Le méprisé
« Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance… nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. » Ésaïe 53 : 3
Ésaïe peint un touchant portrait du Christ dans ses souffrances. La douleur causée par la couronne d’épines, les mains percées, le côté sanglant pâlissent en comparaison avec l’agonie mentale causée par le rejet. Être méprisé et rejeté par ceux pour lesquels on souffre cause le plus vif des chagrins.
Le Prince de la vie, l’adorable Seigneur du ciel, est méprisé, détesté et trahi par le monde qu’il est venu racheter. Il souffre et meurt seul. La foule s’est évanouie qui deux jours avant l’exaltait en s’écriant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mat. 21 : 9.) Les multitudes qu’il a guéries de toutes sortes de maux ; les disciples, ses confidents les plus proches, tous l’ont abandonné et ont pris la fuite (Mat. 26 : 56). Jésus souffre et meurt seul. De son cœur humain s’échappe ce cri : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Méprisé, dédaigné et rejeté, le Seigneur de gloire est mort sans murmurer, sans se plaindre. Quelle compassion, quel amour incomparable ! « Lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Rom. 5 : 8.) Il est mort sur la croix, dédaigné, méprisé et abandonné. « Il est mort pour tous. » (2 Cor. 5 : 15.) « Ceux qui aiment sincèrement le Sauveur ne peuvent qu’accueillir avec joie l’annonce fondée sur la Parole de Dieu : celui en qui repose leur espoir va revenir, non pas pour être insulté, détesté et rejeté, comme lors de son premier avènement, mais avec puissance et une grande gloire, pour rassembler son peuple. » (Sons and Daughters of God, p. 366.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, bien que méprisé et rejeté, tu as donné ta vie pour moi. En reconnaissance, je te consacre tout mon être. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)