Caleb manifesta un autre esprit
« Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d ‘un autre esprit, et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le possèderont. » (Nombres 14.24)
L’exode et l’entrée dans la terre promise auraient pu avoir lieu quarante ans plus tôt si les douze espions qui explorèrent le territoire de Canaan avaient adopté l’attitude de Josué et Caleb. De retour à Kadès-Baméa, ils remirent à la congrégation les fruits rapportés de leur reconnaissance, avec deux rapports : celui de Josué et Caleb d’une part, et celui des dix autres membres de l’expédition d’autre part (Nb 13.3-14, 38). Ellen White établit le parallèle suivant entre l’exode et la pérégrination de l’Église dans ce monde : «Durant quarante ans, l’incrédulité, les murmures et la rébellion ont interdit à l’ancien Israël l’entrée dans le pays de Canaan. Les mêmes péchés ont retardé l’entrée de l’Israël moderne dans la Canaan céleste. Ni dans un cas ni dans l’autre, les promesses de Dieu n’étaient en cause. » (Manuscrit 4, 1883, Évangéliser, p. 620)
Qu’y avait-il de différent dans l’attitude de Josué et Caleb ? Le premier contraste entre eux et les dix autres espions réside dans la foi des premiers et l’incrédulité des seconds. L’incrédulité suppose l’oubli des merveilles que Dieu avait accomplies en faveur d’Israël (Nb 14. 1 1) ainsi qu’une perpétuelle ingratitude envers le Père céleste (Nb 14.3), laquelle engendrait chez le peuple pessimisme, désespoir, obstination, critiques contre les dirigeants et cette folle idée de vouloir retourner en Égypte (Nb 14. 1-4). La foi de Josué et Caleb ne ferma pas les yeux sur les conditions complexes de l’exode. Elle ne fut pas non plus irrationnelle ni téméraire, mais plutôt sincère et objective. Au lieu d’engendrer l’abattement, elle fut source de courage, d’absolue confiance en la Providence (Nb 14.5-9).
Le second contraste entre les dix espions et Josué et Caleb porte sur la fidélité. Les premiers furent infidèles à Dieu dans leurs voies. Par contre, Josué et Caleb suivirent toujours le Seigneur (Nb 32.11-12).
Le troisième contraste ressort de la consécration, l’abnégation et l’esprit de sacrifice des deux jeunes hommes. Le mot « nous » apparait neuf fois dans le rapport des dix espions, mais Josué et Caleb s’oublièrent eux-mêmes pour mettre tout ce qu’ils possédaient au service du peuple de Dieu.
Enfin, les dix espions et le peuple qui les suivait voulurent lapider Josué et Caleb (Nb 14.10). Leur violence criminelle contrasta par rapport à l’esprit de solidarité et d’unité que manifestèrent Josué et Caleb durant quarante ans.
Comme Josué et Caleb, vous pouvez aussi adopter une attitude différente aujourd’hui face au pessimisme dominant la société actuelle et reconnaitre Dieu devant les autres.
(« Mais il y a un Dieu dans les cieux » Carlos Puyol Buil. Ed: Safeliz)