Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

EXPLICATION EN PROFONDEUR SUR LA CRÉATION

01 Nov 2017

LE SENS DE LA CRÉATION

Les hommes sont tentés de rejeter la doctrine de la création. «Qui se soucie de savoir comment Dieu créa la terre ?», disent-ils. «Ce qui importe, c’est de savoir comment aller au ciel.» Pourtant, la doctrine de la création constitue «le fondement indispensable de la théologie chrétienne et biblique [4]». Un certain nombre de concepts bibliques fondamentaux s’enracinent dans la création [5]. En effet, savoir comment Dieu créa «les cieux et la terre» peut aider celui qui cherche le chemin des nouveaux cieux et de la nouvelle terre dont parle Jean dans l’Apocalypse. Quelles sont donc quelques unes des implications de la doctrine de la création ?

UN ANTIDOTE A L’IDOLÂTRIE.

Le créationnisme biblique distingue Dieu de tous les autres dieux (1 Chroniques 16 : 24-27 ; Psaume 96 : 5, 6 ; Esaïe 40 : 18-26 ; 42 : 5-9 ; 44). Nous devrions adorer le Dieu qui nous a faits et non les dieux que nous avons faits. En vertu de son droit de Créateur, Dieu mérite notre obéissance la plus fidèle. Toute relation susceptible de compromettre cette obéissance devient une forme d’idolâtrie passible du jugement divin. La fidélité au Créateur est donc une question de vie ou de mort.

LE FONDEMENT DE LA VÉRITABLE ADORATION.

Notre adoration repose sur le fait qu’il est notre Créateur et que nous sommes ses créatures (Psaume 95 : 6). L’importance de ce principe se retrouve dans l’appel adressé aux habitants de la terre juste avant le retour du Christ. Ils sont invités à adorer «celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux» (Apocalypse 14 : 7).

LE SABBAT — UN MÉMORIAL DE LA CRÉATION.

Dieu institua le sabbat du septième jour pour nous rappeler chaque semaine que nous sommes ses créatures. Le sabbat est un don de grâce. Il ne parle pas de ce que nous avons réalisé, mais de ce que Dieu a fait. Il a béni spécialement ce jour et l’a sanctifié de façon à nous rappeler que la vie implique, en plus du travail, une communion avec le Créateur, le repos et la célébration des merveilles de la création divine (Genèse 2 : 2, 3). Pour mettre en valeur son importance, le Créateur a placé au centre de la loi morale l’appel nous exhortant à nous souvenir de sa puissance créatrice comme un signe éternel et un symbole de la création. (Exode 20 : 8-11 ; 31 : 13-17 ; Ezéchiel 20 : 20 ; voir le chapitre 19 de ce livre.)

LE MARIAGE — UNE INSTITUTION DIVINE.

Au cours de la semaine primitive, Dieu institua le mariage. Son intention était d’en faire une union sacrée et indissoluble, liant deux individus : l’homme s’attacherait à sa femme et ils deviendraient «une seule chair». (Genèse 2 : 24 ; cf. Marc 10 : 9 ; voir le chapitre 22 de ce livre.)

LE FONDEMENT DE L’ESTIME DE SOI.

Le récit de la création signale que nous avons été créés à l’image de Dieu. Cette constatation permet de formuler une idée juste de la valeur de l’individu. Toute dépréciation de soi perd de ce fait sa raison d’être. En effet, une place unique nous a été accordée dans la création, nous offrant le privilège d’une relation constante avec le Créateur, et la possibilité de lui ressembler toujours davantage.

LE FONDEMENT DE LA VÉRITABLE FRATERNITÉ.

Le créationnisme biblique établit la paternité de Dieu (Malachie 2 : 10). Il met en évidence la fraternité de l’humanité entière. Il est notre Père et nous sommes ses enfants. Indifféremment du sexe, de la race, de l’éducation ou de la position sociale, tous ont été créés à l’image de Dieu. S’il était bien compris et appliqué, ce principe ferait disparaître toute trace de racisme, de bigoterie ainsi que toute autre forme de discrimination.

LA GESTION DE LA VIE.

Depuis que Dieu nous a créés, nous lui appartenons. Cela implique qu’une responsabilité sacrée nous a été confiée ; elle consiste à gérer fidèlement nos facultés physiques, mentales et spirituelles. Agir indépendamment de Dieu devient alors le sommet de l’ingratitude. (Voir le chapitre 20 de ce livre.)

