Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale 12 mars

12 mars 2016

« C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des oracles vivants, pour nous les donner. » Actes 7.38

Depuis le péché de nos premiers parents, il n’y a plus eu de communication directe entre Dieu et l’homme. C’est entre les mains de son Fils que le Père a remis le monde pour le racheter par son œuvre médiatrice, tout en revendiquant la sainteté et l’autorité de sa loi. Toutes les relations qui ont été établies entre le ciel et notre humanité déchue ont eu le Fils de Dieu pour intermédiaire. C’est le Fils de Dieu qui fit la promesse de la rédemption à nos premiers parents, et c’est lui qui se révéla aux patriarches. Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob et Moïse connaissaient l’Évangile. Ils attendaient leur salut d’un substitut qui se porterait garant de l’humanité. Ils s’entretenaient avec celui qui devait s’incarner ici-bas, et quelques-uns d’entre eux ont même parlé face à   face avec lui et avec ses anges.

Non seulement Jésus-Christ a été le conducteur des Hébreux à travers le désert, l’Ange en qui était le nom de Jéhovah, et qui, voilé par la colonne de nuée, marchait au désert devant les caravanes d’Israël, mais c’est lui qui donna la loi à ce peuple. C’est Jésus-Christ qui, du Sinaï enflammé, prononça les dix préceptes de la loi de son Père, et c’est lui encore qui remit à Moïse cette loi gravée sur les tables de pierre.{PFC 188.3-4}

Vigile matinale 11 mars

11 mars 2016

L’Église est la communauté des croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. A l’instar du peuple de Dieu de l’ancienne alliance, nous sommes appelés à sortir du monde; nous nous assemblons pour adorer, pour fraterniser, pour nous instruire dans la parole de Dieu, célébrer la sainte Cène, venir en aide à nos semblables et proclamer l’Évangile au monde entier.
L’autorité de l’Église émane du Christ, qui est la Parole incarnée, et de la Bible, qui est la Parole écrite.
L’Église est la famille de Dieu; adoptés par le Seigneur comme ses enfants, ses membres vivent selon les statuts de la nouvelle alliance.
L’Église est le corps du Christ, une communauté de foi dont il est lui-même la tête.
L’Église est l’épouse pour laquelle le Christ est mort afin de la sanctifier et de la  purifier. A son retour triomphal, il la fera paraître devant lui comme une Église   glorieuse,  fidèle à travers les âges, rachetée par son sang, sans tache, ni ride, mais sainte et  irrépréhensible.

« Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » Genèse 12.3
Les Israélites semblaient ne pas pouvoir ou ne pas vouloir comprendre le dessein du Seigneur envers les païens. C’était pourtant ce dessein qui avait fait d’eux un peuple à part, une nation indépendante. Abraham, leur ancêtre, avec qui une alliance fut conclue, avait été appelé à sortir de sa parenté et de son pays pour porter la lumière aux païens. Bien qu’il ait reçu la promesse d’avoir une postérité nombreuse comme le sable de la mer, ce n’était pas pour un but égoïste qu’il devait devenir le fondateur d’une grande nation au pays de Canaan. L’alliance que le Seigneur avait contractée avec lui embrassait toutes les nations de la terre. « Je te bénirai, avait déclaré l’Éternel, je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »2 {PR 284.1}

Lorsqu’il renouvela son alliance, peu de temps avant la naissance d’Isaac, Dieu fit connaître à nouveau clairement son dessein en faveur de l’humanité. « En lui, affirme-t-il au sujet de l’enfant de la promesse, seront bénies toutes les nations de la terre. »3Et plus tard, l’ange qui rendit visite à Abraham déclara une fois de plus: « Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. »4 {PR 284.2}

Toutes les clauses de cette alliance étaient familières aux enfants d’Abraham et aux enfants de ses enfants. Si les Israélites furent délivrés du joug égyptien, c’était pour qu’ils puissent faire du bien aux autres nations, et pour que le nom de Dieu soit connu « par toute la terre ».5 S’ils obéissaient aux exigences divines, ils surpasseraient en sagesse et en intelligence tous les autres peuples. Mais cette supériorité ne serait acquise et maintenue que si, par leur intermédiaire, le dessein de Dieu en faveur de « toutes les nations » pouvait être accompli. {PR 284.3}

L’EXPÉRIENCE DU SALUT ET LE PASSÉ

10 mars 2016

Connaître Dieu, son amour et sa bonté demeure insuffisant. Essayer de s’améliorer soi-même sans le Christ aboutit à un échec. L’expérience d’un salut qui atteint les profondeurs de l’âme ne peut provenir que de Dieu lui-même. Parlant de sa propre expérience, Jésus dit : «Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. (…) Si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.» (Jean 3 : 3, 5)

C’est seulement à travers Jésus-Christ que l’on peut faire l’expérience du salut, «car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous puissions être sauvés» (Actes 4 : 12). Jésus dit : «Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.» (Jean 14 : 6).

