Le sans-logis
« Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête ». Matthieu 8 : 20
Ce portrait de Jésus va à l’encontre de l’image populaire du pauvre hère qui par un retour de fortune se trouve un jour à la tête d’immenses richesses. La vie de Jésus sur la terre se termine cependant dans l’allégresse.
L’apôtre Paul l’exprime ainsi : « Jésus-Christ s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. » (2 Cor. 8 : 9.) Lui qui avant son incarnation jouissait de toutes les richesses de l’univers, se fit pauvre afin que le pauvre soit enrichi. Christ s’est dépouillé des prérogatives de la divinité, il a renoncé à l’adoration et à la loyauté des hôtes célestes, il a quitté la splendeur du ciel. Il est venu sur la terre mener l’existence d’un sans-logis. Il dépendait de ses amis pour sa subsistance de tous les jours. Et après sa mort, il fut enterré dans la tombe d’un ami.
La bonne nouvelle est que la pauvreté du Christ nous a enrichis ; non pas en actions, en or ou en argent, mais en richesse authentique. Une richesse qui n’est pas sujette à la dévaluation ou aux conditions économiques. Une richesse qui dépend uniquement de la banque du ciel. Par la pauvreté du Christ, nous sommes devenus héritiers des richesses éternelles, de la vie, d’une heureuse demeure et d’un caractère comme celui de notre Rédempteur… Méditez ces paroles : « Infiniment grande, la Majesté du ciel s’abaissa profondément, sans perdre pour cela le moindre atome de dignité et de gloire. Il descendit dans la pauvreté et subit le plus profond abaissement parmi les hommes. C’est pour nous qu’il est devenu pauvre, voulant que par sa pauvreté nous fussions enrichis. » (Messages choisis, vol. 1, p. 296.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu as pris ma pauvreté en échange de tes richesses. Je t’aime et je veux te servir jusqu’au bout. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)