RESPONSABILITÉ DE L’HOMME PAR RAPPORT A SON ENVIRONNEMENT.

A la création, Dieu plaça le premier couple dans  un jardin (Genèse 2 : 8). Son rôle consistait à cultiver  la terre et à exercer sa domination sur toute vie animale (Genèse 1 : 28). Dieu nous a ainsi confié la responsabilité de préserver notre environnement.

LA DIGNITÉ DU TRAVAIL MANUEL.

Le Créateur demanda à Adam de cultiver et de garder le jardin d’Eden (Genèse 2 : 15). En assignant cette tâche utile à la race humaine dans un monde parfait, Dieu voulait affirmer la dignité du travail manuel.

LA VALEUR DU MONDE PHYSIQUE.

A chaque étape de la création, Dieu déclara que ce qu’il avait fait était «bon» (Genèse 1 : 10, 12, 17, 21, 25). Il reconnut que son œuvre, une fois achevée, était «très bonne» (Genèse 1 : 31) La matière créée n’est donc pas mauvaise en soi. Elle est bonne.

LE REMÈDE AU PESSIMISME, A LA SOLITUDE, A LA MÉDIOCRITÉ.

Le récit de la création montre que, loin d’être le résultat du hasard, toute chose a été créée dans un but bien précis. La race humaine était destinée à vivre une relation éternelle avec son Créateur. Lorsque nous comprenons que notre existence correspond à un plan, la vie prend alors un sens et devient attrayante. L’amour de Dieu remplace l’insatisfaction.

LA SAINTETÉ DE LA LOI DE DIEU.

La loi divine existait bien avant la chute. Dans leur situation de pureté, Adam et Eve y étaient soumis. Elle était destinée à les protéger de l’autodestruction, à révéler les limites de la liberté (Genèse 2 : 17) et à préserver le bonheur et la paix des sujets du royaume de Dieu (Genèse 3 : 22-24 ; voir le chapitre 18 de ce livre).

LE SENS SACRÉ DE LA VIE.

Le Créateur de la vie est plus que jamais concerné par la transmission de la vie humaine, qu’il considère comme un bien sacré. David loue Dieu pour la part active qu’il prit dans sa naissance : « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’a tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. (…) Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient. Et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés. »(Psaume 139:13-16). Dans le livre du prophète Esaïe, le Seigneur se présente comme « celui qui t’as formé dès ta naissance » (Esaïe 44:24). Parce que la vie est un don de Dieu, notre devoir moral est de la respecter et de la préserver.
Article tiré du site « Ma foi adventiste »

Explication en profondeur sur le sabbat

01 Oct 2017

LA SIGNIFICATION DU SABBAT.
Le sabbat est riche de signification et de profondeur spirituelle.

1. UN MÉMORIAL PERPÉTUEL DE LA CRÉATION.
Répétons-le : la signification première que les dix commandements attribuent au sabbat est que cette institution constitue un rappel de la création du monde (Exode 20 : 11, 12). Le précepte relatif à l’observation du septième jour en tant que sabbat est « indissolublement lié à l’acte créateur, et l’institution du sabbat ainsi que le commandement qui s’y rapporte sont une conséquence directe de l’acte de création. De plus, la famille humaine tout entière doit son existence à l’acte créateur de Dieu ainsi commémoré. En conséquence, l’obligation de se conformer au précepte sabbatique en tant que mémorial de la puissance créatrice de Dieu incombe à toute la race humaine [15]. » Strong désigne le sabbat comme étant « une obligation perpétuelle en tant que mémorial de l’activité créatrice prescrit par Dieu même [16] ».

Ceux qui l’observent comme mémorial de la création le font en reconnaissance du fait « que Dieu est leur Créateur et leur Souverain légitime, qu’ils sont l’œuvre de ses mains et des sujets soumis à son autorité. Ainsi, cette institution était entièrement commémorative, et donnée à toute l’humanité. Elle n’avait rien de pré-figuratif et n’était pas exclusivement destinée à un peuple particulier [17]. » Aussi longtemps que nous adorerons Dieu parce qu’il est notre Créateur, le sabbat servira de signe et de mémorial de la création.

