Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale 24 Juin

24 juin 2016

Les Mille Ans et la Fin du Péché

Le millénium est le règne du Christ avec ses élus, dans le ciel, règne qui durera mille ans. Il se situe entre la première et la deuxième résurrection. Pendant cette période, les réprouvés morts seront jugés. La terre sera totalement déserte ; elle ne comptera pas un seul être humain vivant, mais sera occupée par Satan et ses anges. Lorsque les mille ans seront écoulés, le Christ, accompagné de ses élus, descendra du ciel sur la terre avec la sainte cité. Les réprouvés morts seront alors ressuscités, et, avec Satan et ses anges, ils tenteront d’investir la cité ; mais un feu venant de Dieu les consumera et purifiera la terre. Ainsi, l’univers sera libéré à jamais du péché et des pécheurs.

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Apocalypse 20.1-2

Pendant six mille ans, Satan a fait trembler la terre. Il a réduit le monde en un désert et en a détruit les villes, ne relâchant jamais ses prisonniers. Pendant six mille ans, sa prison a reçu les enfants de Dieu, et il les retiendrait captifs à jamais si Jésus-Christ n’avait pas rompu leurs chaînes et ne leur avait rendu la liberté.

Les méchants eux-mêmes sont maintenant à l’abri des entreprises de l’adversaire. Seul avec ses mauvais anges, Satan peut constater les effets de la malédiction du péché. « Tous les rois des nations, oui, tous, reposent avec honneur, chacun dans son tombeau. Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, comme un rameau qu’on dédaigne. […] Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple ! » Ésaïe 14:18-20.

Pendant mille ans, parcourant la terre en tous sens, Satan pourra y constater les conséquences de sa révolte contre la loi de Dieu. Durant ce temps, sa souffrance est cuisante. Depuis la chute, son activité dévorante ne lui a jamais laissé le loisir de la réflexion. Maintenant, privé de sa puissance, il peut envisager le rôle qu’il a joué depuis le début de sa rébellion contre le gouvernement du ciel, et attendre avec effroi le jour où il devra souffrir pour tout le mal dont il est l’auteur.

La captivité de Satan sera pour le peuple de Dieu un sujet de joie et d’allégresse. Le prophète écrit : « Quand l’Éternel t’aura donné du repos, après tes fatigues et tes agitations, et après la dure servitude qui te fut imposée, alors tu prononceras ce chant sur le roi de Babylone [qui représente ici Satan], et tu diras : eh quoi ! Le tyran n’est plus ! L’oppression a cessé ! L’Éternel a brisé le bâton des méchants, la verge des dominateurs. Celui qui dans sa fureur frappait les peuples, par des coups sans relâche, celui qui dans sa colère subjuguait les nations, est poursuivi sans ménagement. » Ésaïe 14:3-6. {PFC 327.1-4}

Explication en profondeur sur la Mort et la Résurrection :

23 juin 2016

L’enseignement biblique concernant la résurrection et l’état des morts est une source d’encouragement et de consolation. Dans les moments de douleurs, nous n’avons pas à être tristes « comme les autres qui n’ont point d’espérance » (1 Thessaloniciens 4.13). La raison de notre espérance est en Christ, qui a dit : « Parce que je vis, et que vous vivrez aussi » (Jean 14.19).

En tant qu’adventistes, nous avons une compréhension particulière de ce qu’il advient d’une personne quand elle meurt, pendant qu’elle repose dans la tombe et jusqu’à la résurrection — compréhension qui nous distingue de la majorité des chrétiens. Nous parlons de la résurrection d’une personne. Nous croyons en l’unité de la personne et à l’impossibilité d’une existence consciente en dehors du corps. Il n’y a aucune base biblique en faveur de l’idée selon laquelle, à la résurrection, il y aurait réunion du corps avec une âme dont il aurait été séparé au moment de la mort. Dans les écritures, les mots hébreux et grecs traduits par « âme », représente fondamentalement la personne elle-même, et non une partie d’elle consciente et vivant éternellement, capable d’exister sans le corps.

