Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Explication en profondeur sur le baptême

7 avril 2016

Nyangwira vivait en Afrique centrale. Elle ne considérait pas le baptême comme une simple option. Elle avait étudié la Bible avec ferveur pendant plus d’un an et avait hâte de devenir une chrétienne.
Un soir, elle fit part à son mari de ce qu’elle avait appris. Hors de lui, il cria : — « Je ne veux pas de cette religion chez moi. Si tu persévères dans cette voie, je te tuerai. »
Malgré les menaces, Nyangwira continua cependant à étudier la Bible. Elle fut bientôt prête pour le baptême.
Avant de quitter sa maison pour se rendre à la cérémonie baptismale, Nyangwira se mit respectueusement à genoux aux pieds de son mari et lui annonça qu’elle allait être baptisée. Il sortit alors son grand couteau de chasse et cria : — « Je t’avais dit que je ne voulais pas entendre parler de ton baptême ; que le jour où tu te ferais baptiser, je te tuerais. »
Résolue toutefois à suivre son Seigneur, Nyangwira se mit en route, les menaces de son mari résonnant encore dans ses oreilles.
Avant de pénétrer dans l’eau, elle confessa ses péchés et consacra sa vie à son Sauveur, ne sachant pas si elle ne devrait pas mourir pour lui ce jour même. Mais la paix emplit son cœur alors qu’elle était baptisée.
De retour à la maison, elle apporta le couteau à son mari. — « As-tu été baptisée ? » lui demanda-t-il, courroucé. — « Oui, répondit-elle simplement, voici le couteau. » — « Es-tu prête à être tuée ? » — « Oui. »
Stupéfait de son courage, son mari n’eut plus jamais le désir de la tuer.

L’IMPORTANCE DU BAPTÊME. Vaut-il la peine de risquer sa vie pour être baptisé ? Dieu exige-t-il réellement le baptême ? Le salut en dépend-il ?

L’EXEMPLE DE JÉSUS. Un jour, Jésus quitta son atelier de charpentier à Nazareth, salua sa famille et se rendit sur les rives du Jourdain où son cousin Jean prêchait. S’approchant de lui, il lui demanda de le baptiser. Surpris par cette requête, Jean essaya de le dissuader : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi ? »
« Jésus lui répondit : laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi toute justice. » (Matthieu 3 : 13-15).

Le baptême de Jésus fait à jamais de cette ordonnance une exigence divine (Matthieu 3 : 13-17 ; cf. Matthieu 21 : 25). Le baptême est une démarche de justice à laquelle tous peuvent participer. Puisque le Christ — celui qui est sans péché — a été baptisé pour « accomplir toute justice », nous qui sommes pécheurs devons l’être à plus forte raison.

LE COMMANDEMENT DE JÉSUS. À la fin de son ministère, le Christ donna cet ordre à ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. » (Matthieu 28 : 18-20).

D’après cet ordre de mission, il est clair que le Christ requiert le baptême de ceux qui veulent entrer dans son Église, son royaume spirituel. Par le ministère des disciples, le Saint-Esprit amènera des êtres humains à se repentir, à accepter Jésus comme leur Sauveur et finalement à être baptisés au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit. Leur baptême démontrera qu’ils sont entrés personnellement en relation avec le Christ, et qu’ils ont décidé de vivre en harmonie avec les principes de son royaume de grâce. Le Christ conclut son propos en assurant ses disciples qu’il serait avec eux « tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

Après l’ascension, les apôtres du Christ ont proclamé la nécessité et l’urgence du baptême (Actes 2 : 38 ; 10 : 48 ; 22 : 16). En réponse à leurs appels, des multitudes furent baptisées, créant ainsi ce que le Nouveau Testament appelle l’Église (Actes 2 : 41, 47 ; 8 : 12), fondée sur l’autorité du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint.

BAPTÊME ET SALUT. Le Christ a enseigné ceci : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. » (Marc 16 : 16). Dans l’Église apostolique, le baptême suivait automatiquement l’acceptation du Christ. Il était une confirmation de la foi du nouveau croyant (cf. Actes 8 : 12 ; 16 : 30-34).

