Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale 26 février

26 février 2017

Vogue la galère
« …afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction » Éphésiens 4.14

Il y a bien longtemps, un enfant prénommé Gilbert réclama un canot pneumatique à son père.
Ce dernier, connaissant bien les dangers de la mer, le lui refusa et lui déconseilla même de monter à bord de ceux-ci.
Sauf qu’un jour de vacances (où son père était au travail et où sa mère était restée s’occuper de sa grand-mère souffrante), Gilbert alla à la plage au Moule en Guadeloupe, sous la surveillance de son grand-père et d’oncles et tantes et en compagnie de plusieurs de ses cousins. Arrivé sur la plage, un des cousins, répondant au prénom de Radjiv* et âgé comme Gilbert d’environ 7 ans ½, mit à l’eau …un canot pneumatique !
Après avoir « tenté de résister à l’appel du grand large », Gilbert monta finalement à bord de l’embarcation de son cousin. Tous deux commencèrent alors à goûter pleinement aux joies de cette balade nautique. Ah, l’ivresse de voguer en toute liberté sur les flots, le visage fouetté par les alizés.
Mais au bout de quelques minutes, les deux cousins réalisèrent qu’ils s’éloignaient trop vite et ils pagayèrent de toutes leurs forces pour revenir à contre-courant. Peine perdue ! Le courant les entraînait loin de la plage et emportait leur esquif vers la passe, c’est-à-dire en direction du large, à l’extérieur de la barrière de corail, vers l’Atlantique !
Sur la plage, quand on réalisa que les deux garçons étaient en difficulté, le courant les emportait trop rapidement pour pouvoir les rattraper à la nage. Radjiv et Gilbert eux-mêmes étaient conscients du danger encouru. Voyant que leurs efforts pour pagayer étaient vains, Gilbert eut une idée. Il sauta à l’eau, saisit le cordage entourant le canot et tenta de nager tout en tirant le navire durant quelques dizaines de secondes. Mais Radjiv, paniqué, n’essayait même plus de pagayer et tous deux constatèrent avec effroi qu’inexorablement, le canot continuait sa route…vers le large.
Trop souvent, nous agissons comme ces deux enfants. Pour paraphraser Luc dans le livre des Actes des apôtres, « nous nous croyons maîtres de notre destin » et nous larguons les amarres qui nous retiennent à l’ancre solide et ferme qui nous maintient en sécurité au port.
Très vite la tempête nous malmène, les flots nous ballotent et les vagues nous submergent.
Pour éviter de nous retrouver dans une telle situation, Paul nous exhorte « à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité ». Éphésiens 4.1b, 2

Olivier REGIS

* Prénom modifié

Le sanctuaire résumé

25 février 2017

1. INTRODUCTION.
Le sanctuaire n’est pas une institution destinée à accomplir des rites magiques pour rendre un dieu fâché favorable à son peuple. Le sanctuaire hébreux est à l’opposé de cette conception païenne de la religion. C’est un moyen pédagogique d’éducation pour un peuple qui sort de plusieurs siècles d’esclavage. Plus de 40 chapitres de l’Ancien Testament lui sont consacrés.

Vigile matinale 25 février

25 février 2017

Vague scélérate
« Ceux qui étaient descendus sur la mer dans des navires, et qui travaillaient sur les grandes eaux, ceux-là virent les œuvres de l’Éternel et ses merveilles au milieu de l’abîme. Il dit, et il fit souffler la tempête, qui souleva les flots de la mer. Ils montaient vers les cieux, ils descendaient dans l’abîme; leur âme était éperdue en face du danger; saisis de vertige, ils chancelaient comme un homme ivre, et toute leur habileté était anéantie. » Psaume 107.23-27