2. UN SYMBOLE DE LA RÉDEMPTION.
Quand l’Éternel délivra Israël de l’esclavage du pays d’Égypte, le sabbat — qui était déjà le mémorial de la création — devint en outre un mémorial de libération (Deutéronome 5 : 15). « Le dessein du Seigneur était que, s’il était observé comme il convient, le repos du sabbat hebdomadaire permettrait à l’homme de se libérer sans cesse de l’esclavage d’une “Égypte” qui dépasse les limites d’un pays ou d’une époque, et qui englobe tous les pays et tous les temps. L’homme moderne a besoin de s’affranchir de l’esclavage de la cupidité, de l’argent et de la puissance, des inégalités sociales, du péché et de l’égoïsme [18]. »

Quand nous l’envisageons à la lumière de la croix, le repos du sabbat apparait comme un symbole particulier de la rédemption. « Il (le sabbat) est le mémorial de l’exode grâce auquel nous sommes affranchis du péché sous la conduite d’Emmanuel. Le plus lourd fardeau que nous avons à porter est celui de la culpabilité causée par notre désobéissance. En rappelant le repos du Christ dans le tombeau et celui de la victoire sur le péché, le sabbat offre au chrétien la possibilité de recevoir et de faire l’expérience du pardon, de la paix et du repos du Christ [19]. »

3. UN SIGNE DE SANCTIFICATION.
Le sabbat est un signe de la puissance transformatrice de Dieu, un signe de sainteté et de sanctification : « Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l’Éternel qui vous sanctifie. » (Exode 31 : 13 ; cf. Ezéchiel 20 : 20). Le sabbat est donc également un signe selon lequel Dieu est celui qui nous sanctifie. Comme les hommes sont sanctifiés par le sang du Christ (Hébreux 13: 12), le sabbat est un signe montrant que le croyant a accepté son sang pour la rémission de ses péchés.

De même que Dieu a mis à part le sabbat pour un usage saint, de même, il a mis son peuple à part en vue d’une mission sacrée — pour qu’il soit son témoin particulier. La communion qui s’établit en ce jour entre le Seigneur et son peuple mène à la sainteté ; le croyant apprend à compter non sur ses propres forces, mais sur Dieu qui le sanctifie.

  « La puissance qui créa toutes choses est la même qui recrée l’âme à son image. Pour ceux qui l’observent comme un jour sacré, le sabbat est donc un signe de sanctification. La véritable sanctification est l’harmonie avec Dieu, l’identification avec son caractère. On obtient cette sanctification en obéissant aux principes qui sont le reflet de son caractère. Le sabbat est donc le signe de l’obéissance. Celui qui, du fond du cœur, obéi au quatrième commandement, obéira à la loi tout entière. Il est sanctifié par l’obéissance » [20]. (Testimonies, vol. 6, p. 350).

4. UN SIGNE DE FIDÉLITÉ.
De même que la fidélité d’Adam et Ève fut mise à l’épreuve au moyen de l’arbre de la connaissance du bien et du mal placé au milieu du jardin d’Éden, de même, la fidélité de tous les humains envers Dieu sera testée par le commandement du sabbat qui est au milieu du décalogue.

La Bible révèle qu’avant le retour du Christ, l’humanité sera divisée en deux catégories : d’une part ceux qui sont fidèles et « qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus », d’autre part ceux qui adorent « la bête et son image » (Apocalypse 14 : 12, 9). Alors la vérité divine sera mise en pleine lumière devant le monde, et il sera évident pour tous que le respect du sabbat hebdomadaire selon les Écritures est le signe de la fidélité des humains envers le Créateur.

5. UN TEMPS PRIVILÉGIÉ DE COMMUNION AVEC DIEU.
Le Seigneur a créé les animaux pour qu’ils servent de compagnons à l’homme. Sur un plan beaucoup plus élevé, Dieu accorda à l’homme et à la femme le privilège de l’harmonie conjugale (Genèse 2 : 18-25). Mais au moyen du sabbat, le Très-Haut a fait à l’humanité un cadeau qui représente la forme de relation la plus noble qui se puisse concevoir : la communion avec lui-même. Les êtres humains n’ont pas été créés pour qu’ils nouent des liens affectifs avec les animaux seulement ou avec leurs semblables ; ils ont été créés pour la gloire de Dieu.