Pierre fit référence à l’expérience de Noé pendant le déluge pour illustrer la relation entre baptême et salut. À l’époque précédant le déluge, le péché avait atteint une telle ampleur que Dieu supplia les êtres humains de se repentir, faute de quoi ils seraient détruits. Seules huit personnes crurent, entrèrent dans l’arche et « furent sauvées à travers l’eau ». Pierre ajoute : « Cette eau était une figure du baptême qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement (ou la demande) d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ. » (1 Pierre 3 : 20, 21).

Pierre a ainsi expliqué que nous sommes sauvés par le baptême comme Noé et sa famille furent sauvés à travers l’eau du déluge. C’est bien sûr Dieu, non les eaux, qui sauva Noé. Par analogie, c’est le sang du Christ, non l’eau du baptême, qui enlève le péché du croyant. Mais le baptême, tout comme l’obéissance (de Noé) qui entra dans l’arche, est l’indice d’une “bonne conscience envers Dieu ». Quand un homme s’engage de la sorte, par la puissance de Dieu, le salut rendu possible par la résurrection de Jésus-Christ devient effectif [3]

Cependant, même si le baptême est indéfectiblement lié au salut, il ne le garantit pas systématiquement [4]. Paul voit dans l’exode d’Israël une représentation symbolique du baptême [5]. “Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé le même aliment spirituel et ils ont tous bu le même breuvage spirituel.” “Baptisés (…) dans la nuée — au— dessus d’eux — et dans la mer — de chaque côté — ”, telle est l’expérience symbolique du baptême des israélites traversant la mer Rouge. Pourtant, malgré cet événement, “la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu” (1 Corinthiens 10 : 1-5). De la même manière aujourd’hui, le baptême n’assure pas automatiquement le salut. “Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin du siècle est arrivée. Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber !” (1 Corinthiens 10 : 11, 12).

“UN SEUL BAPTÊME”. La forme du baptême varie parmi les chrétiens. Certains préconisent l’immersion ; d’autres l’aspersion ; d’autres encore l’affusion. La pratique d’un seul baptême est la caractéristique de l’unité générée par l’Esprit dans l’Église de Dieu (Éphésiens 4 : 5). Que dit la Bible au sujet du sens du verbe baptiser, au sujet de la pratique du baptême et de sa signification spirituelle ?

SIGNIFICATION DE “BAPTISER”Ce verbe vient du grec “baptizo”, qui implique l’immersion, car il dérive de “bapto” qui signifie “plonger” [7]. Lorsque le verbe baptiser fait référence au baptême dans l’eau, il exprime l’idée d’immersion, de plongée sous l’eau [8].

Dans le Nouveau Testament, le verbe baptiser est employé :
1. pour désigner le baptême dans l’eau (par exemple Matthieu 3 : 6 ; Marc 1 : 9 ; Actes 2 : 41) ;
2. Comme une métaphore des souffrances et de la mort du Christ (Matthieu 20 : 22, 23 ; Marc 10 : 38, 39 ; Luc 12 : 50) ;
3. Pour annoncer la venue de l’Esprit-Saint (Matthieu 3 : 11 ; Marc 1 : 8 ; Luc 3 : 16 ; Jean 1 : 33 ; Actes 1 : 5 ; 11 : 16) ;
4. Pour les ablutions ou la purification rituelle des mains (Marc 7 : 3, 4 ; Luc 11 : 38). Ce dernier usage ne justifie pas le baptême par aspersion, car il fait simplement référence à la purification d’impuretés cérémonielles par le moyen de l’eau. L’Écriture utilise le mot baptême à la fois pour désigner le baptême dans l’eau et la mort du Christ (Matthieu 3 : 7 ; 20 : 22).

J. K. HOWARD observe que le Nouveau Testament n’offre “aucune preuve que l’aspersion fut un jour une pratique apostolique. Tout prouve au contraire qu’elle a été introduite plus tardivement.”

