Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 8ème jour

14 septembre 2019

La maitrise de soi

« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie ». (Proverbes 4.23)

Il s’agit maintenant d’apprécier la dernière tranche du fruit de l’Esprit : la maîtrise de soi ! Elle porte également le nom de tempérance. Dernière tranche et pas la moindre, car ce n’est pas l’aspect le plus facile du comportement chrétien. Si la liste des neuf composantes du fruit spirituel commence par l’amour et se termine avec la maîtrise de soi, c’est probablement pour dire que l’amour trouve aussi son prolongement dans la maîtrise de soi.

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 7ème jour

13 septembre 2019

La douceur du foyer

« Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu, revêtez donc des sentiments de compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et si l’un a un grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait. » (Colossiens 3.12-14)

La douceur ! Nous sommes ici en présence de l‘avant-dernière tranche du fruit de l’Esprit. Quand vous mangez des fruits en grappe, des litchis ou des raisins, vous n’avez pas la même sensation que celle éprouvée en consommant des mangues ou des pêches, par exemple. Certains fruits ne se consomment qu’à pleine maturité, lorsqu’ils sont sucrés, pleins de douceur, tandis que d’autres sont agréables même s’ils sont aigres-doux (avec encore un peu d’acidité), fermes et croquants. Vous cherchez toujours le goût d’un fruit que vous aimez, n’est-ce pas ? Il en est de même pour cette tranche du fruit de l’Esprit que représente la douceur. Le Seigneur cherche certainement cet aspect du fruit de l’Esprit lorsqu’il visite son verger qui est l’Église. Mais avant de visiter l’Église, il veut inévitablement passer chez nous, dans nos foyers. Il semble donc naturel et normal que la douceur trouve une place dans la vie du chrétien.

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 6ème jour

12 septembre 2019

Des foyers pleins de foi et de fidélité

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi.
Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2.8)

Faut-il comprendre ici que la foi est l’élément qui éclaire l’expérience conjugale et familiale du chrétien ? Certainement, car la foi nous conduit dans la manière de vivre, d’aimer Dieu et nos semblables. Cette manière de vivre est très importante car elle dépasse les théories. Mais elle implique un raisonnement et de la réflexion car nous verrons qu’elle devient aussi synonyme de bon sens spirituel.

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 5ème jour

11 septembre 2019

Le Saint-Esprit produit l’amabilité et la bonté

« Soyez bons les uns pour les autres, ayez un cœur plein de
tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu
vous a pardonné dans le Christ ». (Éphésiens 4.32)

Quelle est la dernière fois que vous avez dégusté un fruit bien juteux ? J’imagine que vous en avez apprécié chaque morceau et rien qu’en lisant ces lignes votre mémoire gustative réveille certaines sensations, n’est-ce pas ! Je suis convaincu que vous ne manquerez pas d’en manger de nouveau, surtout si c’est l’un de vos fruits préférés. Il en est de même pour l’amabilité et la bonté qui font partie des tranches du fruit spirituel que le Seigneur veut voir dans notre vie. Dans notre réflexion du jour, nous traiterons les deux tranches ensemble, car elles ont des valeurs transversales, naturellement homogènes. Pourrait-on envisager une expérience spirituelle dans laquelle l’amabilité et la bonté n’auraient aucune place visible ? Je suis sûr que chaque croyant serait d’accord de dire que ces deux tranches doivent couler de source, qu’elles devraient devenir « naturelles » chez les disciples du Christ, comme un manguier donne naturellement des mangues ou un pommier des pommes…

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 4ème jour

10 septembre 2019

La patience embellit la famille

« Par tout ce que vous ferez de bien, vous porterez du fruit et progresserez dans la vraie connaissance de Dieu ; vous serez fortifiés à tous égards par la vigueur de sa gloire et ainsi amenés à une persévérance et une patience à toute épreuve. » (Colossiens 1.10b-11)