Au moment de la mort, la personne cesse d’être consciente (Psaumes 146.4). Le corps se désintègre et devient comme de la poussière de la terre (Ecclésiaste 3.20).

Les morts n’existent pas d’une manière consciente dans le ciel ou dans l’enfer. Pour employer une métaphore, ils dorment (Jean 11.11 ; Thessaloniciens 4.14). À la résurrection, ils sortiront de leur tombe où, la notion du temps n’existant plus, leur attente ne leur aura semblé durer qu’un moment.

C’est encore une preuve d’amour et de miséricorde de Dieu, car si les « âmes » étaient enlevées au ciel au moment de leur mort, comment pourraient-elles jouir pleinement du bonheur céleste en voyant l’affliction et la souffrance de leurs bien-aimés sur la terre ?

Toutefois, si la bible n’enseigne rien à propos d’une âme consciente ou d’une éventuelle survie de l’esprit après la mort du corps, elle a beaucoup à dire au sujet de la vie après la mort. Elle explique que la vie sera redonnée à tous, aux justes comme aux impies, mais elle décrit un avenir complètement différent pour chacun de ces groupes (Jean 5.28, 29). Après un repos dans la poussière, les morts ressusciteront pour recevoir les conséquences des choix qu’ils auront faits au cours de leur vie terrestre : l’immortalité pour ceux qui auront accepté la vie éternelle offerte par le Christ (Jean 3.16) et la séparation éternelle pour ceux qui auront rejeté cette offre — car ils n’auront pas laissé à Dieu d’autre option que de les abandonner ; ils ne pourront continuer à recevoir la vie du Seigneur ni l’obtenir d’aucune autre source, car, par amour pour ses enfants rachetés, Dieu ne peut permettre que l’égoïsme et le péché subsistent dans son univers parfait.

Lors du retour du Christ, les saints de tous les temps recevront en même temps leur héritage (1 Thessaloniciens 4.16, 17). En ce jour de résurrection, chacun d’eux deviendra une nouvelle créature. Il leur sera donné un nouveau corps, mais chacun reconnaîtra ses amis et sera reconnu par eux. Ceux qui marcheront dans les rues du ciel seront les mêmes qui auront vécu sur la terre et seront passés par l’expérience qui les a transformés. Il est réconfortant de savoir que Dieu conservera le caractère et la personnalité de ses enfants, et qu’à la résurrection il les restaurera avec leurs traits particuliers et distinctifs.

Comme d’autres, les adventistes considèrent que la mort est un ennemi, mais elle ne les terrorise pas. Nous pouvons l’affronter avec confiance, nous en remettant au Père aimant et à Jésus, notre Grand Frère, dont la victoire sur la tombe peut-être aussi la nôtre, par la foi.

Un adventiste ayant appris récemment qu’il était atteint d’une maladie incurable illustra cette sorte de confiance en écrivant ainsi à un ami intime de la famille :

« Mardi après-midi […], le diagnostic d’origine […] a été confirmé. Comme tu peux te l’imaginer, il a été très difficile à accepter, mais tout ira bien, je le sais. Dieu peut encore faire des miracles. Ce soir-là, ma femme et moi avons eu une grande conversation, et nous avons vraiment abordé ce sujet pour la première fois ensemble. Parfois je pense que le Seigneur met à l’épreuve la ferveur de nos prières et retarde la réponse pour que notre foi soit éprouvée. Peu importe ce qui arrive, il ne nous reste plus beaucoup de temps sur cette terre. Nous avons alors pensé que nous pourrions faire comme si c’était un père qui disait à son petit garçon : « Il est l’heure d’aller au lit ». L’enfant protesterait et voudrait rester debout encore un petit moment. Mais son père lui dirait probablement : « Fiston, demain sera un jour meilleur, un jour où tu pourras faire toutes les choses que tu veux tellement faire. »

« Si c’est ce que Dieu est en train de me dire, pourquoi devrais-je remettre en question sa sagesse ? »

–pour aller plus loin : 1 Timothée 6.15 ; Romains 6.23 ; 1 Corinthiens 15.51-54 ; Ecclésiaste 9.5 ; Romains 8.35-39 ; Apocalypse 20.1-10 ; Jean 5.24.