  LE BAPTÊME DANS LE NOUVEAU TESTAMENT. Les références du Nouveau Testament au baptême dans l’eau impliquent l’immersion. Nous lisons que Jean baptisait dans le Jourdain (Matthieu 3 : 6 ; cf. Marc 1 : 5) et “à Enon, près de Salim, parce qu’il y avait beaucoup d’eau” (Jean 3 : 23). Seule l’immersion exigeait une telle quantité d’eau.

Jean plongea Jésus dans l’eau. Il le baptisa “dans le Jourdain”. Après quoi, Jésus “sortit” de l’eau (Matthieu 3 : 16 ; cf. Marc 1 : 9, 10).

L’Église apostolique pratiqua elle aussi le baptême “par immersion”. Lorsque l’évangéliste Philippe baptisa l’eunuque éthiopien, “tous deux descendirent dans l’eau” et en “remontèrent” (Actes 8 : 38, 39).

LE BAPTÊME DANS L’HISTOIRE. Avant l’ère chrétienne, les Juifs baptisaient leurs prosélytes par immersion. À Qumran, les Esséniens suivaient la même pratique, baptisant membres et convertis.

Des dessins dans les catacombes et les églises, des parterres en mosaïques, des murs, plafonds et bas-reliefs sculptés, des ornementations dans les éditions anciennes du Nouveau Testament surgissent “la preuve indiscutable que l’immersion était la pratique normale de l’Église chrétienne pendant les dix à quatorze premiers siècles de son histoire”. Les baptistères dans les anciennes cathédrales, dans les églises et vestiges en Afrique du Nord, en Turquie, en Italie en France et partout ailleurs attestent l’ancienneté de cette pratique.

LA SIGNIFICATION DU BAPTÊME.  La signification du baptême est intimement liée à la manière dont il est pratiqué. Alfred PLUMMER dit ceci : “Ce n’est que si le baptême est administré par immersion qu’on peut en saisir la pleine signification.”
UN SYMBOLE DE LA MORT ET DE LA RÉSURRECTION DU CHRIST. Les eaux qui submergent symbolisent le trouble et l’affliction oppressante (Psaume 42 : 7 ; 69 : 2 ; 124 : 4, 5). De la même manière, le baptême de Jésus dans l’eau correspond à une proclamation prophétique de ses souffrances, de sa mort et de son ensevelissement (Marc 10 : 38 ; Luc 12 : 50). Sa sortie de l’eau signifie sa résurrection à venir (Romains 6 : 3-5).

Le baptême n’aurait jamais signifié symboliquement la passion du Christ “si l’Église apostolique avait pratiqué un mode de baptême autre que l’immersion”. Dès lors, “l’argument le plus fort en faveur de l’immersion est d’ordre théologique ”.

MORT AU PÉCHÉ ET VIVANT POUR DIEU. Par le baptême, les croyants revivent la passion du Seigneur. Voici ce qu’en dit Paul : “Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts (…) de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.” (Romains 6 : 3, 4).

L’intimité de la relation entre le croyant et le Christ est révélée au travers des expressions “baptisée en Christ-Jésus”, “baptisée en sa mort”, et “ensevelie avec lui par le baptême”. HOWARD a noté ceci : “Dans l’acte symbolique du baptême, le croyant fait l’expérience de la mort du Christ, en ce sens réel qu’elle est sa propre mort ; de même aussi, la résurrection du Christ devient sa résurrection.” Qui implique pour le croyant cette participation à la passion du Seigneur ?

  1. LA MORT AU PÉCHÉ. Dans le baptême, les croyants sont “devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort.” (Romains 6 : 5). Ils ont été crucifiés avec le Christ (Galates 2 : 20). Voici ce que cela implique : “Nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché.” (Romains 6 : 6-8).

Les croyants ont renoncé à leur ancien style de vie. Morts au péché, ils apportent la preuve que “les choses anciennes sont passées” (2 Corinthiens 5 : 17). Leur vie est cachée avec le Christ en Dieu. Le baptême symbolise la crucifixion de la vie passée. Ce n’est pas seulement une mort, mais aussi un ensevelissement. Nous sommes “ensevelis avec lui par le baptême” (Colossiens 2 : 12). De même que la mort d’une personne est suivie de son ensevelissement, de même lorsque le croyant descend dans le baptistère, sa vie passée qui est morte quand il a accepté Jésus-Christ se trouve ensevelie.

