Tempérance et bonheur
« Un cœur joyeux est un bon remède,
Mais un esprit abattu dessèche les os. » Proverbes 17.22
Cette ultime tranche du fruit de l’Esprit soulève la question du bonheur.
Tempérance et bonheur
« Un cœur joyeux est un bon remède,
Mais un esprit abattu dessèche les os. » Proverbes 17.22
Cette ultime tranche du fruit de l’Esprit soulève la question du bonheur.
Mettre de l’ordre dans sa vie
« Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ; c’est en haut qu’est votre but, non sur la terre. Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. » Colossiens 3.1-4
Le croyant apprend ainsi à mettre de l’ordre en lui-même, à dominer ses passions et ses tentations d’éloignement de l’itinéraire de foi et d’espérance que Dieu lui propose.
Et le bonheur dans tout cela ?
« Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, Quand je cherche auprès de toi mon refuge. » Psaume 25.20
Gardons-nous de toute méprise sur la question de la tempérance ou de la maîtrise de soi. Tempérance ne signifie pas abstinence et austérité. Tempérance ne signifie pas renoncement ou résignation. Tempérance ne signifie pas ascèse ou ermitage.
La Parole de Dieu nous éduque
« Les Saintes Écritures […] ont le pouvoir de [te] communiquer la sagesse qui conduit au salut par la foi qui est dans le Christ Jésus. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, équipé pour toute œuvre bonne » 2 Timothée 3.15-17
Le même Paul qui évoque le fruit de l’Esprit affirme que la force de croissance du chrétien se trouve dans la Parole de Dieu.
La tempérance
« Sanctifie-les par ta vérité. Ta parole est la vérité ». Jean 17.17
Cette neuvième tranche du fruit de l’Esprit est un véritable défi, tant dans sa compréhension que dans son application. Il ne s’agit ici ni de résignation ni de fatalisme. Développer un esprit de tempérance, ce n’est pas abandonner sa personnalité et vivre dans la négation de la nature humaine. C’est encore moins l’appel à la paresse ou à la passivité.
Avoir un objectif
« Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » Psaume 119.9
Puisqu’il est en apprentissage, le chrétien porteur du fruit de l’Esprit ne marche pas au hasard. C’est pour cela qu’il est important de se fixer des objectifs dans la vie. L’itinéraire humain devient encore plus intéressant et épanouissant lorsqu’un individu sait où il va, ce qu’il veut faire et les moyens dont il dispose pour réussir.
Une vie transformée
« Faites donc mourir ce qui en vous appartient à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais et cette cupidité, qui est une idolâtrie. Voilà ce qui attire la colère de Dieu, voilà quelle était votre conduite autrefois, ce qui faisait votre vie. Maintenant donc, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, irritation, méchanceté, injures, grossièreté sortie de vos lèvres ». Colossiens 3.5-8
En parlant du comportement des croyants, Paul décrit sans hésitation l’attitude attendue de ceux qui suivent le Christ :
Une vie transformée par le Christ est une vie équilibrée.
Une question d’attitude
« Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. » 1 Corinthiens 9.26
Dans la première épître aux Corinthiens, la maîtrise de soi chez Paul s’apparente à une forme de discipline chez les sportifs.
Maîtriser ou refouler ?
« A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. » 1 Corinthiens 7.8,9
Lorsqu’il s’adresse aux chrétiens de Corinthe, Paul emploie deux fois le verbe « egkrateuomai » déjà utilisé dans la Septante (la version grecque de l’Ancien Testament).
Qu’est-ce que la maîtrise de soi ?
« Une personne sans maîtrise d’elle-même est vulnérable, toujours sujette aux attaques et aux défaites ». Proverbes 25.28
La maîtrise de soi est un passage obligé de l’expérience chrétienne, grâce à l’action du Saint-Esprit dans notre vie.