Vigile matinale 23 Juin

23 juin 2016

« Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; » Jean 11.25

« Je suis la résurrection et la vie. » Jean 11:25. Celui qui avait dit : « Je donne ma vie, afin de la reprendre » (Jean 10:17), en sortant du tombeau revint à une vie qu’il possédait en lui-même. Son humanité mourut, mais non sa divinité. Par sa divinité le Christ avait le pouvoir de briser les liens de la mort. Il déclare avoir la vie en lui-même et pouvoir vivifier qui il veut.

Toutes les créatures vivent par la volonté et la puissance de Dieu. Elles bénéficient de la vie du Fils de Dieu. Quels que soient leurs capacités et leurs talents, leur vie procède de la Source de toute vie. Il est la source, la fontaine de la vie. Celui-là seul qui possède l’immortalité, et qui demeure dans la lumière et la vie, peut dire, à propos de sa vie : « J’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre. » (Jean 10:18).

Les paroles du Christ : « Je suis la résurrection et la vie » (Jean 11:25) furent entendues distinctement par la garde romaine. L’armée entière de Satan les a entendues. Et nous les comprenons quand nous les entendons. Le Christ était venu offrir sa vie en rançon pour plusieurs. Le bon Berger avait sacrifié sa vie pour ses brebis. La justice de Dieu exigeait cette pénalité pour sauvegarder la loi. Nul autre moyen de sauvegarder la loi, de la proclamer sainte, juste et bonne. Aucun autre moyen de faire paraître le caractère excessivement péchant du péché et de maintenir l’honneur et la majesté de l’autorité divine. {MC1 354.1-3}

La mort du Fils unique de Dieu a rendu magnifique la loi du gouvernement divin. Le Christ a porté la coulpe des péchés du monde. Notre suffisance n’existe que grâce à l’incarnation et à la mort du Fils de Dieu. Il a pu souffrir, soutenu par sa divinité. Il a pu endurer, exempt qu’il était de toute tache de déloyauté ou de péché. Le Christ a triomphé pour le salut de l’homme en acceptant un juste châtiment. Tout en assurant la vie éternelle aux hommes, il a glorifié la loi. {MC1 355,1}

Vigile matinale 22 Juin

22 juin 2016

« Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. » 1 Thessaloniciens 4.14

Tous ceux qui sont un avec le Christ par la foi en lui font une expérience qui équivaut à la vie éternelle. « Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. » Jean 6:57. Il « demeure en moi, et je demeure en lui ». Jean 6:56. « Je le ressusciterai au dernier jour. » Jean 6:54. « Car je vis, et vous vivrez aussi. » Jean 14:19.

Le Christ s’est identifié avec l’humanité pour que l’humanité puisse s’identifier avec lui quant à l’esprit et la vie. En vertu de son union et de son obéissance à la Parole de Dieu, sa vie devient leur vie. Il dit au pécheur repentant : « Je suis la résurrection et la vie. » Jean 11:25. Le Christ considère la mort comme un sommeil — silence, obscurité, sommeil. Il en parle comme devant avoir une brève durée. « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais », dit-il. Jean 11:26. « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » Jean 8:51. « Il ne mourra jamais ! » Jean 8:52 (V. synodale). La mort importe peu au croyant. Mourir avec lui n’est que dormir. « Dieu amènera avec Jésus ceux qui se sont endormis en lui. » 1 Thessaloniciens 4:14. {MC1 355.3-4}

Vigile matinale 21 Juin

21 juin 2016

« Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. » Colossiens 3.4

Pour tout croyant, le Christ est la résurrection et la vie. Par le Sauveur nous retrouvons la vie que le péché nous a fait perdre ; car il possède en lui-même une vie qui lui permet de ressusciter qui il veut. Il a le droit de communiquer l’immortalité. Il reprend possession de la vie qu’il a donnée étant homme, et il la communique à l’humanité. « Je suis venu, dit-il, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. » « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. »

La mort est peu de chose pour le croyant. Le Christ, en parlant d’elle, a dit : « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » La mort du chrétien n’est qu’un sommeil, un repos dans le silence et l’obscurité. Si vous croyez, votre vie est cachée avec le Christ en Dieu, et « quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire ».