Par le baptême, les croyants renoncent au monde, obéissant ainsi au commandement : “Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur.” (2 Corinthiens 6 : 17). Les candidats rendent ainsi publics leur renoncement à Satan et leur choix à vivre avec le Christ.

Dans l’Église apostolique, l’appel à la repentance incluait l’appel au baptême (Actes 2 : 38). Le baptême signifie donc également une authentique repentance. Les croyants renoncent à leurs transgressions de la loi et obtiennent le pardon des péchés grâce au sang de Jésus-Christ. La cérémonie baptismale est une démonstration d’une purification intérieure — celle des péchés qui ont été confessés.

2. VIVRE POUR DIEU. La puissance du Christ ressuscité est à l’œuvre dans notre vie. Elle nous permet de marcher en nouveauté de vie (Romains 6 : 4) — morts que nous sommes au péché –, car nous sommes “vivants pour Dieu en Christ-Jésus” (Romains 6 : 11). Nous rendons témoignage que le seul espoir de victoire sur notre vieille nature réside dans la grâce du Seigneur ressuscité qui nous a donné une vie spirituelle nouvelle, au travers de la puissance créatrice de l’Esprit-Saint. Cette vie nouvelle nous fait accéder à un degré plus élevé de l’expérience humaine ; à de nouvelles valeurs, aspirations et désirs se concrétisant par une consécration à Jésus-Christ. Par le baptême, nous signifions que nous sommes de nouveaux disciples de notre Sauveur.

Vigile matinale 07 Avril

7 avril 2016

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28.19-20

 

Le mandat évangélique — « Allez, faites de toutes les nations des disciples. … Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28:18, 19. Telles furent les dernières paroles du Christ à ses disciples. Allez jusqu’aux extrémités les plus lointaines de la terre habitée, et sachez que partout où vous irez, vous serez assurés de ma présence.

À nous aussi, ce même mandat est confié. Ordre nous est donné d’aller de l’avant en tant que messagers du Christ pour enseigner, instruire et persuader hommes et femmes, et de souligner à leurs yeux l’importance de la parole de vie. À nous aussi est donnée l’assurance de la présence permanente du Christ. Quelles que soient les difficultés que nous devrons affronter et les épreuves qu’il nous faudra traverser, la bienveillante promesse nous est acquise : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » — Manuscrit 24, 1903.

La dynamique du message — En donnant ses ordres aux disciples, le Christ ne s’est pas contenté de décrire leur tâche, mais il leur a aussi donné le message qu’ils devaient annoncer. Enseignez le monde, dit-il, « à garder tout ce que je vous ai prescrit ». Les disciples devaient enseigner ce que le Christ avait lui-même enseigné : non seulement ce qu’il avait dit personnellement, mais aussi tout ce qu’il avait enseigné par les prophètes et les docteurs de l’Ancien Testament. Tout enseignement humain est exclu. Il n’y a place ni pour la tradition ni pour les théories et les conclusions humaines, ni pour une législation ecclésiastique. « La loi et les prophètes », avec le récit destiné à conserver le souvenir de ses actes : tel est le trésor confié aux disciples pour qu’ils le transmettent au monde. {EV 19.1-3}

L’Évangile doit être présenté, non pas comme une théorie inerte, mais comme une force vivante, capable de transformer la vie. Dieu désire que les objets de sa grâce soient des témoins de sa puissance. — Jésus Christ, 828.

L’Église, dépositaire du message — Nous vivons aujourd’hui les dernières scènes de l’histoire de ce monde. Puissent les humains être saisis de crainte à l’idée de la responsabilité qui est la leur de connaître la vérité. La fin du siècle est arrivée. Un examen lucide de ces questions fera que tous seront amenés à consacrer entièrement leurs personnes et leurs biens à Dieu.