C’est le jour du sabbat que nous pouvons particulièrement ressentir la présence de Dieu parmi nous. Sans ce repos hebdomadaire, toute notre existence ne serait que travail et peine sans fin ni trêve. Tous les jours seraient pareils aux autres puisqu’ils seraient consacrés à la poursuite de nos intérêts temporels. Mais quand vient le jour du sabbat, il apporte avec lui l’espérance, la joie, le courage et donne un sens à notre vie. Il nous procure le temps nécessaire pour approfondir notre communion avec Dieu par l’adoration, la prière, le chant, l’étude et la méditation de sa parole, grâce aussi à notre action pour faire connaître l’Évangile aux autres. En un mot, le sabbat est une occasion privilégiée de faire l’expérience de la présence du Seigneur.

6. UN SIGNE DE LA JUSTIFICATION PAR LA FOI.
Les chrétiens ont la conviction que grâce aux lumières d’une conscience éclairée, les non-chrétiens qui cherchent sincèrement la vérité peuvent être amenés, par le Saint-Esprit, à comprendre les principes essentiels de la loi divine (Rom. 2 : 14-16). C’est pourquoi, mis à part le quatrième commandement, les neuf autres préceptes du décalogue ont été, dans une certaine mesure, observés en dehors même du christianisme. Il n’en est pas ainsi du commandement du sabbat.

La plupart des gens admettent sans difficulté la nécessité d’un jour de repos hebdomadaire ; en revanche, ils ont souvent du mal à comprendre pourquoi le travail que l’on accomplit les six premiers jours de la semaine est un devoir qui s’impose, mais que ce travail devient un péché lorsqu’il est accompli le septième jour. En effet, rien dans la nature ne nous dit qu’il faille observer ce septième jour. Les planètes tournent sur leur orbite, la végétation pousse, la pluie et le soleil se succèdent et les animaux continuent à vivre comme si rien ne distinguait un jour des autres jours. Dans ces conditions, pourquoi les humains doivent-ils observer le sabbat hebdomadaire ? « Pour le chrétien, il n’y a qu’une seule et unique raison, mais cette raison est amplement suffisante : Dieu a parlé [21]. »

C’est seulement en se référant à ce que le Seigneur lui-même a révélé dans sa parole que l’on peut comprendre la raison d’être de l’observation du sabbat. Ceux qui respectent le septième jour le font donc en se laissant guider par une foi inconditionnelle en Jésus-Christ, qui a prescrit cette observance. En respectant le sabbat, les croyants montrent qu’ils sont disposés à se soumettre à la volonté divine dans leur vie au lieu de se fier à leur propre jugement.

En sanctifiant le septième jour de la semaine, les chrétiens n’ont pas la prétention de se justifier devant Dieu. Leur observation du sabbat est plutôt le fruit de leur communion avec le Christ créateur et rédempteur [22]. Cette observation du jour sacré est la conséquence de la justice obtenue par la justification et la sanctification qui viennent de Dieu et qui prouve que ces croyants été délivrés de l’esclavage du péché et mis au bénéfice de sa justice parfaite.

« Un pommier ne devient pas pommier en produisant des pommes. Il doit d’abord être un pommier ; après quoi, il produit tout naturellement des pommes. Ainsi, le véritable chrétien n’observe pas le précepte du sabbat ou les neuf autres commandements du décalogue pour se rendre juste, mais cette observation de la loi est le fruit naturel de la justice à laquelle le Christ le fait participer. Celui qui respecte le sabbat dans cet esprit n’est pas un légaliste, car pour lui l’observation du septième jour est la manifestation extérieure de la justification et de la sanctification dont il a fait l’expérience intime. Si donc l’observateur du sabbat s’abstient ce jour-là d’accomplir certains actes profanes, ce n’est nullement pour gagner la faveur de Dieu, mais parce qu’il aime le Seigneur et qu’il veut employer au maximum les heures du sabbat pour entrer en communion plus étroite avec lui [23]. »

L’observation du sabbat montre que nous avons renoncé à nous confier dans nos propres œuvres et que avons cette certitude que seul Jésus-Christ notre Créateur peut nous sauver. En effet, « l’esprit qui anime une authentique observation du sabbat témoigne d’un amour suprême pour Jésus-Christ, le Créateur et le Sauveur, qui fait de nous de nouvelles créatures. Il nous permet d’observer convenablement le vrai jour de repos comme un signe de la justification par la foi [24] ».