Le cri qui a retenti sur la croix : « Tout est accompli » a été entendu même parmi les morts. Il a traversé les parois des sépulcres et ordonné à ceux qui dormaient de se relever. Il en sera de même quand la voix du Christ se fera entendre du ciel. Cette voix pénétrera jusque dans les sépulcres, elle en brisera les barres, et ceux qui sont morts en Christ se lèveront. Quelques sépulcres seulement furent ouverts lors de la résurrection du Sauveur ; mais, lors de son retour, tous les morts qui lui sont précieux entendront sa voix et seront revêtus d’une vie glorieuse, immortelle. La même puissance qui a ressuscité le Christ d’entre les morts fera revivre son Église et la glorifiera avec lui, au-dessus de toute principauté, de toute puissance, et de tout nom qu’on peut nommer non seulement en ce siècle-ci, mais aussi dans le siècle à venir. {JC 789.2-4}

Vigile matinale 20 Juin

20 juin 2016

« Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.  Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. » Jean 5.28-29

Il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement. Par conséquent, ceci implique nécessairement que c’est durant les jours de notre vie sur terre qu’il convient de bien faire. Une fois emporté par la mort, il sera trop tard, il ne restera alors plus que le jugement. Quelle solennelle vérité ! Certes, nous devrions traiter ce sujet avec le plus grand des sérieux. Indiscutablement, la légèreté n’est pas de mise dans cette affaire. Réalisons-le, il en va de notre destinée éternelle ! Comment trouver le repos tant que nous sommes dans l’incertitude à ce propos ? L’âme oppressée pourrait-elle bien s’apaiser avant d’obtenir une réponse à cette question brûlante : « Que devons-nous faire pour être sauvés ? » Non, assurément !

Les Écritures ne restent pas muettes face à nos angoisses. Telles sont les paroles pleines de consolation qui nous sont rapportées : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ». La voie du salut nous est révélée clairement et sans détour, à nous de l’emprunter ! Remarquons-le bien, la Bible ne laisse planer aucun doute quant à la position de l’homme devant Dieu : il est pécheur et vendu au péché. Or, le salaire du péché, c’est la mort. La destinée du pécheur est donc scellée. Plusieurs se bercent d’illusions funestes et refusent de recevoir ce témoignage. Peut-être, pensent-ils, Dieu se montrera-t-Il clément envers eux. Ils se trompent. C’est aujourd’hui que Dieu fait grâce à ceux qui se repentent et croient dans le Nom du Seigneur Jésus. Comprenons-le, lui-même est le don de Dieu pour le salut de l’humanité.

En réalité, ceux qui le rejettent méprisent par la même occasion l’Amour de Dieu. À la croix, le Seigneur a supporté le châtiment que nous méritions. Maintenant, ceux qui demeurent en Jésus-Christ ne sont plus exposés à la condamnation. Leur dette est payée pour toujours. Pour les autres, la colère de Dieu demeure sur eux et, s’ils ne meurent pas dans le Seigneur, ils devront faire face à la justice, seuls. Quelle pensée effrayante ! C’est pourquoi, si ce n’est pas déjà fait, ne perdons pas de temps, hâtons-nous de nous mettre à l’abri ! Hâtons-nous de trouver refuge dans notre Sauveur ! Un message d’amour venant de Dieu.

Vigile matinale 19 Juin

19 juin 2016

« Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. Et leur amour, et leur haine, et leur envie ont déjà péri ; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil. » Ecclésiaste 9.5-6

La réponse de la Bible à ce sujet est très claire et très encourageante. Elle est aussi très différente de ce que croient et enseignent la plupart des croyants et même des chrétiens.

