. La promesse donnée à Josué nous est également donnée : « Si tu observes mes ordres,… je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici. » Zacharie 3 : 7. Les anges de Dieu vont marcher à leurs côtés, déjà ici-bas, et ils se tiendront à la fin des temps parmi les anges qui entourent le trône de Dieu. (Testimony Treasures, vol. 2, p. 174)
Seule la couverture que Christ a lui-même fournie nous permettra de paraître devant Dieu. Le Christ mettra la robe de sa propre justice sur chaque âme repentante et croyante… Cette robe, tissée sur le métier à tisser du ciel, ne contient aucun fil conçu par l’homme. Christ, dans son humanité, avait forgé un caractère parfait qu’Il propose de nous communiquer. « Toute notre justice est comme un vêtement souillé. » Tout ce que nous pouvons faire de nous-mêmes est souillé par le péché. Mais le Fils de Dieu « a été manifesté pour ôter nos péchés ; et il n’y a point en Lui de péché. » (Lift Him Up, p. 163)
Quand nous sommes revêtus de la justice du Christ, nous n’aurons aucun désir pour le péché ; car le Christ travaillera avec nous. Il se pourrait que nous fassions des erreurs, mais nous allons haïr le péché qui a causé les souffrances du Fils de Dieu. (Messages to Young People, p. 338)
Le Seigneur revient bientôt et avec nos lampes, nous avons besoin d’une suffisante réserve d’huile de la grâce… Nous sommes des étrangers et des pèlerins dans ce monde. Nous devons patienter, veiller, prier, et travailler. Tout notre esprit, toute notre âme, tout notre cœur, et toute notre force ont été rachetés par le sang du Fils de Dieu. Nous ne devons pas nous forcer de porter (littéralement) un vêtement de pèlerins de telle couleur ou de telle forme, mais nous devons nous vêtir de vêtements modestes inspirés par l’esprit Saint. Si nos cœurs sont unis avec le cœur du Christ, nous aurons un désir plus intense d’être revêtus de sa justice. Nous ne serons sujets à aucun conflit. (Testimonies to Ministers, p. 130, 131)
Alors que le peuple de Dieu se lamente et implore son Dieu pour obtenir la pureté du cœur, voici l’ordre qui est donné d’en haut : « Ôtez-lui les vêtements sales. » Puis suivre ces paroles réconfortantes : « Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. » La robe immaculée de la justice du Christ est alors donnée aux enfants de Dieu qui dans l’épreuve et la tentation sont demeurés fidèles. Ceux qui composent ce « reste » méprisé sont revêtus de vêtements glorieux qui ne connaîtront jamais les souillures du monde. Leurs noms sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau, à côté de ceux des fidèles de tous les temps. Victorieux des ruses de Satan, ils sont restés inébranlables malgré les rugissements du dragon. Ils sont maintenant pour toujours à l’abri du tentateur ; leurs péchés sont transférés sur l’auteur de tout mal. (Conseils à l’Église, p 285)
L’enfant de Dieu ne demeurera satisfait que lorsqu’il sera revêtu de la justice du Christ, et soutenu par Sa puissance qui donne vie. Quand il identifie une faiblesse dans son caractère, il ne lui suffira plus de confesser encore et encore, mais de travailler avec détermination et énergie pour surmonter ces défauts en construisant des traits de caractère opposés. Il ne va pas fuir cette tâche bien qu’elle soit difficile. L’énergie infatigable est nécessaire au chrétien ; cependant il n’a pas à travailler de sa propre force ; il lui suffit de demander pour recevoir la puissance divine. Quiconque lutte sans cesse pour la victoire sur le moi, s’approprie la promesse : « Ma grâce te suffit. » 2 Corinthiens 12 : 9. (Gospel Workers, P. 420)
Chacun aura dans propre son cœur une lutte contre le péché. Ceci est un travail à la fois très pénible et décourageant ; car, lorsque nous voyons les déformations de notre caractère, nous continuons à les regarder, alors que nous devrions fixer les yeux sur Jésus et nous vêtir du vêtement de sa justice. Tous ceux qui se tiennent à la porte des cieux y entreront vainqueur, et leur plus grande victoire aura été la conquête du moi. (Testimonies for the Church, vol. 9, p. 182)
Aucun péché ne devrait être toléré chez ceux qui marcheront un jour en robes blanches avec le Christ. Il faut que nos vêtements sales soient enlevés et que nous soyons revêtus de la robe de justice du Christ. Par la repentance et par la foi nous sommes rendus capables d’obéir à tous les commandements de Dieu et d’être trouvés irrépréhensibles devant lui. Ceux qui recevront l’approbation de Dieu affligent maintenant leur âme, confessent leurs péchés et implorent avec ferveur le pardon en Jésus-Christ, leur avocat. Leur attention est fixée sur lui, ainsi que leur foi et leur espérance. Et quand l’ordre est donné : « Ôtez-lui les vêtements sales… Vois, je t’enlève ton iniquité et je te revêts d’habits de fête… Qu’on mette sur sa tête un turban pur », ils sont prêts à lui donner toute la gloire de leur salut. (Témoignage pour l’Église, vol 2 p. 208)