L’expérience du salut implique la repentance, la confession, le pardon, la justification et la sanctification.

LA REPENTANCE.
Peu de temps avant sa crucifixion, Jésus promit le Saint-Esprit à ses disciples afin qu’il le révèle en convainquant «le monde de péché, de justice et de jugement» (Jean 16 : 8). Quand le Saint-Esprit convainquit les hommes de leur besoin d’un Sauveur à la Pentecôte et quand ceux-ci demandèrent comment ils pouvaient répondre, Pierre leur dit : «Repentez-vous !» (Actes 2 : 37, 38 ; cf. 3 : 19).

1. QU’EST-CE QUE LA REPENTANCE ?
Le mot «repentance » est la traduction du mot hébreu «nacham», qui signifie «regretter», «se  repentir». L’équivalent en grec, «metanoeo», signifie «changer de mentalité», «ressentir du remords», «se repentir». La repentance authentique résulte d’un changement d’attitude envers Dieu et envers le péché. L’Esprit de Dieu convainc ceux qui le reçoivent du caractère sérieux du péché en leur faisant prendre conscience de la justice de Dieu et de leur propre perdition. Ils font ainsi l’expérience du regret et de la culpabilité. Reconnaissant comme vrai que «celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde» (Proverbes 28 : 13), ils peuvent confesser de façon précise leurs péchés. Par l’exercice librement consenti de leur volonté, ils s’abandonnent totalement au Sauveur et renoncent à leur comportement pécheur. Ainsi la repentance atteint son point culminant dans la conversion — un retour du pécheur à Dieu (du grec «epistrophe», «un changement de direction vers», cf. Actes 15 : 3) [2].

La repentance de David, alors que celui-ci avait commis le péché d’adultère et de meurtre, offre un vivant exemple de la manière par laquelle cette expérience prépare le chemin de la victoire sur le péché. Convaincu par l’Esprit, il ressentit du dégoût pour son péché et s’en affligea, assoiffé de pureté : «Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux.» «Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions.» «Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé.» (Psaume 51 : 5, 3, 12). L’expérience ultérieure de David démontre que le pardon de Dieu non seulement efface nos péchés mais aussi nous corrige du péché.

Bien que la repentance précède le pardon, elle ne peut permettre au pécheur de s’assurer de la bénédiction divine. En fait, le pécheur ne peut même pas produire de lui-même la repentance — c’est le don de Dieu (Actes 5 : 31 ; cf. Romains 2 : 4). Le Saint-Esprit attire le pécheur au Christ en sorte qu’il puisse trouver la repentance, ce regret sincère de son péché.

2. MOTIVATION DE LA REPENTANCE.
Le Christ a dit : «Quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.» (Jean 12 : 32). Notre cœur ne peut rester insensible quand nous comprenons que la mort du Christ nous justifie et nous délivre de la condamnation du péché. Il suffit d’imaginer les sentiments d’un condamné à mort attendant l’exécution et recevant à la dernière minute la faveur d’une commutation de sa peine.

En Christ, le pécheur repentant n’est pas seulement pardonné mais acquitté — déclaré juste. Il ne mérite pas une telle grâce, pas plus qu’il ne peut la gagner. Ainsi que Paul le fait remarquer, le Christ mourut pour notre justification alors que nous étions sans force, pécheurs, impies et ennemis de Dieu (Romains 5 : 6-10). Rien ne peut davantage toucher le cœur de l’homme que la vision de cet amour du Christ qui pardonne. Quand les pécheurs contemplent cet insondable amour divin, manifesté à la croix, ils sont alors animés de la plus puissante motivation capable de les amener à la repentance. C’est donc la bonté de Dieu qui nous conduit à la repentance (Romains 2 : 4).