D’après la Bible, Dieu nous a créés avec un corps physique (Genèse 2.7) et nous n’existons que dans ce corps. Il n’y a pas de vie indépendante possible pour une partie de nous-mêmes (esprit ou âme), qui pourrait vivre sans le corps. Ainsi, quand l’être humain meurt, il cesse de vivre, il retourne à la poussière (Genèse 3.19).

Cependant, il existe toujours dans la mémoire de Dieu, nous allons le voir dans un instant.

L’image utilisée par la Bible pour parler de l’état des morts, c’est le sommeil. Un nombre impressionnant de textes parlent des morts comme « ceux qui dorment » (voir Job 3.11-13 ; Daniel 12.2 ; Jean 11.11-13 ; 1 Thessaloniciens 4.13, 14). Ce n’est qu’une image, bien sûr, mais elle est très parlante.

Comme celui qui dort, le mort est inconscient de ce qui se passe autour de lui, sur cette terre ou ailleurs : Psaume 6.6 ; Psaume 115.17 ; Ecclésiaste 9.5, 6,10.

Comme celui qui dort, le mort perd toute notion du temps qui passe.

Comme celui qui dort, le mort attend dans l’inconscience le moment du réveil : Daniel 12.2 ; Jean 5.28, 29.

Car notre Créateur se souvient de chaque être humain, chaque personne est précieuse à ses yeux, et il garde en Lui la formule exacte de la personnalité de chacun. Dans l’ordinateur central de l’univers, dans la mémoire de notre Dieu, il y a le fichier de chaque être humain, prêt à être réactivé, au jour de la Résurrection (Luc 20.37, 38).

Ainsi, tous ceux qui ont placé leur confiance en Dieu et ont reçu le pardon et la vie nouvelle se réveilleront au dernier jour : Jean 6.40. Ils sortiront de leur sommeil pour rencontrer leur Créateur, leur Sauveur, et tous ceux à qui Dieu pourra accorder la vie éternelle : 1 Thessaloniciens 4.13-18.

Voilà la bonne nouvelle : il n’y a aucun espoir dans la mort elle-même, qui n’est qu’un sommeil inconscient, mais il y a une immense espérance, au jour du grand réveil, quand Jésus reviendra. Extrait de Il est écrit

Vigile matinale 18 Juin

18 juin 2016

« que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen ! » 1 Timothée 6.15-16

En confiant son mandat à Timothée, Paul dit : « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement, et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. » 1 Timothée 6:11-16. {MC1 349,1}

Dans un autre passage Paul dit : « C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. Mais j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! » 1 Timothée 1:15-17. {MC1 349,2

Vigile matinale 17 Juin

17 juin 2016

La Mort et la Résurrection

Le salaire du péché, c’est la mort. Mais Dieu, qui seul est immortel, accordera la vie éternelle à ses rachetés. En attendant, la mort est un état d’inconscience pour tous. Quand le Christ « ’qui est notre vie »’ paraîtra, les justes ressuscités et les justes encore vivants lors de sa venue seront glorifiés et enlevés pour rencontrer leur Seigneur. La seconde résurrection, celle des réprouvés, aura lieu mille ans plus tard.

 « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. » Romains 6.23 :

Nous serons tous heureux de savoir que Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés. Il peut nous libérer du sentiment de responsabilité qui nous attache à nos actes. Il efface l’identité négative que le péché nous a collé à la peau. Le voleur n’en est plus un. Le menteur non plus. Le pécheur redevient un juste. Le pardon nous libère aussi de la conséquence de nos actes néfastes. Le coupable est amnistié. Il sauve sa vie.