Au milieu des années 1980, un petit Guadeloupéen découvrait, via un célèbre dessin animé, l’existence de vagues hautes de 30 mètres, au large du Cap Horn. Plus tard, il sut que ces vagues étaient appelées « vagues scélérates » (ou encore « vagues traîtresses »).
Dès le XVIesiècle, le Portugais Manuel de Mesquita Perestrelo raconta comment le navire São Bento, sur lequel il voyageait, fit naufrage près du Cap de Bonne Espérance, frappé par une vague gigantesque le 20 avril 1554. La plus haute vague scélérate, atteignant 34 m de haut, fut enregistrée par le navire USS Ramapo, le 07 février 1933, au large des Philippines.
Or, jusqu’à la fin du XXe siècle, certains scientifiques mirent en doute l’existence des vagues scélérates. En février 1995, une vague haute de 29 m frappa le paquebot Queen Elizabeth 2, dans l’Atlantique Nord. L’existence des vagues scélérates devint alors évidente.
A ce jour, on ne sait pas comment se forment les vagues scélérates mais on estime que sur une vingtaine d’année (fin XXe- début XXIe siècles), elles auraient coulé plus de 200 porte-conteneurs et supertankers (c’est-à-dire des navires de 100 à 300 m de long et hauts de plusieurs dizaines de m). Dans le monde, chaque semaine, deux navires de grande taille coulent et la cause est attribuée « au mauvais temps ».(1)
Dans nos vies, nous faisons face à diverses vagues scélérates, à des malheurs ou épreuves inimaginables qui semblent surgir de nulle part (comme nous aimons à le dire en créole, « ki ka soti la yo soti ! », c’est-à-dire « sortant de je ne sais où ?! ») et s’abattent sur nous sans crier gare.
Chacun de nous, au moins une fois dans sa vie, peut être malmené, retourné ou peut voir un de ses proches chavirer, à cause d’une vague traîtresse.
Nul ne peut prévoir toutes les vagues scélérates, réelles ou allégoriques, mais nous pouvons tous nous confier en Dieu et nous réfugier en Lui pour être délivrés et sauvés « quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes »
Psaume 46. 3

Olivier REGIS

(1)Sources scientifiques : « Vagues scélérates » in Thalassa magazine, N° 4, nov-déc 2006, pp. 84-86 /« Les vagues monstrueuses… » European Space Agency(ESA)

Vigile matinale 24 février

24 février 2017

Plongés dans un bourbier
« J’enfonce dans la boue, sans pouvoir me tenir; je suis tombé dans un gouffre, et les eaux m’inondent. [ ] …Retire-moi de la boue, et que je n’enfonce plus! Que je sois délivré de mes ennemis et du gouffre! Que les flots ne m’inondent plus, que l’abîme ne m’engloutisse pas, et que la fosse ne se ferme pas sur moi! » Psaume 69.3, 15-16

Le « Club des plus belles baies du monde » regroupe une trentaine de baies à travers le monde dont, depuis déjà de nombreuses années, la baie des Saintes en Guadeloupe ou encore la baie d’Ha-Long au Viêt-Nam. A la fin de l’année 2011, la baie de Fort-de-France, en Martinique, a été admise au sein de ce club. Cette baie, profonde d’une vingtaine de kms, comporte une grande diversité de rivages : plages de sable, mangroves avec palétuviers, marécages, côtes rocheuses.
C’est dans cette baie qu’en 1964, un jeune pêcheur martiniquais de 22 ans vécut une mésaventure. En s’approchant de la mangrove, dans des eaux peu profondes ne laissant pas paraître le fond, le canot s’enlisa sur un haut-fond (« sek » en créole) ; le jeune homme se jeta alors dans les 50 cm d’eau afin de le dégager.
Mal lui en prit ! Il s’enfonça presque automatiquement jusqu’aux cuisses. A chaque mouvement, le jeune homme était davantage aspiré dans une vase visqueuse semblable à des sables mouvants sous-marins ! Il eut alors l’inspiration de cesser de s’appuyer sur ses jambes mais de s’agripper au canot ; il se hissa à son bord à la force des bras, en prenant appui uniquement sur le petit bateau.
Dans nos vies, il est également vain de s’appuyer sur nos propres ressources, qui ne sont pas des fondements solides. Pour se sortir du bourbier des épreuves, de la vase de nos défauts et faiblesses, il nous faut prendre pleinement appui sur Dieu.
Comme le dit un vieux cantique très apprécié par un de mes défunts proches, et s’inspirant du psaume cité plus bas : « Plongé dans un bourbier de fange, je me débattais mais en vain, Quand Jésus vint, mystère étrange, me saisir par la main [ ]…Il me tira du sombre abîme, dressa mes pieds sur le rocher »
Cessez de vous débattre vainement dans les marécages et « sek » traîtres de l’existence.
Puissiez-vous faire vôtres ces paroles de David:
« J’avais mis en l’Éternel mon espérance; Et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris. Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas. » Psaume 40.2, 3