Vous connaissez sans doute le dicton « la patience est amère mais son fruit est doux » ! Mais il faut avouer que la patience n’est pas toujours facile à expérimenter, surtout au sein de nos foyers. Puisque nous parlons de croissance, j’imagine que lorsque vous étiez enfant, vous avez fait l’expérience de semer des graines et vous ne pouviez pas vous empêcher, tous les jours, de vérifier si elles germaient…

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 3ème jour

9 septembre 2019

La paix

« Heureux ceux qui procurent la paix car ils seront
appelés fils de Dieu ». (Matthieu 5.9)

Quand j’étais adolescent, j’aimais m’asseoir, pendant les soirées chaudes de l’été austral, sous un longanier, planté par mon grand-père paternel. L’épais feuillage donnait un peu de fraîcheur et c’était agréable de cueillir et de déguster une bonne grappe de longanes(3). C’était également un lieu de rencontre et de partage avec les voisins, le lieu de grandes discussions, de conciliation et de réconciliation, bref un espace de paix et d’harmonie. Des souvenirs inoubliables, façonnant certaines pages d’un itinéraire, des rêves partagés sous cet arbre que j’ai fini par l’appeler « l’arbre de la paix ». Ces souvenirs m’amènent à penser qu’aucune expérience spirituelle ne vaut pas grand-chose si elle ne génère la paix dans le cœur du disciple. Cette expérience trouvera son nécessaire prolongement dans la paix produite ou proposée autour de celui qui témoigne de l’action de Dieu dans sa vie… Et il va sans dire que notre foyer est le premier bénéficiaire d’une telle expérience.

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 2éme jour

8 septembre 2019

La joie d’appartenir

« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète,
réjouissez-vous. » (Philippiens 4.4)

Vous avez sans doute le souvenir des contes pour enfants. Je revois en particulier l’histoire de Blanche-Neige et des sept nains, dont l’un porte le nom de Joyeux. C’est amusant de voir que chacun des nains avait un nom qui reflétait sa personnalité. Joyeux ! Sans le comparer à un nain, j’imagine que chaque chrétien devrait porter aussi ce nom. Ne souriez pas, je suis sérieux…car je suis convaincu que le Seigneur veut voir dans notre vie une joie épanouissante. Cette tranche du fruit de l’Esprit parce qu’elle m’oblige à me remettre en question en ce qui concerne ma relation avec Dieu et avec autrui.

La famille, l’Église et le verger de Dieu – 1er jour

7 septembre 2019

Cultiver l’amour au foyer

« L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.» (I Corinthiens 13.4-7)

Quand vous contemplez des fruits sur un arbre, j’imagine que vous n’éprouvez pas le sentiment qu’ils ont fait de gros efforts pour être là, n’est-ce pas ? Je partage ce sentiment car il y a le préjugé naturel de s’attendre à voir des fruits sur un arbre fruitier. Mais la réalité nous amène très vite à nous détromper : tous les arbres fruitiers ne donnent pas systématiquement les résultats escomptés.

Le caractère sacré du mariage (5)

17 février 2019

Une nouvelle créature face au divorce
Jeffrey O. Brown

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5:17

« Londres est un mauvais endroit pour avoir une femme », a déclaré un journaliste dans un article intitulé « Jusqu’à ce que Londres nous sépare » (Djan 1995:34). Déclarant qu’au moins 45 % des mariages britanniques se terminent par un divorce, chiffre le plus élevé de tous les pays de l’Union européenne, Djan affirme que cette tendance affecte inévitablement les chrétiens d’ascendance africaine en Occident. « Auparavant, on disait que le mariage c’était pour la vie. Plus maintenant. Plus les Africains qui vivent à l’étranger absorbent les idées occidentales, plus leurs mariages se brisent. De l’Allemagne à l’Amérique, l’histoire est la même. En Grande-Bretagne, la communauté africaine est pratiquement en crise alors que, dans toutes les directions, leurs mariages se brisent » (voir aussi Rucibwa 1994).