3.LA JUSTIFICATION.
Dans son amour infini et dans sa grâce, le Christ «qui n’a pas connu le péché, il (Dieu) l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu» (2 Corinthiens 5 : 21). Par la foi en Jésus, le croyant reçoit le Saint-Esprit. A travers cette même foi, qui est un don de la grâce de Dieu (Romains 12 : 3 ; Ephésiens 2 : 8), les pécheurs repentants sont justifiés (Romains 3 : 28).

Le mot «justification» est la traduction du grec «dikaioma », signifiant «action ou exigence juste», «règlement », «condamnation judiciaire», «acte de justice», et de «dikaiosis» qui signifie «justification», «vengeance », «acquittement». Le verbe qui s’y rapporte est «dikaioo», signifiant «être déclaré et considéré comme juste», «être acquitté», «être justifié», «être rendu libre, purifié», «justifier», «venger», «faire justice » [3].

En général, le terme «justification», tel qu’il est employé en théologie, désigne «l’acte divin par lequel Dieu déclare juste un pécheur repentant ou le considère comme juste. La justification est le contraire de la condamnation (Romains 5 : 16)» [4]. Le fondement de cette justification est, non pas notre obéissance, mais celle du Christ, car «par un seul décret de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. (…) Par l’obéissance d’un seul, ils seront en grand nombre rendus justes.» (Romains 5 : 18, 19). Il accorde cette obéissance à ceux qui sont «gratuitement justifiés par sa grâce» (Romains 3 : 24). «Non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde.» (Tite 3 : 5).

Vigile matinale 10 mars

10 mars 2016

 « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, » 2 Pierre 1.3-4

Comme notre Sauveur, nous sommes ici-bas pour servir Dieu, refléter son caractère et le faire connaître au monde par une vie de service. Mais si nous voulons collaborer avec lui afin de lui devenir semblables et de révéler son caractère, il faut que nous le connaissions tel qu’il est. Nous devons le connaître comme il s’est révélé.

La connaissance de Dieu est à la base de toute véritable éducation. Elle est indispensable à tous ceux qui travaillent au relèvement de leurs semblables. C’est par elle que nous sommes préservés de la tentation, et que notre caractère devient conforme à celui du Très-Haut. La transformation du caractère, la pureté de la vie, l’efficacité du service, la fidélité aux principes rationnels, tout cela dépend d’une juste conception de Dieu. Cette connaissance constitue la préparation essentielle à cette vie et à la vie à venir. {MG 347.1-3}
Explication en profondeur sur l’expérience du Salut

Vigile matinale 9 mars

9 mars 2016

« En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël: Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et  moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant: Connais le Seigneur! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux; Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » Hébreux 8.7-12

La lecture et l’étude [ce] chapitre vous apporteront de très précieux encouragements. « je traiterai avec elles une alliance de paix. » Le trait dominant de cette alliance de paix est la clémence et l’indulgence incommensurables dont le pécheur fait l’expérience s’il se repent et se détourne du péché. Le Saint-Esprit décrit l’Évangile comme étant le salut à travers la tendre miséricorde de notre Dieu. « Je pardonnerai leurs iniquités », dit l’Éternel de ceux qui se repentent, « et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ». Hébreux 8:12. Dieu s’écarte-t-il de la justice en étant miséricordieux pour le pécheur? Non. Dieu ne peut pas admettre que l’on déshonore sa loi, en tolérant qu’elle soit transgressée sans que châtiment s’en suive. Sous la nouvelle alliance, une obéissance parfaite est la condition de la vie. Si le pécheur se repent et confesse ses péchés, il trouvera le pardon. Le sacrifice du Christ en sa faveur lui assure la clémence divine. Le Christ a satisfait aux exigences de la loi pour chaque pécheur croyant et repentant. …

L’expiation accomplie par le Christ pour nous est totale et en tous points agréable à notre Père. Dieu peut être juste et en même temps le justificateur de ceux qui ont la foi.33 {PG 139.3-5}

Vigile matinale 8 mars

8 mars 2016

 « Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! Viens au secours de mon incrédulité!» Marc 9.23-24

Notre Dieu a domination sur tous les royaumes. Elle dure d’âge en âge et de génération en génération. Assurément, Son pouvoir et Son autorité ne sont bornés par aucune limite. Que pourrait-il y avoir de difficile pour Celui qui a créé les cieux et la terre par Sa seule puissance? Soyons-en assurés, ce qui nous parait le plus insurmontable est comme un rien pour notre Créateur. Il a le pouvoir de s’assujettir toutes choses et Il appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient! De même, nos maladies les plus graves, les circonstances et les situations les plus inextricables sont pour Lui autant de broutilles qu’Il peut renverser d’un seul mot!

