Le Schilo
« Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton de souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schilo ». Genèse 49 : 10
Ce titre messianique paraît pour la première fois dans l’Écriture quand Jacob bénit son fils Juda. Le mot veut dire « tranquillité » ou « celui qui donne le repos ».
Le Schilo est utilisé comme titre messianique pour Jésus. C’est une désignation qui convient bien au Messie promis, dont la naissance fut accompagnée par cette annonce angélique : « Paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! » (Luc 2 : 14.) Ellen White écrit ce commentaire inspiré : « Ce petit être inconscient était la postérité promise qu’annonçait le premier autel dressé à l’entrée de l’Eden, le Schilôh, le Pacificateur. » (Jésus-Christ, p. 37.) Le Schilo, celui qui donne le repos, est venu sur la terre comme un simple homme. Le Schilo dont il est question dans la bénédiction de Jacob est venu sous forme humaine pour. « tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix » (Col. 1 : 20). Dans son rôle de Schilo, Jésus invite toute l’humanité : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Mat. 11 : 28.)
La bénédiction prophétique que Jacob prononça sur Juda va plus loin que le repos et la paix dont les croyants jouissent ici-bas en Christ, le Schilo promis. Elle emmène le racheté jusqu’à l’instauration du royaume de gloire, quand Jésus, le vrai Messie, règnera en Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Alors la prophétie s’accomplira : « Les peuples lui obéissent. » (Gen. 49 : 10.) Alors le Schilo, le souverain juste et légitime, inaugurera l’ère de la paix et du repos éternels. L’univers entier existera pour toujours dans l’harmonie et la tranquillité.
Ma prière en ce jour : Seigneur, prépare-moi pour le commencement de ton règne de paix. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)