Olivier REGIS

Vigile matinale 23 février

23 février 2017

Et j’entends souffler le vent…
« Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. » 1 Pierre 4.12

En Iran, dans la province de Yadz et la ville du même nom, les températures diurnes atteignent, en été, les 40°C. Dans cette ville, vieille de 4 000 à 5 000 ans, des tours à vents ou tours des vents (en persan, « badgir » ou « bââd-gir » signifiant littéralement « attrape-vents ») ont été bâties au-dessus des riches demeures afin de créer un système de ventilation naturelle, en fait un système de clim écolo avant la lettre et vieux de plusieurs siècles.
Les tours des vents, qui sont de grandes cheminées verticales hautes d’une quinzaine de mètres et larges de 3 à 5 m, captent les vents chauds du désert. Cet air descend à l’intérieur de la demeure où, au pied du conduit (ou de la cheminée d’aération), se trouve un bassin d’eau qui rafraîchit l’air et permet de ventiler toute la maison en faisant chuter la température de 15° ; soit une température de 40°C à l’extérieur et… 25°C à l’intérieur !
Et tout ça, sans électricité ou énergie fossile, uniquement avec une construction (la tour est triée verticalement à l’extérieur et séparée en deux à l’intérieur pour avoir un courant ascendant et un autre en sens contraire) permettant la circulation de l’air.(1)
Permettez-moi de prendre cette image pour vous rappeler que dans nos vies soufflent fréquemment, dans la solitude désertique de l’âme éprouvée, les vents chauds, brûlants, hurleurs et destructeurs des tracas, épreuves et agitations de toute sorte…
…avec souvent, comme résultat, « difé anlè nou !* ». C’est ce que rappelle l’apôtre Pierre dans sa première épitre, au chapitre 4 v. 12.
*[Traduction, selon le contexte : « être plongé au milieu du feu (ou d’une fournaise)», « être au cœur de l’épreuve», « marcher sur des braises », etc…]
Cependant, il est possible, à défaut de les faire disparaître, d’en atténuer les effets à condition de pouvoir les canaliser et de disposer d’une bonne source d’eau (vive, vivifiante, de grâce) pour, Dieu voulant, rafraîchir et apaiser notre vie et celles de notre entourage.
Je vous laisse avec cette pensée qui, je l’espère, rafraîchira votre journée et vous permettra de garder la tête sinon froide, du moins sereine ou apaisée, en dépit des soucis.
« …là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ! » Romains 5.20

Que la grâce de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous et repose sur vous !

Olivier REGIS

(1)Sources : Magazine Géo N° spécial Déserts / Site internet spécialisé sur énergies propres

Vigile matinale 22 février

22 février 2017

Au cœur de l’ouragan
Épisode II
« Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses; Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent. Ils se réjouirent de ce qu’elles s’étaient apaisées, Et l’Éternel les conduisit au port désiré. » Psaume 107.28-30

Ce dimanche 17 septembre 1989, vers une heure du matin, une famille sort de son refuge (la salle de bain en béton armé) durant le passage de l’oeil2 du cyclone Hugo et constate les dégâts (la moitié de la toiture arrachée ; la ravine voisine, située à environ une centaine de mètres en contrebas et régulièrement asséchée, était en crue avec un grondement sourd) sous un clair de lune permettant de distinguer nettement les environs.
C’est alors qu’un des enfants (« fêtant » alors officiellement le 17 septembre son
anniversaire) est le premier à entendre un avion. Ah, ces Américains et leurs avions chasseurs de cyclones, prêts, à l’époque en tout cas (je ne sais ce qu’il en est exactement aujourd’hui à l’ère des drones), à prendre bien des risques pour des mesures (vitales, toutefois, pour la prévention des populations).
Finalement, après une nuit de vrombissements du vent, une toiture à l’arrivée complètement arrachée, et d’autres dégâts, nous étions avant tout sains et saufs. Les conséquences qui suivirent, dont environ une semaine sans eau, deux mois et demi sans électricité (avec les devoirs scolaires effectués à la lampe à pétrole ou la lampe à gaz !), l’entraide de certains compatriotes et le soutien d’inconnus d’autres contrées, le constat effarant des abus de certains de nos propres compatriotes, etc…, tout cela fut formateur pour ma famille (et bien d’autres avec elle) et moi-même.
Probablement certains doivent-ils eux aussi affronter des vents soutenus et des rafales destructrices, mais peut-être que cela est encore peu comparé aux ouragans et tornades (au sens figuré ou de façon bien réelle) de force 5 que d’autres connaissent et subissent régulièrement.
Je vous laisse donc, après ce récit, avec la pensée suivante :
« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t`embrasera pas. » Ésaïe 43 v.2
Bien évidemment, ne vous prenez pas pour un fakir ou un surhomme, et n’allez pas défier les éléments par orgueil !
Puisse la flamme des épreuves vous purifier en brûlant uniquement les scories et puissent les soucis de la vie ne pas vous submerger.
(2). L’œil d’un ouragan correspond à sa partie centrale et à une zone de basse pression où règne un calme absolu au milieu du cyclone déchaîné. Mais ce calme n’est que temporaire avant le passage de la seconde partie du phénomène.