L’obligation solennelle d’avertir le monde de sa ruine prochaine pèse sur nous. De tous côtés, auprès et au loin, des appels à l’aide nous parviennent. L’Église, consacrée de tout cœur à l’œuvre, doit apporter le message à l’humanité : venez au festin de l’Évangile ; le souper est prêt ; venez. Des couronnes, des couronnes immortelles doivent être remportées. Le royaume des cieux doit être reçu en héritage. Un monde qui se meurt dans le péché doit être éclairé. Il faut retrouver la perle égarée. Il faut que les brebis perdues soient ramenées en sécurité dans la bergerie. Qui participera à ces recherches ? Qui apportera la lumière à ceux qui errent dans les ténèbres de l’erreur ? — The Review and Herald, 23 juillet 1895. {EV 20.1-3}

 

 

Vigile matinale 06 Avril

6 avril 2016

« Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. » Actes 22.16

Quand est-on prêt au baptême ?

C’est peut-être la question primordiale. Dans le Nouveau Testament, le bap­tême et l’enseignement allaient de pair (voir Actes 2.41,42). Si l’instruction préalable a été parfois de courte durée, mais intense, comme dans le cas de l’eunuque éthiopien, ce n’était certai­nement pas la règle. Le fait d’être prêt est plus lié à la volonté de s’engager pour Dieu et à la certitude d’être accepté par lui qu’aux connaissances. Mais l’un ne va pas sans l’autre, car le baptême représente un choix impor­tant, comparable au mariage. Il com­porte une cérémonie publique et un engagement personnel. Il est donc sou­haitable que les candidats réfléchissent sérieusement au sens que cet acte prendra pour eux.

Si l’on est submergé par le sentiment d’être inacceptable pour Dieu, et que l’on croit devoir purifier sa vie au préa­lable, on oublie l’essentiel : Jésus est mort pour nous « lorsque nous étions encore pécheurs » (Romains 5.8). On est baptisé en Christ, et non tout seul. S’il était possible de vaincre le péché par soi-même, le Dieu sauveur devien­drait inutile. Le christianisme se fonde sur l’impuissance des pécheurs. Venons donc à Dieu tel que nous sommes.

En participant par le baptême à la mort de Jésus, nous vivons dans l’es­poir de connaître sa résurrection. En attendant, Jésus veut réaliser dans notre vie ce qui est déjà accompli en lui : notre mort au péché et notre nou­velle vie pour Dieu.

Revue Adventiste février 1998

Vigile matinale 05 Avril

5 avril 2016

« Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. » Actes 16.29-33

Le baptême en premier lieu c’est un acte de Dieu à notre encontre. Car durant cette cérémonie, Dieu nous donne son « nom », dès lors nous devenons son enfant. Le Sauveur a fait du baptême le signe de l’entrée dans son royaume spirituel. Il en a fait une condition positive à laquelle doivent se conformer tous ceux qui reconnaissent l’autorité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Aussi nous recevons le don venant du Saint-Esprit. C’est à cette occasion que Dieu a choisie pour donner aux baptisés son Esprit, « je mettrai mon Esprit en vous » Ézéchiel 36 : 27. Ceux qui sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dès leur entrée dans la vie chrétienne, déclarent publiquement qu’ils ont renoncé à suivre Satan et sont devenus membres de la famille royale, enfants du Roi des cieux. Ils ont obéi au commandement : « Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous… Ne touchez pas à ce qui est impur. » et la promesse est faite : « Je vous accueillerai, je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles. » 2 Corinthiens 6:17, 18. – {CL 238.1}

En sus de cela, le baptême c’est croire en Dieu qui a le pouvoir de transformer nos vies. Ainsi, crois en Dieu est un prérequis pour se faire baptiser. S’il faut croire, il faut aussi se repentir de ses péchés et de laisser Dieu nous purifier de tous péchés 1 Jean 1 : 9. En conséquence pour que le baptême soit complet, il faut qu’il soit action à la fois du baptisé, de Dieu et de l’église. C’est ce qu’Éveline a choisi de faire ce matin, remettre sa vie entre les mains de Jésus et faire partie du corps du Christ. Les vœux que nous prononçons lors de notre baptême ont une signification très étendue. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, nous sommes ensevelis avec le Christ par le baptême et nous ressuscitons avec lui afin de vivre une vie nouvelle. Notre vie doit être unie à celle du Christ. Désormais le nouveau baptisé doit toujours se rappeler qu’il est consacré à Dieu, au Christ et au Saint-Esprit. Il s’abandonne entièrement à Dieu : corps et biens et sa suprême ambition sont de faire servir à la gloire de Dieu tous les dons qu’il a reçus de sa part. – {CL 238.2}.