Jésus peut user du pouvoir de pardonner parce qu’il est Dieu. Qui peut lui dire ce qu’il doit faire ou ne pas faire ? Pourtant, il ne nous pardonne pas d’une manière arbitraire. Il a choisi d’acquérir ce droit en respectant une règle de cohérence avec lui-même. La faute est pardonnée parce qu’elle a d’abord été réparée, au prix le plus élevé : « Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu. Mais Dieu, dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché. Dieu l’a offert en sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur de ceux qui croient en lui. […] Dieu montre comment il rend les hommes justes à ses yeux, car il veut à la fois être juste et rendre justes tous ceux qui croient en Jésus. »  Romains 3.23-26.
Si nous sommes libérés de la responsabilité de nos actes, c’est parce que Jésus a choisi de les assumer à la place de ceux qui croient en lui, jusque dans leurs conséquences ultimes. Ainsi il reste fidèle à lui-même — car il a établi la loi de cause à effet — en même temps qu’il nous sauve des conséquences de nos actes, en devenant le « responsable » de nos agissements, comme s’il les avait commis à notre place : « le Christ lui-même a porté dans son corps nos péchés sur la croix, afin que nous mourions au péché et que nous vivions d’une vie juste. C’est, par ses blessures que vous avez été guéris. » 1 Pierre 2.24.

La mort de Jésus sur la croix est un don gratuit. Personne n’a forcé Jésus à risquer autant pour nous sauver. Il s’est donné sans autre raison que son amour pour nous et que son sens aigu de la justice. Plus qu’un don, la croix est un sacrifice. Un don ne coûte pas forcément grand-chose. L’idée de sacrifice, au contraire, comme le précise le dictionnaire, est « un renoncement volontaire à quelque chose, une perte que l’on accepte, une privation ». Jésus a échangé son statut de « juste » avec notre statut de « pécheur », avec le sort qui correspond. Le sacrifice est évident. Recevons avec respect une délivrance acquise à un prix si élevé ! Revue Signe des Temps 2009

Explication en profondeur sur le Retour du Christ

16 juin 2016

LA CERTITUDE DU RETOUR DU CHRIST
Les apôtres et les premiers chrétiens considéraient le retour du Christ comme la « bienheureuse espérance » (Tite 2 : 13 ; cf. Hébreux 9 : 28). Ils s’attendaient à ce que les prophéties et les promesses de la Bible s’accomplissent lors de la seconde venue du Christ (cf. 2 Pierre 3 : 13 ; Esaïe 65 : 17), car elle constitue le véritable but du pèlerinage chrétien. Tous ceux qui aiment le Christ attendent avec la même ardeur le jour où ils pourront le voir face à face avec le Père, le Saint-Esprit et les anges.

LE TÉMOIGNAGE DES ÉCRITURES.
La certitude de la seconde venue du Christ s’enracine dans la véracité du message biblique. Peu de temps avant sa mort, Jésus dit à ses disciples qu’il devrait retourner auprès de son Père afin de leur préparer une place. Mais il leur fit cette promesse : « Je reviendrai. » (Jean 14 : 3).

De même que la première venue du Christ sur la terre avait été annoncée, ainsi sa seconde venue est également prédite au fil des pages de la Bible. Avant même le déluge, Dieu avait annoncé à Enoch que la venue du Christ en gloire mettrait un terme à l’existence du péché. Il prophétisa : « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies. » (Jude 14, 15).

Mille ans avant la venue du Christ sur la terre, le psalmiste parlait de la venue du Seigneur en vue de rassembler son peuple, en ces termes : « Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence ; devant lui est un feu dévorant, autour de lui une violente tempête. Il crie vers les cieux en haut, et vers la terre, pour juger son peuple. Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice. » (Psaume 50 : 3-5).

Les disciples du Christ se réjouirent de la promesse de son retour. Au milieu de toutes les difficultés qu’ils rencontrèrent, l’assurance que leur apporta cette promesse ne manqua jamais de renouveler leur courage et leur force. Leur Maître reviendrait pour les emmener dans la maison de son Père !

