Des fruits de saison
« Il donne du fruit en sa saison et son feuillage ne se flétrit pas ; il réussit tout ce qu’il fait. » Psaume 1. 3b
La mémoire gustative nous fait chercher certaines douceurs selon les saisons.
Des fruits de saison
« Il donne du fruit en sa saison et son feuillage ne se flétrit pas ; il réussit tout ce qu’il fait. » Psaume 1. 3b
La mémoire gustative nous fait chercher certaines douceurs selon les saisons.
Progresser avec le Christ
« Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas si je t’ai dit : Il vous faut naître d’en haut. » Jean 3.4
Avec douceur, Jésus nous aide à avancer sur le chemin du royaume.
Contempler le Fils de Dieu
« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. » Jean 3.14,15
Sur notre acte de naissance, il n’y a rien qui indique si nous avons hérité d’une nature douce… C’est le Saint-Esprit qui peut nous aider.
Le fruit de l‘Esprit est … douceur !
« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous… » Jean 14.16
L’Esprit produit du fruit dans la douceur de la grâce !
Heureux les doux
« Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! » Matthieu 5.5
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus prononce ses fameuses Béatitudes. Il inclut une parole sur la douceur, comme un trait de caractère propre à ceux qui seront récompensés, in fine. Il déclare :
Douceur dans l’espérance
« Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect. » 1 Pierre 3.15
L’apôtre Pierre recommande de répondre avec douceur à ceux qui demandent une raison de l’espérance chrétienne. Il a certainement connu une transformation, lui dont les Évangiles montrent souvent l’impulsivité. Il a compris que la douceur témoigne mieux que la force en faveur de Jésus-Christ.
Douceur et contradiction
« Aussi, débarrassés de toute souillure et de tout débordement de méchanceté, accueillez avec douceur la parole plantée en vous et capable de vous sauver la vie. » Jacques 1.21
L’apôtre Paul exhorte le serviteur de Dieu à faire preuve d’un esprit de douceur même en cas d’opposition et de divergences
Pardon et douceur
« Pardonne-nous nos torts envers toi, comme nous-mêmes nous avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous, et ne nous conduis pas dans la tentation, mais délivre-nous du Tentateur. […] En effet, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ». Matthieu 6.12-14
J’ai grandi à l’Ile Maurice, où parmi certaines habitudes on consomme des mangues vertes ou qui commencent à mûrir, en salade, avec du sel et du piment (quelle idée, n’est-ce pas !). Mais pour adoucir tout ce mélange, on y ajoute de la compote de tamarin, de bilimbi ou des morceaux d’ananas. A défaut, on utilise un peu de sucre tout simplement et je peux vous assurer que c’est délicieux. Mes sœurs et mes nièces sont des spécialistes en la matière et quel que soit l’endroit où elles se retrouvent, elles aiment bien renouveler l’expérience. J’ai en mémoire, et avec un certain amusement, la façon dont ma fille cadette a appris à s’adapter à cette « douce » tradition. Cela me fait penser à notre tranche du fruit spirituel : il faut un peu de douceur lorsqu’il y a des mélanges difficiles à gérer ou à intégrer.
Comme nous l’avons déjà vu, il existe un lien inévitable entre le pardon et chacune des tranches du fruit de l’Esprit. Puisque le fruit de l’Esprit est également le témoignage de la douceur, le pardon devient un moyen extraordinaire pour nous mettre en relation avec l’Autre – divin ou humain.
Une relation qui demande de la lucidité autant que la confiance, l’humilité et l’amour. Chaque jour devient l’occasion d’une nouvelle appréhension de ce don de Dieu et son application dans notre quotidien. Ce sera également une nouvelle possibilité de consécration et d’engagement à pratiquer ce que Jésus nous demande de faire : « En effet, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ». (Matthieu 6.14)
La douceur facilite l’exercice du pardon, l’entretient et devient un vrai remède contre la rancune et la rancœur. On ne peut imaginer un groupe de croyants au sein duquel la douceur ne trouverait pas de place. Des tensions et des conflits surgissent souvent dans des communautés de foi. Aussi, chacun est invité à faire preuve de douceur, d’humilité et de de pratiquer le pardon.
Prière du jour : « Donne-nous un esprit de douceur pour mieux pratiquer le pardon. »
Douceur et bonté
« Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, car je suis doux et humble de cœur ». Matthieu 11.28, 29
L’Ancien Testament proclame la grande bonté de Dieu, synonyme de « douceur ». Loin d’être une manifestation de faiblesse ou de passivité, la douceur est synonyme d’une force intérieure, proche de la maîtrise de soi, ultime tranche du fruit de l’Esprit et inspirée par l’humilité.
Définir la douceur
« Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin ;
Ils sont plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons.
Ton serviteur aussi en reçoit instruction ;
Pour qui les observe la récompense est grande. » Psaumes 19.11,12
Le terme douceur vient de l’hébreu ‘anav, « doux ». Le grec le traduit par praütês, « douceur ». Il n’est pas toujours facile de trouver un sens équivalent en français, d’où la variété des traductions : « doux », « débonnaires », « humbles ».