Voici ce que Jésus-Christ, le Seigneur, a promis aux Siens: « En vérité, en vérité je vous dis, que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. » N’est-ce pas une formidable promesse?

Personne ne peut le nier! Pourtant, il est un frein qui, bien souvent, nous empêche malheureusement d’y goûter: notre incrédulité et notre lenteur à croire les Écritures. N’est-ce pas désespérant? N’est-ce pas humiliant de constater combien notre cœur est tortueux? Combien de fois notre cœur n’a-t-il pas chancelé pour faire place au doute? Combien de fois ne s’est-il pas rempli de ténèbres alors que nos yeux se fixent sur nos problèmes plutôt que sur le Berger? Quelle misère!

Pour autant, ne nous laissons pas décourager et entraîner dans le désespoir. Le Seigneur est bon. Le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. Humblement, remettons-nous en à Lui. Faisons-Lui part de nos difficultés et de notre détresse. Assurément, le Seigneur n’a pas changé. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. C’est pourquoi, avec confiance approchons-nous de Lui. Écrions-nous, comme le fit autrefois cet homme désespéré, et demandons grâce au Seigneur par cette confession: « Je crois, Seigneur, aide-moi dans mon incrédulité »!

Sans nul doute, Il ne manquera pas de nous secourir!

Vigile matinale 7 mars

7 mars 2016

« Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi. » Luc 17.5

Une demande précise
Ce n’est que lorsque nous nous trouvons vraiment face à nous-mêmes, que nous commençons à comprendre ce qui nous manque.

Trop souvent, il nous est demandé tant de choses, même impossibles… Dans le cas du texte de Luc, c’est pardonner sept fois; pour un autre, ce sera d’accepter l’inacceptable : le handicap, la maladie, le deuil… Pour un autre encore, il faudra assumer une écharde dans la chair : un problème de santé, une profession et un avenir incertains, une difficulté familiale, etc…

Devant toutes ces angoisses, les disciples nous montrent le chemin : pas de discussions ni de revendications. Et l’on imagine fort bien qu’il y ait eu un silence ou une concertation entre les versets 4 et 5, car les disciples sont d’accord sur les termes de la demande de grâce : «Augmente-nous la foi» !

Et même si le contenu de la prière reste quelque peu maladroit, son principe est très révélateur : cette requête s’enracine dans la prise de conscience de leur propre faiblesse… C’est cette même révélation qui avait déjà fait dire aux disciples : «Seigneur, apprends- nous à prier» (Luc 11.1). Mais si nous avons la certitude que Dieu est puissant et qu’Il nous écoute quand nous Lui présentons nos requêtes, alors ne craignons pas de faire de tous nos besoins une prière permanente (Luc 18.1).

Une réponse surprenante
Ce qui nous permet de sonder le décalage entre les disciples, leur besoin exprimé, et le Seigneur, c’est la réponse de Celui-ci (v.6). Jésus ne répond pas directement à la requête, et surtout ne donne aucune «recette» susceptible de satisfaire immédiatement les disciples.

Jésus va d’abord souligner l’efficacité de la foi – d’un grain de foi ! …Une force capable de soulever des montagnes, comme l’indique le sigle F.O.I. : une Force qui Ouvre l’Impossible…

Peut-être faut-il noter que les montagnes déplacées, les arbres déplantés, … Jésus ne l’a pas effectué Lui-même ! Etait-ce en effet bien utile ? Une foi qui serait démonstrative, sollicitée par Satan lui-même : «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne…»(Matt 4.3).

Et pour nous, quelle utilité ? Prouver à d’autres que nous avons la foi ? Or, qu’avons-nous à prouver, si ce n’est l’authenticité de notre vie avec Christ ? Il peut y avoir des montagnes à déplacer dans notre vie. Mais que nous enseigne Jésus à ce sujet ?