Vigile matinale 04 Avril

4 avril 2016

« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Actes 2.38

Les premiers chrétiens considéraient le baptême comme la porte d’entrée de l’Église. À la Pentecôte, quand la foule demande que faire pour être sauvé, Pierre répond : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés. » (Actes 2.38.) L’auteur ajoute : « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là furent ajoutées environ trois mille âmes. » (2.41.) Ainsi, à peine cinquante jours après la résurrection, une foule de convertis se joint à la communauté des croyants, grâce au baptême.

Comme celui de Jean, le baptême chrétien signifiait le repentir (2.38) et s’accompagnait d’un changement de vie radical. Après s’être détournés de leurs péchés, les convertis commençaient une vie nouvelle sur les traces du Maître. De plus, le baptême chrétien s’accom­pagnait de la puissance majestueuse de l’Esprit (Actes 19.2-5).

Parmi les auteurs du Nouveau Testament, Paul est celui qui donne le plus de précisions sur cet acte. Le baptême, explique-t-il, montre notre association avec la personne de Jésus : « Nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père nous aussi nous mar­chions en nouveauté de vie. Si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. Considérez-vous donc comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. » (Romains 6.3-11.) Pour Paul, le baptême indique donc une mort à notre vie de péchés et le début d’une vie nouvelle en Christ.

Revue Adventiste février 1998

Vigile matinal 3 Avril

3 avril 2016

« Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.  Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; » Colossiens 2.12-13 :

La vie du Christ en nous

Le baptême nous montre que] la régénération du croyant dépend de la résurrection du Christ. Tout le monde reconnaîtra que le baptême entraine une dynamique spirituelle intense venant revitaliser l’âme de l’homme. Cependant, il faut éviter de le comparer à un chargeur de piles qui, une fois le travail accompli, laisse la pile se décharger. Dieu ne nous a pas conduits à une vie nouvelle pour nous laisser à notre propre sort.

L’union du chrétien avec le Seigneur est telle que la vie de Jésus se fait constamment sentir dans nos vies. C’est ce que la vie chrétienne nous offre. La vie du Christ ressuscité circule en nous à chaque instant de notre relation avec lui. Et c’est précisément pour mettre en lumière ce point que le Seigneur Jésus a utilisé l’illustration de la vigne dans son enseignement en Jean 15. Je suis la vigne. Vous êtes les branches. Dans la mesure où vous restez attachés à moi, ma vie continuera à circuler en vous et vous porterez beaucoup de fruits. Demeurez en moi, et je demeurai en vous (Jean 15.4).

Ce principe biblique est repris par Paul en Romains 6.5 où il parle de notre union avec Jésus dans le baptême. Dans la Bible La Colombe, on peut lire l’énoncé suivant. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort (dans le baptême), nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. Nous sommes devenus une même plante avec Jésus et la même sève qui maintient la plante en vie circule en nous et en Jésus.

Devenir un chrétien n’est pas simplement de croire que Jésus a pris notre place pour nos péchés. Il ne suffit pas de savoir non plus que nous sommes devenus une nouvelle créature en Christ. Être chrétien, c’est savoir vivre en tirant incessamment son énergie de la vie qui se trouve en Christ. Vous pouvez maintenant apprécier davantage l’insistance de Paul sur cette question de vie en Romains 5.10. à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. À bien plus forte raison, combien plus. Alors que nous étions ses ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Jésus, combien plus trouverons-nous un salut complet maintenant que son Fils vit en nous.

