Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 02 Avril

2 avril 2025

Ils m’édifieront un sanctuaire et j’habiterai parmi eux

« Ils me feront un sanctuaire et j’habiterai au milieu d’eux. » (Exode 25.8)

Le Seigneur ordonna la construction d’un sanctuaire. Peut-être ressemblait-il au temple d’Amon à Kamak, doté d’une magnifique salle hypostyle ? Ou peut-être à celui de Deir el-Bahari, construit pour la reine Hatchepsout, la mère adoptive de Moïse ? Pas du tout ! Le modèle suivi pour le sanctuaire israélite du désert fut ce « véritable tabernacle, dressé par le Seigneur et non par un homme », ces « choses célestes » dont l’enceinte sacrée n’était rien de plus qu’une « image et une ombre ». Moïse construisit le sanctuaire « conformément au modèle qui lui avait été montré sur la montagne » (He 8.2, 5-6).

J ‘ai visité l’Égypte il y a plusieurs années. Je me souviens de ma surprise, pour ne pas dire de ma stupeur, quand le guide nous conduisit au complexe sacré de Kamak, au sancta sanctorum, le lieu très saint du temple. C’était un cube parfait où l’on rendait un culte au dieu créateur Min, une petite statue phallique placée à l’intérieur d’une espèce de tabernacle. J’ai aussi vu dans les hypogées des fresques murales d’anges, semblables aux chérubins du propitiatoire de l’arche, qui couvraient leurs pieds de leurs ailes. Il est évident que le Seigneur, condescendant à une certaine contextualisation, permit à Moïse de reproduire des éléments empruntés aux temples égyptiens, mais sublimés.

Bien que la réelle, la véritable habitation de Dieu parmi les hommes soit l’incarnation de Jésus-Christ (Jn 1.14), le sanctuaire israélite l’a typifiée : la lumière de la shekinah entre les deux anges du propitiatoire était une représentation vivante de la présence divine ; les lampes allumées du chandelier à sept branches symbolisaient la lumière de l’Esprit saint illuminant le peuple ; les pains de proposition représentaient Jésus, le Pain de vie ; le sang des victimes propitiatoires des sacrifices et les prêtres représentaient le sang de Christ répandu sur la croix et Jésus dans sa fonction sacerdotale. Le sanctuaire israélite, témoin vivant du salut dans l’Ancien Testament, était une magnifique parabole prophético-messianique du ministère de Jésus et du plan du salut dans le Nouveau Testament. C’est pourquoi, cette étrange fête du jour des expiations, avec toute sa portée eschatologique, était aussi une représentation de la fin, du jugement investigatif et de l’ultime acte intercesseur du Sauveur dans le ciel avant sa venue.

C’est pourquoi chaque croyant est ici-bas un sanctuaire, un temple de l’Esprit saint dans lequel nous rendons un culte à Dieu en esprit et en vérité, un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, portant Christ, sa vie et sa croix dans notre être intérieur.

Aimeriez-vous que le Seigneur habite aujourd’hui dans votre vie ? C’est possible. Ouvrez-lui la porte de votre cœur !

(« Mais il y a un Dieu dans les cieux » Carlos Puyol Buil. Ed: Safeliz)

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