SA PREMIÈRE VENUE EST LE GAGE DE SON RETOUR.
La seconde venue du Christ est intimement liée à sa première venue. Si le Christ n’était pas venu une première fois et s’il n’avait pas remporté une victoire décisive sur le péché et sur Satan (Colossiens 2 : 15), nous n’aurions plus eu aucune raison de croire qu’il reviendrait à la fin des temps pour mettre un terme à la domination de Satan dans ce monde et pour restaurer celui-ci dans sa perfection originelle. Mais parce que nous savons qu’il « a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice », nous avons toutes les raisons de croire qu’il « apparaitra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut » (Hébreux 9 : 26, 28).

LE MINISTÈRE CÉLESTE DU CHRIST.
La révélation que le Christ accorda à Jean montre que le sanctuaire céleste est au cœur du plan du salut (Apocalypse 1 : 12, 13 ; 3 : 12 ; 4 : 1-5 ; 5 : 8 ; 7 : 15 ; 8 : 3 ; 11 : 1, 19 ; 14 : 15, 17 ; 15 : 5, 6, 8 ; 16 : 1, 17). Certaines prophéties soulignent qu’il a inauguré son ultime ministère en faveur des pécheurs ; cela confirme l’assurance de son prochain retour en vue de prendre avec lui son peuple (voir le chapitre 23 de ce livre). Le fait de savoir que le Christ est à l’œuvre en vue d’appliquer la rédemption accomplie à la croix a été un grand encouragement pour les chrétiens qui attendent son retour.

COMMENT LE CHRIST REVIENDRA-T-IL ?

Alors que le Christ parlait des signes qui précéderaient sa venue, il mit son peuple en garde contre les fausses rumeurs qui risquaient de le tromper. Il leur dit qu’avant sa venue « il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus ». « Si quelqu’un vous dit alors : le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. » (Matthieu 24 : 24, 23). Un homme prévenu en vaut deux ! Pour rendre les croyants capables de distinguer l’événement authentique de la fausse apparition, plusieurs passages bibliques fournissent certaines précisions relatives à la manière dont le retour du Christ se produira.

UN RETOUR PERSONNEL ET LITTÉRAL.
Quand Jésus monta au ciel dans une nuée, deux anges s’adressèrent aux disciples qui continuaient à fixer les yeux en haut après le départ du Seigneur : « Hommes galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. » (Actes 1 : 11).
En d’autres termes, ils affirmaient que le Seigneur qui venait de les quitter — une personne, un être de chair et de sang, et non un esprit — reviendrait sur terre. Sa seconde venue serait aussi littérale et personnelle que son départ.

UN RETOUR VISIBLE.
La venue du Christ ne sera pas une expérience intérieure, invisible, mais la rencontre réelle d’une personne visible. Afin de ne laisser subsister aucun doute quant à la visibilité de son retour, Jésus mit ses disciples en garde contre l’idée d’une venue en secret en comparant son retour à la lumière de l’éclair (Matthieu 24 : 27).

La Bible affirme clairement que les justes et les réprouvés seront témoins en même temps de sa venue. Jean écrivait : « Voici, il vient sur les nuées, et tout oeil le verra » (Apocalypse 1 : 7) et le Christ mentionne la réponse des réprouvés : « Toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. » (Matthieu 24 : 30).

UN RETOUR AUDIBLE.
Ajoutant à l’image d’une prise de conscience universelle du retour du Christ, la Bible déclare que sa venue se manifestera par le son autant que par la vue : « Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel. » (1 Thessaloniciens 4 : 16). « La trompette retentissante » accompagnera le rassemblement de son peuple. Il n’est donc pas question d’une venue en secret.

UN RETOUR GLORIEUX.
Quand le Christ reviendra, c’est en conquérant, avec puissance et « dans la gloire de son Père avec ses anges ». (Matthieu 16 : 27). Jean décrit la gloire du retour du Christ de façon plus spectaculaire. Il dépeint le Christ monté sur un cheval blanc et conduisant les innombrables armées célestes. La splendeur surnaturelle du Christ apparait dans toute sa grandeur (Apocalypse 19 : 11-16).

