Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 28 juillet

28 juillet 2022

Une confrontation à double sens (1)

« Alors, les Pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de le prendre au piège en parole. Ils envoient leurs disciples, avec les Hérodiens, pour lui dire : […] Dis-nous donc ce que tu en penses : est-il permis ou non de payer la capitation à César ? Mais Jésus, qui connaissait leurs mauvaises intentions, répondit : Pourquoi me mettez-vous à l’épreuve, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie la capitation. Ils lui présentèrent un denier. Il leur demande : De qui sont cette image et cette inscription ? « De César », lui répondent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Matthieu 22.15-21 

Une confrontation est toujours à double sens. Quand Jésus défia les chefs juifs dans ses paraboles, ceux-ci furent prompts à répliquer. En lui demandant s’il était pertinent de payer l’impôt à César, ils voulaient enfermer Jésus dans un dilemme. Si Jésus répondait qu’il n’était pas permis de le faire, les chefs pourraient le dénoncer aux autorités romaines et il serait arrêté. D’un autre côté, s’il affirmait qu’il était permis de payer l’impôt à César, il perdrait toute influence auprès du peuple. En effet, les Juifs considéraient que Dieu seul était le Roi, et que le fait de payer des impôts à toute autre autorité revenait à la reconnaître et à l’accepter. C’était donc une insulte à Dieu. Ainsi, quelle que soit la réponse de Jésus, ses détracteurs s’apprêtaient à lui causer des problèmes.

Jésus fit une réponse à la fois étonnante et sage. Il demanda à voir l’une des pièces des chefs juifs et il fut forcé d’admettre que le portrait de César y figurait. Alors il affirma qu’il fallait rendre à la fois à César et à Dieu ce qui leur était dû. Cette déclaration inattendue mit fin à la polémique. Les chefs juifs comprirent rapidement que Jésus avait évité le piège qu’ils lui avaient délibérément tendu.

La réponse de Jésus est particulièrement intéressante. Il établit clairement que l’on pouvait faire une distinction entre ce qui était relatif à César et ce qui était relatif à Dieu. Par conséquent, il fit comprendre à ses auditeurs que ses disciples pouvaient être à la fois citoyens du royaume de Dieu et citoyens d’une nation particulière.

Malheureusement, dans notre monde tout sauf parfait, les responsabilités que peuvent avoir les chrétiens vis-à-vis de ces deux royaumes sont parfois incompatibles. Or, le chapitre 22 de Matthieu ne nous dit pas si le royaume de Dieu a la priorité sur César, si c’est l’inverse, ou si les deux royaumes sont sur un pied d’égalité. L’Église primitive fut confrontée à ce problème. Paul et Pierre affirmaient qu’il faut obéir aux autorités des gouvernements terrestres, car elles représentent Dieu (Romains 13.1-7 ; 1 Pierre 2.13-14). Cependant, le Nouveau Testament affirme aussi clairement que, lorsque les ordres d’un dirigeant de ce monde sont en contradiction avec les commandements de Dieu, « il faut obéir à Dieu plutôt qu’à des humains » (Actes 5.29). George Knight – Tournez les yeux vers Jésus)

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