L’apôtre Paul met en évidence ce même principe spirituel en Galates 2.20. Dans ce verset, il dit, je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. J’ai été crucifié avec Christ. Et si je continue à vivre aujourd’hui, ce n’est plus l’ancienne personne vendue au péché qui vit, mais c’est Jésus qui vit maintenant en moi. Sa résurrection est venue apporter un souffle de vie à un être qui était mort au péché. La vie du Christ ressuscité m’a réanimé et circule désormais en moi. Ce principe biblique décrit un des aspects les plus importants de la pratique de la vie chrétienne.

Écrit par Yves I-Bing Cheng

Vigile matinal 2 Avril

2 avril 2016

« Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?  Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?  Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?  Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.  En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché. » Romains 6.1-7

Sauvés par la vie de Jésus

Voyez-vous, il faut réaliser que sans sa résurrection, notre salut ne serait pas complet. Et je dirais même qu’il n’y a pas de salut sans résurrection. Laissez-moi vous lire cet important verset en Romains 5.10. Car, si lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie (c.-à-d. la vie de Jésus, la vie qui s’est poursuivie au-delà de sa mort sur la croix). L’argument de Paul ici repose sur la résurrection de Jésus. Relisons lentement ces mots. … à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Paul nous fait remarquer que nous avons été sauvés non seulement par la mort de Jésus, mais encore plus par sa vie.

Qu’est-ce que la mort de Jésus apporte du point de vue spirituel ? Nous pouvons le lire dans ce verset. Sa mort nous a réconciliés avec Dieu. … lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils… Cela veut dire que sa mort a supprimé notre culpabilité face au péché, ce péché qui nous sépare de Dieu. Il y a eu réconciliation lorsque nos offenses nous ont été pardonnées. Sans l’œuvre de la croix, le différend qui nous opposait à Dieu n’aurait pu être réglé.

Mais voyez-vous, la réconciliation ne représente qu’une étape du processus du salut. Elle est bien sûr essentielle au salut. Mais le salut ne se limite pas qu’au pardon des péchés. Il faut éviter de réduire le don du salut à une question de pardon. Le salut englobe d’autres réalités spirituelles. … à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Être chrétien, c’est bien plus que d’avoir expérimenté le pardon de Dieu.

Je vous ai fait remarquer que Jésus n’avait pas à ressusciter d’entre les morts pour être notre sauveur. [En mourant sur la croix], Il est mon sauveur. Par contre, il ne peut pas être mon seigneur, s’Il est mort ! Seule une personne vivante peut porter ce titre. C’est pourquoi Jésus est notre Seigneur de même que notre Sauveur. L’apôtre Pierre parle du royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (1Pierre 1.11). On ne pourrait pas appeler Jésus par le titre de « Seigneur » s’il n’était pas ressuscité. Autrement, il faudrait le considérer comme étant un titre de courtoisie dont on a dépouillé la notion d’autorité. Le Christ ne peut agir en Seigneur que dans un contexte de résurrection. Jésus ne peut pas être mon maître et mon seigneur, il ne peut pas exercer d’autorité sur moi s’il est mort et enterré. Et à moins qu’il devienne le Seigneur de votre vie, il ne peut pas être votre Sauveur. Il nous sauve, non seulement par sa mort, mais bien plus par sa vie. Souvenez-vous de Romains 5.10… à bien plus forte raison… serons-nous sauvés par sa vie ?

Ceci étant compris, il faut se demander comment Jésus nous sauve par sa vie. Nous savons tous comment sa mort nous sauve. La sentence de mort pesait sur nous à cause de nos péchés et n’attendait qu’à être exécuté. Puis Jésus s’est mis à notre place. Il a accepté la crucifixion afin de payer la dette spirituelle que le péché a engendrée. Par sa mort sur la croix, il nous a sauvés d’une mort certaine. Tout cela, nous le comprenons. Mais comment Jésus nous sauve-t-il par sa vie ? Voilà une question qui mérite des explications et j’aimerais m’y attarder, car elle est importante.