7. UN SYMBOLE DU REPOS EN JÉSUS-CHRIST.
Le sabbat, qui était un mémorial de la libération d’Israël de la servitude égyptienne en vue du repos promis dans le pays de Canaan, différenciait les élus de cette époque des nations environnantes. D’une manière semblable, le sabbat est un signe de la délivrance du péché en vue du repos de Dieu, signe qui distingue le peuple élu du reste de l’humanité.

Quiconque est entré dans le repos auquel Dieu nous convie « se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes » (Hébreux 4 : 10). « Ce repos est un repos spirituel, un repos par rapport à “nos propres œuvres”, une rupture à l’égard du péché. Dieu appelle son peuple à entrer dans ce repos dont le sabbat et le pays de Canaan sont des symboles [25]. »

Quand Dieu eut achevé son œuvre de création et après qu’il se fut reposé le septième jour, il permit à Adam et Ève de goûter en lui le repos du sabbat. Malgré leur désobéissance, le plan originel de Dieu visant à offrir ce repos à l’humanité est resté inchangé. Après la chute, le sabbat fut maintenu comme un rappel de ce repos premier. « Ainsi, l’observation du sabbat hebdomadaire du septième jour témoigne non seulement de la foi au Dieu créateur de toutes choses, mais aussi de la confiance en son pouvoir de transformer la vie des hommes et des femmes et de les qualifier en vue du “repos” éternel qu’il destinait aux habitants de la terre [26]. »

Dieu a promis ce repos spirituel à l’Israël selon la chair. Bien que ce peuple ne soit pas parvenu à entrer dans ce repos, l’invitation divine demeure : « Un repos sabbatique reste donc en réserve pour le peuple de Dieu. » (Hébreux 4 : 9, T.O.B.). Tous ceux qui désirent entrer dans ce repos « doivent d’abord entrer, par la foi, dans le “repos” spirituel de Dieu, le repos du cœur grâce auquel le Seigneur nous affranchit du péché et de nos efforts en vue du salut [27] ».

Le Nouveau Testament invite le croyant à ne pas renvoyer à plus tard l’expérience de ce repos de la grâce que l’on obtient par la foi, car « aujourd’hui » est le moment propice pour y entrer (Hébreux 4 : 7 ; 3 : 13). Tous ceux qui sont entrés dans ce repos — qui consiste dans la grâce salvatrice obtenue par la foi en Jésus-Christ — ont renoncé à faire quelque effort que ce soit pour atteindre la justice par leurs propres œuvres. Dans ce sens, l’observation du sabbat est un symbole de l’entrée du croyant dans le repos de l’Évangile.

Le sanctuaire résumé

25 Fév 2017

1. INTRODUCTION.
Le sanctuaire n’est pas une institution destinée à accomplir des rites magiques pour rendre un dieu fâché favorable à son peuple. Le sanctuaire hébreux est à l’opposé de cette conception païenne de la religion. C’est un moyen pédagogique d’éducation pour un peuple qui sort de plusieurs siècles d’esclavage. Plus de 40 chapitres de l’Ancien Testament lui sont consacrés.

Le baptême de Jésus

08 Fév 2017

Le baptême est l’un des principaux rituels du christianisme. C’est la porte d’entrée à l’Église et le symbole d’une nouvelle vie. Quand nous lisons attentivement le récit du baptême de Jésus, nous remarquons que, devant l’opposition de Jean-Baptiste, le Christ lui a dit: « Accepte qu’il en soit ainsi pour le moment. Car voilà comment nous devons tous ce Dieu demande » (Matthieu 3.15, BFC).
Un moment… « Ce que Dieu demande » ? A quel endroit de la bible Dieu a-t-il demandé que le Christ soit baptisé ? Analysons la rencontre de et de Jean-Baptiste de deux point de qui éclaireront cette question