Une réponse parabole
Au verset 6, Jésus ne répond pas quant à la taille de notre foi – au principe « d’en posséder davantage ». Mais, en évoquant un phénomène physique bizarre, Jésus amène ses disciples à voir que l’exploit à réaliser – pardonner à son frère – est de la même nature : impossible à vues humaines, possible par la foi !

«Tout est possible à celui qui croit», (Luc 9.23). Mais attention à nous-mêmes ! (Luc 17.3). Dieu ne recherche pas de notre part davantage de foi ou plus de capacités. Ce dont Il a besoin, c’est de notre disponibilité et de l’exercice de notre foi, de «cette mesure de foi accordée à chacun par Dieu» (Rom 12.3), de cette foi qui nous est personnelle… Sans reproche dans la voix, Jésus dévoile à ses disciples ce qu’ils possèdent déjà ! Et Il souligne, non la quantité, mais l’efficacité de ce que Dieu a planté en nous.

Le projecteur braqué sur le superbe aveu de faiblesse des disciples, Jésus le porte maintenant sur le magnifique trésor qui nous est accordé par Dieu. Déjà, dans l’Ancien Testament, il nous est dit d’une autre manière : «Va, avec la force que tu as»(Jug 6.14). Ainsi, pourquoi nous arrêterions-nous à notre incrédulité qui en réclame toujours davantage, plutôt qu’à Jésus qui révèle la foi que nous possédons déjà et qui reste inopérante ?

EXPLICATION EN PROFONDEUR SUR LA VIE, LA MORT ET LA RÉSURRECTION

4 mars 2016

1. Appelé homme
A plusieurs reprises dans le Nouveau Testament, Jésus est appelé homme :
Par lui-même : « Vous cherchez à me faire mourir, moi un homme… » (Jean 8 : 40, texte grec)
Par Pierre : « Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage » (Actes 2 : 22) ;
Par Paul : « L’homme qui jugera le monde » (Actes 17 : 31)
« Le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ… » (Romains 5 : 15)
« C’est par cet homme qu’est venue la résurrection des morts » (1 Corinthiens 15 : 21) – Nous avons « un seul médiateur, Jésus-Christ, homme » (1 Timothée 2 : 5).

2. Fils de l’homme
Son titre de prédilection fut : « Fils de l’homme », qui apparaît plus de 80 fois dans le Nouveau Testament, dont 55 fois dans les évangiles sur les lèvres de Jésus lui-même. « La première question qui se pose est celle-ci : que signifie l’expression […] du point de vue purement philologique ? Il nous faut remonter à l’araméen. […] Barnascha. Bar est […] l’équivalent araméen de l’hébreu ben = fils. Nous trouvons ce terme dans divers noms propres, tels que Barnabas, Barsabbas, Bartholomé, etc… Nascha, dérivé de la même racine que l’hébreu isch, pluriel anaschim, signifie ‘’l’homme.» Barnascha est donc l’expression araméenne à laquelle correspond le grec huios tou anthrôpou. » Le professeur Oscar Cullmann, qui donne cette explication que l’expression désigne tout simplement un homme. Dans Marc 3 : 28, elle concerne effectivement tous les hommes en général.

Ce n’est pourtant pas au hasard que Jésus a choisi de s’appeler ainsi. L’expression avait déjà toute une histoire, nous allons résumer brièvement. Trois sources littéraires sont possibles. D’abord l’Ancien Testament où l’expression désigne un homme, avec ses limitations de créature menacée et fragile. Une deuxième source possible est le langage religieux ambiant (Syrie, Iran, Babylonie, Asie Mineure, etc.) où on appelait ainsi une espèce d’être céleste envoyé à l’humanité comme sauveur. Mais il convient de rappeler surtout le sens de « Fils de l’homme » dans les apocalypses juives. Daniel s’en servait déjà pour présenter le juge céleste, apparaissant sur la scène de l’histoire dans les derniers jours.

