Le bon Maître
« Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et, se jetant à genoux devant lui : Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-Je faire pour hériter la vie éternelle ? » Marc 10 : 17
Ce titre, bon Maître, fut donné à Jésus par le jeune homme riche, car on ne le trouve pas ailleurs dans la Bible. On ne s’adressait pas ainsi aux rabbins de l’époque du Christ. Étant donné le rang du jeune homme et le sérieux de sa question, il semble certain qu’il avait une raison sincère d’adresser ce compliment à Jésus. Quels que soient ses mobiles, le jeune homme exprimait une profonde vérité.
La réponse de Jésus ne devrait pas être considérée comme un désaveu de sa divinité. La vie, le caractère, les enseignements et le ministère de Jésus démontrent qu’il était en vérité le bon Maître. Comme deuxième personnage de la trinité, Jésus est la bonté même. Il enseignait la justice avec bonté ; la bonté imprégnait toute Sa personne, tous ses actes. Il est écrit : « Jésus de Nazareth. Allait de lieu en lieu faisant du bien. » (Actes 10 : 38.) Le Seigneur lui-même déclara : « Je suis le bon berger. » (Jean 10 : 14.) En paraissant rejeter l’épithète « bon », Jésus tenait à aider le jeune homme riche à découvrir que le bon Maître était aussi le Fils de Dieu.
Ceux qui bénéficient de la grâce rédemptrice du Christ reconnaissent en lui le Sauveur et le Seigneur de même que le bon Maître. Ce qu’il fait est toujours bon, car il est la bonté incarnée. Et la bonne nouvelle, c’est que par sa grâce nous aussi pouvons devenir bons.
La notion que le jeune homme avait de Jésus était correcte, mais incomplète. Il devait voir en Christ le Fils unique de Dieu, le Sauveur du monde. Ellen White écrit : « Les goûts et les désirs de ce jeune homme n’étaient pas négatifs mais favorables à la croissance de sa spiritualité. Il avait vu Jésus bénir les petits enfants, ce qui l’avait convaincu de sa bonté. » (Review and Herald, 11 septembre 1900.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le Maître de bonté. Enseigne-moi à faire le bien, selon ta volonté. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)