Vigile matinale 21 février

21 février 2017

Au cœur de l’ouragan
Épisode I
« Dieu est pour nous un refuge et un appui,
Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » Psaume 46 : 1

Je m’en vais vous conter aujourd’hui le récit, partagé sur bien des points par près de 70 000 personnes (qui furent sinistrées) en Guadeloupe (essentiellement en Grande-Terre et dans le Nord Basse-Terre), d’une famille au cœur de l’ouragan Hugo, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 septembre 1989.
Comme vous le savez, cet ouragan (devenu ultérieurement de classe 5) toucha la Guadeloupe alors qu’il avait atteint la classe 4 avec des vents soutenus mesurés à 230 km/h.
La plus forte rafale enregistrée à Pointe-à-Pitre, moins touchée cependant que le reste de la Grande-Terre, fut de 296 km/h(1). On sait ainsi que des rafales supérieures à 300 km/h ont frappé l’est et le nord Grande-Terre.
– A titre de comparaison, le cyclone Dean était de classe 2 lorsqu’il frappa la Martinique dans la nuit du jeudi 16 août 2007 avec des vents soutenus d’environ 160 km/h dans le sud de l’île ; la rafale la plus forte enregistrée sur la Martinique fut d’environ 210 km/h sur les hauteurs –
Revenons donc à notre famille guadeloupéenne (parents et enfants âgés de 3 à 14 ans) dans sa maison, essentiellement en bois, sur les plateaux de l’Est Grande-Terre.
Aux environs de 20h00, le vent introduisait les gouttes d’eau à l’intérieur de la maison en les faisant remonter de bas en haut à travers les interstices des planches.
Vers 23h00, la mère pressentant un danger se dirige vers la chambre où dort son dernier enfant âgé de 3 ans. Entendant un craquement, elle lève les yeux vers le faux-plafond et décide, in extremis, de prendre son enfant dans ses bras car l’instant d’après, -comme dans les films américains où les protagonistes quittent un site (ou une infrastructure) juste avant qu’il ne s’effondre ou explose- un morceau de poutre s’écrase avec une des planches du faux plafond, exactement sur le lit où dormait le petit garçon.
La famille se réfugie alors dans la salle de bain (une des rares pièces en béton armé de la maison) où là, le père de famille, calme mais le regard grave, bloque la porte, barricadée de planches, avec son propre corps en appuyant son dos contre ces dernières (ce qui lui permet de renforcer la porte tout en ressentant d’ailleurs la pression du vent contre celle-ci par moments).
« C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée,
Et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. » Psaume 46 : 2-3

Olivier REGIS

(1)En fait, les rafales ont détruit ou bloqué une partie des anémomètres, donc les vents les plus violents sur la Guadeloupe ont été enregistrés par les avions américains ainsi que par un navire à quai à PAP. (Source : Service  météorologique de la Guadeloupe / Citée par Françoise Pagney, Université Antilles-Guyane, « Genèse et dynamique de l’ouragan Hugo sur la Guadeloupe » in Annales de Géographie, n°558, 1991, pp. 152-165).