L’examen des textes évangéliques, selon Pierre Bonnard permet presque à coup sûr de préférer cette dernière interprétation. En se désignant comme Fils de l’homme Jésus a choisi le titre messianique le moins compromis de nationalisme juif et d’espérances guerrières. Oscar Cullmann pense de même : « Jésus […] a exprimé par le titre de Fils de l’homme sa conviction d’avoir à accomplir l’œuvre de l’homme céleste. Et cela de deux façons : d’une part à la fin des temps, dans la gloire, conformément à l’attente de certains milieux juifs ; d’autre part dans l’abaissement de l’incarnation au sein de l’humanité pécheresse. »

II convient d’ajouter que dans les exposés christologiques postérieurs, la notion d’abaissement a pris le pas sur celle de juge céleste. L’apôtre Paul déjà, dans son célèbre discours devant l’aréopage d’Athènes, appelait « homme » celui qui jugera le monde selon la justice (Actes 17 : 31). Ignace d’Antioche, à la fin du premier siècle, oppose Fils de l’homme à Fils de Dieu pour marquer la pleine humanité de Jésus. Il semble n’avoir plus rien compris au sens eschatologique dont l’expression était revêtue dans le christianisme primitif. Quelle qu’ait été alors sa valeur messianique, on peut dire avec Frank Coulin : « Le Fils de l’homme, c’est celui qui est unique entre les hommes, puisque réellement et fondamentalement homme. »

3. Vie d’un homme
Jésus a connu le parcours d’un homme : né de Marie, il a grandi normalement, il a dû apprendre l’obéissance au prix d’un gros effort et d’une réelle souffrance (Hébreux 5 : 8) ; finalement il est mort au terme d’une horrible agonie (Matthieu 27 : 26-35 ; Jean 19 : 20 ; Luc 22 : 44 ; Matthieu 26 : 36-46).

4. Caractéristiques d’un homme
II possédait toutes les caractéristiques d’un corps humain (Matthieu 26 : 26) et singulièrement la chair et le sang (Hébreux 2 : 14)

5. Principes instinctifs humains
Tous les principes instinctifs qui conditionnent l’humanité marquent profondément son existence : la faim (Matthieu 4 : 2), la soif (Jean 19 : 28), la fatigue (Jean 4 : 6), le sommeil (Matthieu 8 : 24), l’amour (Marc 10 : 21), les pleurs (Jean 11 : 34,35 ; Luc 19 : 41 ; Hébreux 5 : 7), l’émotion (Jean 11 : 33), la tristesse (Matthieu 26 : 38), l’angoisse (Jean 12 : 27).

6. Assujetti aux lois du développement
Comme tous les humains, il fut également assujetti aux lois du développement : la naissance, la croissance, la connaissance (Luc 2 : 46), l’obéissance (Hébreux 5 : 8), la tentation, l’agonie morale et physique (Luc 22 : 44) jusqu’au moment où, comme tout le monde, il rendit l’esprit (Jean 19 : 30).

7. Jusqu’à la mort
« Pas après pas, il s’est humilié lui-même jusqu’à la mort — mais quelle mort ! La plus honteuse, la plus cruelle, la mort sur la croix réservée aux malfaiteurs. Il n’est pas mort aux yeux du monde comme un héros, entouré d’honneurs, tel un homme au combat. Il mourut comme un criminel condamné à mort, suspendu entre ciel et terre, connut une mort ignominieuse, exposé aux ricanements et aux insultes d’une foule avilie, criminelle et débauchée. » Georges STEVENY

Vigile matinale 4 mars

4 mars 2016

L’EXPÉRIENCE DU SALUT
Le Christ, qui n’a pas connu le péché, Dieu, dans son amour infini et sa  miséricorde, l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. Sous l’influence du Saint-Esprit, nous prenons conscience de notre besoin, nous reconnaissons notre condition de pécheurs, nous nous repentons de nos transgressions et nous exprimons notre foi en Jésus, comme Seigneur et Sauveur, substitut et exemple. Cette foi par laquelle nous recevons le salut provient du pouvoir divin de la Parole; c’est un don de la grâce de Dieu.
Par le Christ, nous sommes justifiés, adoptés comme fils et filles de Dieu, et délivrés de la domination du péché. Par l’Esprit, nous naissons de nouveau et nous sommes sanctifiés; l’Esprit régénère nos esprits, grave la loi d’amour dans nos cœurs, et nous recevons la puissance nécessaire pour vivre une vie sainte. En demeurant en lui, nous devenons participants de la nature divine, nous avons l’assurance du salut, maintenant et   au jour du jugement.

 « Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Nicodème lui dit: Comment
un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?
Jésus répondit:
En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.» Jean 3.3-8

Une responsabilité solennelle repose sur tous ceux qui connaissent la vérité: celle de veiller à ce que leurs actes correspondent à leur foi. Il faut que leurs vies soient affinées et sanctifiées, afin qu’ils puissent être préparés pour l’œuvre qui doit s’accomplir rapidement aux derniers jours de la proclamation du message. Ils n’ont ni temps ni force à dépenser dans la satisfaction de leurs appétits. Ces paroles devraient retentir puissamment à nos oreilles: « Repentez-vous et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur. » Actes 3:19. Ils sont nombreux parmi nous ceux qui manquent de spiritualité et qui, à moins d’une réelle conversion, seront irrémédiablement perdus. Voulez-vous courir ce risque? … {CNA 42.3}

Seule la puissance du Christ peut opérer dans les cœurs. C’est elle qui transforme tous ceux qui désirent participer à la vie nouvelle dans le royaume des cieux. « Si un homme ne naît de nouveau, a dit le Sauveur, il ne peut voir le royaume de Dieu. »Jean 3:3. La religion qui vient de Dieu est la seule qui puisse conduire à lui. Pour le servir normalement, il faut que nous soyons nés de l’Esprit divin. Nos cœurs seront alors purifiés, nos esprits renouvelés, et nous recevrons de nouvelles aptitudes pour connaître et aimer Dieu. Nous obéirons spontanément à toutes ses exigences. C’est là le culte véritable. — Témoignages pour l’Église 3:421-424 (1909). {CNA 42.4}

Vigile matinale 3 mars

3 mars 2016

 « il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » Colossiens 2.15

1 – La première victoire se trouve dans le verbe « dépouiller».
Il (Jésus) a dépouillé les dominations et les autorités….Le verbe dépouiller vient du grec « apekduomai» qui veut dire : « ôter les vêtements jusqu’à une complète nudité ». En utilisant ce mot, le Saint-Esprit nous dit que Jésus-Christ à la croix a complètement mis à nu, démasqué, désarmé, dévêtu, l’ennemi de nos âmes ainsi que toute son armée.

Cela veut dire que c’est à la croix qu’ils ont été vaincus. Nous n’avons donc pas à essayer de les vaincre, ils sont déjà vaincus. Notre part, pour vivre cette victoire c’est de nous maintenir sous la puissance de la croix….Autrement dit : JACQUES 4/7 : «Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous.»

2 – La deuxième victoire se trouve dans le verbe « livrer».
Jésus les a « livré » publiquement en spectacle. Le verbe « livrer » vient du  grec « deigmatidzo » et signifie littéralement « exposer, exhiber, étaler » une autre version dira : « il les a exposé à la dérision ». Ce mot était utilisé dans le grec classique et ancien pour exhiber ou exposer les soldats captifs avec leurs armes et leurs butins saisis pendant une guerre sur un sol étranger.
Par ces paroles l’apôtre Paul veut nous dire la défaite de Satan et de toute son armée a été exhibée, étalé publiquement pour que tout le monde spirituel le sache. Mais le prince des ténèbres, veut cacher, voiler et couvrir cette vérité. Cette défaite a eu lieu à la croix, voilà pourquoi il déteste le message de la croix. C’est le seul message qui libère les captifs
Il ne peut pas avoir de salut sans la croix….
Il ne peut pas avoir de délivrance sans la croix….
Il ne peut pas avoir de guérison sans la croix….
Il ne peut pas avoir de victoire sans la croix…

3 – La troisième victoire se trouve dans le mot «triomphant» :
Le mot «triomphe» du grec «triambeuo» était utilisé pour décrire un général de l’armée qui revenait d’une campagne d’un pays ennemi après avoir obtenu une victoire éclatante. Il y avait toujours une parade éclatante! La guerre terminée, il rentrait au pays, déployant au vue et au su de tout le monde, les ennemis vaincus, enchainés.

De même Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur, est venu dans un territoire ennemi (la terre) pour vaincre l’ennemi (Satan). Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus et tenus en esclavage. Cette victoire s’est conclue à Golgotha! C’EST FAIT CHRIST EST VAINQUEUR!

L’apôtre Paul fait allusion au triomphe de Christ et la bonne nouvelle, c’est qu’il nous y associe! Nous sommes unis en Lui. Maintenant écoutons bien, nous n’avons plus à nous occuper d’un ennemie vaincu mais nous devons nous occuper du grand vainqueur. C’est à dire chercher à plaire à celui qui nous a délivré, racheté, sauver, guéri….C’est là notre lot! Par Josué Pena