UN RETOUR SOUDAIN ET INATTENDU
 Les croyants qui attendent le retour du Christ seront conscients de la proximité de sa venue (1 Thessaloniciens 5 : 4-6). Cependant, pour la plupart des humains, « le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. » (1 Thessaloniciens 5 : 2, 3 ; cf. Matthieu 24 : 43).

Certains ont conclu de la comparaison que fait Paul du retour du Christ à la venue d’un voleur que Jésus viendra en secret, de manière invisible. Une telle vision des choses contredit cependant la description biblique du retour du Christ en gloire et en majesté (Apocalypse 1 : 7). L’opinion de Paul ne traduit pas que la venue du Christ se fera en secret, mais qu’elle sera, pour les incroyants, aussi inattendus que celle d’un voleur.

Le Christ arrive à la même conclusion quand il compare le temps de sa venue avec la période qui a précédé le déluge. « Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. » (Matthieu 24 : 38, 39). Bien que Noé ait annoncé un déluge à venir pendant de nombreuses années, celui-ci prit la plupart de ses contemporains par surprise. On pouvait distinguer à cette époque deux catégories de gens. Les uns crurent les paroles de Noé, entrèrent dans l’arche et furent sauvés ; les autres choisirent de rester dehors et le déluge vint et les emporta tous (Matthieu 24 : 39).

UN CATACLYSME.
Comme l’image du déluge, le rêve de la statue de Nebucadnetsar illustre le contexte catastrophique dans lequel le Christ établira son royaume de gloire (voir le chapitre 4 de ce livre). Nebucadnetsar vit une grande statue dont « la tête (…) était d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient d’airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile ». Alors « une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. » (Daniel 2 : 32-35).

Par ce rêve, Dieu donna à Nebucadnetsar une vision succincte de l’histoire du monde. Entre ce jour et l’établissement du royaume éternel du Christ (la pierre), quatre grands royaumes ou empires, et à leur suite un mélange de nations faibles et fortes, occuperaient successivement la scène du monde.

Dès le début de l’ère chrétienne, des interprètes ont identifié ces empires avec Babylone (605-539 avant J.-C.), le royaume mélo perse (539-331 avant J.-C.), la Grèce (331-168 avant J.-C). Et Rome (168 avant J.-C. à 476 après J.-C). [1]. Comme cela fut prophétisé, aucun autre empire ne succéda à Rome. Au cours des 4e et 5e siècles après J.-C., l’Empire romain se divisa en un certain nombre de royaumes de plus petite taille qui donnèrent naissance par la suite aux nations européennes. Au cours des siècles, des souverains puissants — Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, Guillaume II et Hitler — ont tenté d’établir un autre empire universel. Tous échouèrent, comme l’avait annoncé la prophétie : « Ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile. » (Daniel 2 : 43).

Enfin, le rêve se concentre sur un dénouement : l’établissement du royaume éternel de Dieu. La pierre qui se détache sans le secours d’aucune main représente le royaume glorieux du Christ (Daniel 7 : 14 ; Apocalypse 11 : 15) qui s’installera sans l’intervention de l’homme quand le Roi des rois apparaitra.

Le Christ ne partagera son royaume avec aucun autre royaume terrestre. Quand Jésus vivait sur la terre, qui subissait alors la domination de l’Empire romain, le royaume représenté par la pierre et qui réduit à néant toutes les nations n’était pas encore venu. C’est seulement après la phase correspondant aux pieds de fer et d’argile et représentant les nations divisées qu’il apparaitra. Il s’établira lors de la seconde venue du Christ quand celui-ci séparera les justes des réprouvés (Matthieu 25 : 31-34).

Quand il viendra, cette pierre ou ce royaume frappera « les pieds de fer et d’argile de la statue » et « brisera et anéantira tous ces royaumes-là (…) et nulle trace n’en (sera) retrouvée » (Daniel 2 : 34, 44, 35). En fait, le retour du Christ sera un véritable bouleversement mondial.