Vigile matinale 20 février

20 février 2017

Bulle de savon et noyau de mangue

Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. 1 Jean 2: 17

Les bulles de savons ont toujours été un sujet d’émerveillement pour les yeux des petits et des grands. Leurs parois transparentes ayant des teintes irisées, leurs multiples formes, leur légèreté en font un spectacle fascinant. On en suit une, du regard, on la regarde virevolter, jusqu’à ce qu’elle éclate…Et puis plus rien. A moins d’avoir encore un peu de liquide pour souffler et en faire d’autres, on retourne à ses occupations. A croire que les bulles de savon n’ont aucune utilité, si ce n’est de réjouir les regards, d’égayer les cœurs et de faire rêver le temps d’un instant.
Par ailleurs, vous connaissez certainement le noyau d’une mangue. Les graines ou noyaux de mangue ont des formes diverses, dont certaines peuvent être comparées aux bulles de savon. Il existe de nombreuses variétés de mangue sous nos latitudes. Leurs chairs plus ou moins fermes, plus ou moins fibreuses, ayant des arrière-goûts subtils évoquant d’autres saveurs, sont très appréciées. Et ce fruit possède des qualités exceptionnelles : c’est une très bonnes source de provitamine A et de vitamine C(1).
Mais pour avoir des mangues, il faut qu’il y ait un manguier. Et pour qu’il y ait un manguier, il faut qu’une graine de mangue soit plantée. La graine est indispensable pour le renouvellement des manguiers. De plus pour avoir des mangues, il faut être patient : le noyau planté en terre germera mais il faut parfois attendre plusieurs années avant d’avoir le moindre petit fruit.
S’il fallait choisir deux symboles pour représenter pour l’un le bien pour l’autre, le mal, que choisiriez-vous entre la mangue et la bulle de savon ?
La bulle de savon peut certainement symboliser le mal. Comme lui, il faut peu de chose et peu de temps pour la produire et elle est agréable à regarder ; en effet, contrairement à ce que certains affirment, le mal a quelque chose de beau, de séduisant : c’est bien pour cela qu’il nous attire. Mais une fois que la bulle a éclaté, il n’y a plus rien de bon, la seule solution est d’en produire une autre, puis une autre : il en est de même avec le mal. Le plaisir étant passé, il ne reste rien de bon et pour retrouver la sensation, il faut recommencer…
Le bien, lui est comme le noyau de mangue : rien de vraiment attirant…Et en plus il faut être patient, attendre très longtemps pour en récolter quelques fruits. Mais ces fruits sont d’une richesse et d’une saveur inégalées…
Alors aujourd’hui que choisis-tu : la bulle de savon ou le noyau de mangue ?
Sébastien REGIS

(1): voir CIRAD Antilles-Guyane, http://caribfruits.cirad.fr/fruits_des_antilles/mangue

Vigile matinale 19 février

19 février 2017

Parent poule ou parent tortue ?

Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge. Psaume 36:8

Savez-vous qu’il existe plusieurs points communs entre une poule et une tortue marine ?
Même si la première est un oiseau et la deuxième est un reptile, elles ont pourtant des éléments physiques similaires. D’abord la tortue, tout comme la poule, possède un bec.
Ensuite, même si elle ne possède pas d’aile, la tortue marine a des pattes palmées qui lui donne l’impression de « voler » sous la mer, tout comme la poule est capable de voler.
Les poules comme les tortues ont un rôle très utile quoique peu reconnu : les poules mangent les bestioles et petits insectes de toutes sortes, contribuant à diminuer l’invasion de ceux-ci dans les maisons, et les tortues mangent les méduses, contribuant à diminuer la prolifération de celles-ci dans les océans. Enfin les poules comme les tortues pondent des œufs.
Cependant il existe une différence majeure entre ces deux animaux. En effet, bien que la tortue soit un animal extraordinaire*, après la ponte, elle laisse ses œufs livrés à eux-mêmes.
A l’éclosion les petits sont alors à la merci de nombreux prédateurs et leur seule
force est leur grand nombre. La poule elle, reste près de ses œufs, les couve puis protège ses poussins quand ceux-ci sont éclos. Souvent elle rassemble ses petits sous ses ailes pour les protéger ou les réchauffer. Et la différence « d’éducation » entre les deux animaux se voit au niveau du nombre de bébés arrivant à l’âge adulte. On estime que pour des poules sauvages (comme la perdrix grise des pays tempérés), 40 poussins sur cent arrivent à l’âge adulte(1) alors que seul un bébé tortue sur mille(2) atteint le stade d’adulte.
De même il existe des parents « poule » et des parents « tortue ». Les parents tortue ont une vision très limitée de leur rôle de parent et laissent les enfants s’éduquer eux-mêmes, se corriger eux-mêmes et s’occupent d’eux très rarement. Les parents poule (au-delà du stéréotype de la mère-poule surprotectrice) sont présents pour leurs enfants, cherchent le meilleur pour eux. Et les fruits des deux éducations ressemblent souvent aux pourcentages respectifs de survie des deux espèces.
Quel type de parent sommes-nous ou voulons-nous être ?
Dieu, lui, a fait son choix. « …combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes […] » Matthieu 23:37 « Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes […] » Psaume 91:4
Faisons le bon choix aujourd’hui.
Sébastien REGIS

