Jésus libère le sabbat
« Or Jésus, un jour de sabbat, passait à travers des champs de blé et ses disciples se mirent, chemin faisant, à arracher des épis. Les Pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Ce n’est pas permis. » Et il leur dit : « Vous n’avez donc jamais lu ce qu’a fait David lorsqu’il s’est trouvé dans le besoin et qu’il a eu faim, lui et ses compagnons, comment, au temps du grand prêtre Abiathar, il est entré dans la maison de Dieu, a mangé les pains de l’offrande que personne n’a le droit de manger, sauf les prêtres, et en a donné aussi à ceux qui étaient avec lui ? » Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Il entra de nouveau dans une synagogue ; il y avait là un homme qui avait la main paralysée. Ils observaient Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; c’était pour l’accuser. Jésus dit à l’homme qui avait la main paralysée : « Lève-toi ! Viens au milieu. » Et il leur dit : « Ce qui est permis le jour du sabbat, est-ce de faire le bien ou de faire le mal ? De sauver un être vivant ou de le tuer ? » Mais eux se taisaient. Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : « Étends la main. Il l’étendit et sa main fut guérie. » (Marc 2.23-3.5).
Ce récit laisse entendre qu’il y a des risques d’une mauvaise interprétation du sabbat, lorsque le croyant montre une attitude extérieure qui est presque figée dans un rituel. Jésus encourage tous les observateurs du sabbat à y trouver du sens. Il souhaite que ce jour ne soit pas organisé autour de la question du « faire ou ne pas faire ». Jésus libère les hommes de leurs préjugés et il libère le sabbat de toute mauvaise interprétation. Il veut l’honorer, lui donnant toute sa valeur, parce qu’il est le maître du sabbat.