Les Commandements – Jour 9

12 Jan 2017

« Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. » Ps.119: 18

La loi de Dieu est une loi d’amour. Il nous a entourés de beauté pour nous enseigner que nous ne sommes pas sur la terre uniquement pour bêcher, planter, construire, scier et fabriquer, mais pour apporter, comme les fleurs, de la joie et de la lumière de l’amour du Christ dans la vie de ceux qui nous entourent. (Heureux ceux qui, p. 80)
La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux. Ps. 19 : 7,8.
La mission chrétienne, conçue pour atteindre le monde, n’a pas été faite pour dévaloriser la loi de Dieu, ni pour porter atteinte à sa dignité sacrée, mais pour écrire cette loi dans l’esprit et le cœur. Lorsque la loi de Dieu est ainsi implantée dans l’âme du croyant, ce dernier se rapproche de la vie éternelle par les mérites de Jésus…
Le but de l’Évangile est atteint lorsque ce grand but est atteint. Son travail d’âge en âge est d’unir les cœurs de ses disciples dans un esprit de fraternité universelle, par la foi en la vérité, et d’établir ainsi un système d’ordre et d’harmonie parmi les membres de la famille de Dieu sur cette terre, afin que ces derniers puissent être jugés dignes de devenir membres de la famille royale céleste. Dieu, dans sa sagesse et sa miséricorde, teste les hommes et les femmes ici-bas, pour voir s’ils vont obéir à sa voix et respecter sa loi, ou se rebeller tel qu’a fait Satan. . . (Sons and Daughters of God, p. 50)
Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. (1 Jean 5 : 3, 4)
À la base du gouvernement de Dieu se trouve une loi juste, une loi d’amour, une loi sublime assurant le bonheur de tous les êtres responsables qui s’inclinent avec joie devant ses injonctions. De ses créatures, Dieu demande une soumission intelligente faite d’amour, de confiance et d’admiration. Ne pouvant accepter de leur part une obéissance forcée, il leur accorde une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire. (Patriarches et prophètes, p. 11)
Dieu a offert à l’homme sa sainte Loi pour mesurer le caractère. À travers cette Loi, vous pouvez voir et surmonter tous les défauts de votre caractère. Vous pouvez vous séparer de toute forme d’idole, et vous relier au trône de Dieu par la chaîne d’or de grâce et de vérité. (Bible Écho, Janv. 14, 1901, Par. 3)
La Loi de l’amour fait appel à une consécration du corps, de l’esprit et de l’âme au service de Dieu et de nos semblables. Et ce service, en faisant de nous une bénédiction pour les autres, nous rapporte une plus grande bénédiction. Tout véritable développement est basé sur un esprit désintéressé. Par un service désintéressé, nous avons la capacité de tout faire. (Counsels to Parents, Teachers, and Students, p. 32)
C’est la loi de Dieu qui est le joug du service. La grande loi d’amour révélée en Éden, proclamée au Sinaï, inscrite dans les cœurs aux termes de la nouvelle alliance, c’est elle qui lie l’ouvrier humain à la volonté de Dieu. Si nous étions abandonnés à nos propres inclinations, libres d’aller où bon nous plaît, nous ne tarderions pas à rejoindre les rangs de Satan et à lui emprunter ses défauts. Voilà pourquoi Dieu nous enferme dans les limites de sa volonté juste et ennoblissante. Il désire qu’avec patience et sagesse nous remplissions les devoirs du service. Ce joug du service, le Christ lui-même l’a porté en son humanité. Il a déclaré : « Mon Dieu, je prends plaisir à faire ta volonté. » « Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. L’amour de Dieu, le zèle consacré à sa gloire et l’amour envers l’humanité induisirent Jésus à venir sur cette terre pour y souffrir et mourir. Telle était la puissance qui régissait sa vie. Tels sont les principes qu’il nous invite à adopter. (Jésus Christ, p. 320)
Le devoir crucial du chrétien est d’aimer Dieu et son prochain. La loi de l’amour est ancrée sur les tablettes de l’âme, l’Esprit de Dieu demeure en elle, et son caractère apparaît dans les bonnes œuvres. Jésus est devenu pauvre afin que par sa pauvreté nous fussions enrichis. Quels sacrifices sommes-nous prêts à faire pour Lui ? Son amour remplit-il nos cœurs ? Aimons-nous notre prochain comme le Christ nous a aimés ? Cet amour pour les âmes, si nous l’avons dans nos cœurs, nous conduira à veiller attentivement sur nos paroles, nos actes, notre influence, pour éviter de devenir une occasion de chute pour ceux qui sont plus faibles. Nous ne devrions pas censurer les faibles et les souffrants, comme les Pharisiens le faisaient continuellement, mais essayer d’enlever toutes les pierres d’achoppement qui se dressent sur le chemin de notre frère de peur que ce dernier se détourne de la voie droite. (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 359, 360)
Ceux qui suivent l’exemple du Christ sur le chemin du renoncement à soi-même par amour de la vérité font une grande impression sur le monde. Leur exemple est doublement convaincant et contagieux. Les hommes de la terre voient chez le peuple de Dieu la foi qui agit par amour et qui purifie l’âme de tout égoïsme. Dans la vie de ceux qui obéissent aux commandements de Dieu, le monde voit des preuves convaincantes que c’est une loi d’amour. (Testimonies for the Church, vol. 7, p. 146)
La loi de Dieu dans nos cœurs gèrera nos propres intérêts en accord avec les choses éternelles. (Sons and Daughters of God, p. 50)