*voir méditations « Au-delà des apparences, ou …sacrée tortue » du 26 novembre et méditation « Grâce ou la parabole
de la tortue » du 2 janvier
(1) : Elisabeth BRO, thèse de doctorat en Sciences de la Vie et de la Nature (écologie), « Corrélats environnementaux du statut démographique de la perdrix grise en France », 1998
(2) : Réseau des tortues marines de Guadeloupe, www.tortuesmarinesguadeloupe.org/tortues.html

Vigile matinale 18 février

18 février 2017

Petits envahisseurs, grandes défaites

Prenez-nous les renards, Les petits renards qui ravagent les vignes ; Car nos vignes sont en fleur. Cantiques 2:15

Connaissez-vous la Mimosa pudica ? Cela ne vous dit peut-être rien mais cette plante a un nom en créole antillais : Manzelle Marie.
C’est une plante dite sensitive dont les feuilles se replient quand on les touche et pendant la nuit. Les enfants sont toujours fascinés par ce phénomène et s’amusent à toucher ses feuilles. Il existe même une chanson créole à propos de cette plante. Mais si cette plante est vendue dans des magasins spécialisés dans les pays tempérés, elle est plutôt considérée comme une mauvaise herbe dans les jardins de nos îles, qu’elle envahit sans peine. De plus, à taille adulte, elle présente des épines qu’on apprécie beaucoup moins que les feuilles mobiles. Utiliser une débroussailleuse ou une tondeuse pour s’en débarrasser ne résout pas le problème ; au contraire, la plante a tendance à se multiplier.
La seule solution est de déraciner entièrement la plante.
De même, détruire les symptômes du péché ne résout pas le problème, il faut attaquer le problème à la racine.
Par ailleurs, la forêt tropicale de Guadeloupe était connue pour son silence apaisant, ponctué des chants mélodieux de divers oiseaux. Avec l’arrivée de la Fidicina mannifera, ce silence a disparu. En effet cette cigale du Brésil a débarqué, semble-t-il, avec des cargaisons de bois venant d’Amérique du Sud. Les cris stridents et incessants de ces insectes ressemblent au bruit des machines d’une scierie qui fonctionnerait du matin au soir. Un jour, alors que nous roulions sur la route qui traverse la forêt, mon beau-père et son beau-frère, originaires de la Martinique et en vacances en Guadeloupe, arrêtèrent leur véhicule et soulevèrent le capot ; ils pensaient que le bruit strident provenait du moteur de leur voiture : c’est dire le bruit particulier que produisent ces bestioles. D’autant plus qu’ici ces cigales n’ont pas leurs prédateurs naturels. Heureusement la solution vient du ciel ; deux oiseaux de la faune locale, le pipirit (ou Tyran gris) et le Gli-gli (petit faucon nommé Crécerelle d’Amérique) peuvent les attraper en plein vol et limiter ainsi leur prolifération(1).
De même, la solution pour détruire les petites sources impures qui envahissent nos cœurs et assourdissent notre écoute, ne se trouve pas en nous-même mais vient du ciel. Seul Dieu peut faire cesser le bruit et purifier nos âmes.
Jésus déclare : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Jean 3:3
La seule solution à notre détresse intérieure nous vient du Christ. Acceptons-la de nouveau aujourd’hui.
Sébastien REGIS

(1)voir document du parc national de la Guadeloupe : http://www.guadeloupeparcnational.fr/IMG/pdf/plaquette_oiseaux_de_jardins.pdf et site de l’association Aeva : http://www.associationaeva.com/article-18946385.html