L’Agneau de Dieu
Quand Jean-Baptiste a vu Jésus s’approcher de lui, il s’est exclamé : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29). Ces paroles prennent un sens spécial quand nous comprenons qui les a prononcées. Jean le Baptiste était le fils de Zacharie et d’Élisabeth, tous les deux de la tribu de Lévi (Luc 1.5) qui était la tribu des prêtres. Jean ainsi que son père (Luc 1.8) appartenaient à l’ordre du sacerdoce.
Dans l’Ancien Testament, Dieu avait ordonné que les prêtres inspectent les animaux destiné à être sacrifiés (Lévitiques 5.18). Quand le prêtre déclarait que l’animal était apte, on procédait alors au sacrifice. Ainsi, au bord du Jourdain, nous avons un prêtre signalant Jésus comme « L’Agneau de Dieu », le déclarant pur et sans défaut, apte à être sacrifié pour nous. Le Christ est venu pur mourir pour nous en sacrifice pour nos péché et, trois ans auparavant, à l’occasion de son baptême, il a reçu « l’accord » que seul un prêtre pouvait donner.

Notre Intercesseur
La deuxième « exigence » à laquelle Jésus a répondu en se trouvant avec Jean-Baptiste, et de manière plus concrète en étant baptisé, se révèle quand nous comprenons que Jésus n’a pas été seulement offert en sacrifice pour nous, mais encore qu’il est notre médiateur devant Dieu, notre grand prêtre (voir Hébreux 4.14). Dans l’Ancien Testament, Dieu a donné à Moïse les instructions suivantes sur les prêtres : « Voici ce que tu feras pour les consacrer, afin qu’ils exercent pour moi le sacerdoce. » […]Tu présenteras Aaron et ses fils à l’entrée de la tente de la Rencontre, et tu les laveras avec de l’eau » (Exode 29.1, 4). Plus loin, la bible mentionne que « Moise dit à la communauté : Voici ce que l’Éternel a ordonné de faire. Moise fit avancer Aaron et ses fils, et il les lava avec de l’eau. » (Lévitiques 8.5, 6). L’avez-vous remarqué ? Le Seigneur a « ordonné » à ceux qui exerçaient en tant que prêtre de passer d’abord par le rituel de se laver avec de l’eau. Dans le cas de Jésus Christ, son baptême nous indique qu il est notre médiateur et c’est pourquoi nous pouvons nous approcher « avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun » (Hébreux 4.16).
Quand Jésus a été baptisé, une voix du ciel disant ces parole se fit entendre : « celui-ci est mon fils bien aimé, celui qu’il m’a plu de choisir ; » (Matthieu 3.17, TOB) celui qui décide de se faire baptisé deviens aussi un «  fils bien aimé » de Dieu et intègre la « Lignée choisie », le «  sacerdoce royal », la  « nation sainte et le peuple que Dieu s est acquis » (1 Pierre 2.9, NBS)

Jorge Luis Rodriguez
Article publié dans la revue « Priorité »

Avoir faim de la Parole

19 Mar 2016

De merveilleuses expériences de foi finissent par flétrir. Mais la Parole de Dieu, elle, demeure éternellement.

J’aime beaucoup lire. Depuis le jour où j’ai compris que les petits caractères noirs sur du papier blanc racontent de merveilleuses histoires, je suis devenue passionnée de tout ce qui est imprimé. Je me suis mise à lire tout ce qui me tombait sous les yeux : annonces, étiquettes de produits alimentaires, boîtes de céréales, revues, livres – même les manuels d’instructions !

Laisser la Parole vous modeler

12 Fév 2012

Que ceux qui désirent connaître la vérité ne craignent pas d’étudier la Parole de Dieu. Dès le début, que ces âmes en quête de vérité mettent résolument de côté tout préjugé, toute opinion préconçue, et tendent l’oreille pour écouter la voix de Dieu à travers sa Parole. Les opinions qui nous sont chères, les coutumes et habitudes de longue date doivent passer le test des Écritures. Si la Parole de Dieu s’oppose à vos idées, alors pour l’amour de votre âme, ne lui résistez pas. En effet, ils sont nombreux ceux qui veulent se convaincre que la Bible approuve leurs erreurs, même si c’est au prix de leur âme. Par conséquent, demandez-vous : est-ce la vérité ? et non : qu’est-ce que je crois être la vérité jusqu’ici ? N’interprétez pas les Écritures à la lumière de votre ancienne croyance, n’affirmez pas qu’une doctrine issue de l’homme fini est la vérité. Demandez-vous plutôt : que disent les Écritures ? Laissez Dieu vous parler par ses oracles vivants et ouvrez-lui votre cœur pour recevoir sa Parole.