La résurrection permet la régénération

Tout d’abord, la première chose à survenir quand Jésus nous sauve par sa vie se manifeste par une transformation spirituelle. Jésus répand en nous cette nouvelle vie. Saviez-vous que dans le NT, la régénération se rapporte non pas à la mort du Christ, mais plutôt à sa vie ? C’est la résurrection de Jésus qui rend possible notre régénération. C’est dans ce sens qu’il nous sauve par sa vie. Par la puissance de sa résurrection, il fait de nous une nouvelle créature. C’est de cette façon que le Christ ressuscité nous sauve par sa vie.

Le fait de devenir un chrétien ne se résume pas à une question de réformation morale. Il faut plutôt parler d’une nouvelle création impliquant une transformation complète de tout notre être. C’est une question de résurrection, de se relever d’une mort spirituelle. Le christianisme se rapporte ainsi à un Christ qui fait de vous une nouvelle créature par la puissance de sa résurrection.

Regardons maintenant les bases bibliques de ce que nous affirmons. Lisons ce verset en 1Pierre 1.3. Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés. Vous voyez que Pierre parle ici du phénomène de la nouvelle naissance, de la régénération. Comment sommes-nous régénérés ? Continuons à lire ce verset. Il nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante. La personne qui vit de façon authentique l’espérance de la foi chrétienne fait aussi l’expérience de la résurrection dans sa vie.

Pensez au baptême. Que s’est-il produit sur le plan spirituel lors de votre baptême ? Le baptême vous a uni à Jésus dans sa mort. Vous avez été ensevelis avec lui lorsque vous avez immergé votre corps dans l’eau. Et en sortant de l’eau, vous vous êtes assimilés à Jésus dans sa résurrection et vous marchez maintenant en nouveauté de vie. Voilà des notions de base que tout chrétien doit nécessairement comprendre au début de sa marche avec Dieu.

Donc le symbolisme du baptême fait référence non seulement à notre mort avec Jésus, mais aussi à sa résurrection. Nous nous sommes identifiés à Jésus dans une résurrection semblable à la sienne. Et c’est par la résurrection de Jésus d’entre les morts que nous devenons de nouvelles créatures, des créatures  régénérées. Nous devons réaliser que sans cette résurrection, la nouvelle  naissance ne peut se produire. La puissance de Dieu ne pourrait pas se déployer  pour neutraliser l’emprise du péché dans la vie des hommes.

Écrit par Yves I-Bing Cheng

Vigile matinal 1er Avril

1 avril 2016

Le Baptême

Par le baptême, nous confessons notre foi en la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et nous témoignons de notre mort au péché et de notre décision de mener une vie nouvelle. Ainsi, reconnaissant le Christ comme Seigneur et Sauveur, nous devenons son peuple et sommes reçus comme membres par son Église. Le baptême est un symbole de notre union avec le Christ, du pardon de nos péchés et de la réception du Saint-Esprit. Il se célèbre par une immersion dans l’eau et implique une profession de foi en Jésus et des preuves de repentance. Il est précédé par une instruction fondée sur l’Écriture sainte et par une acceptation des enseignements qu’elle contient.

« Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux  s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe  et venir sur lui.  Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles  : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon  affection. » Matthieu 3.16-17

Lorsque le Christ, après son baptême, s’agenouilla sur les rives du Jourdain, les cieux s’ouvrirent, l’Esprit descendit sous la forme d’une colombe comme de l’or  en fusion et Jésus fut environné de gloire. La voix de Dieu se fit alors entendre  et le Seigneur dit: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon  affection. » La prière que le Christ avait prononcée en faveur de l’homme ouvrit  les portes du ciel et le Père y répondit en acceptant de sauver l’humanité  perdue. Jésus a intercédé pour nous en qualité de substitut et de garant, et  dorénavant la famille humaine peut aussi trouver accès auprès du Père par les  mérites de son bien-aimé Fils. Notre terre avait été séparée du ciel  par le péché.  Toute communication entre l’homme et son Créateur avait été interrompue ;  mais la voie avait été ouverte pour permettre à l’être humain de retourner à la  maison du Père. Jésus est « le chemin, la vérité, et la vie ». La porte du ciel a  été  laissée entrouverte et la lumière éclatante du trône de Dieu brille dans les  cœurs de ceux qui aiment le Seigneur bien qu’ils demeurent sur cette terre  maudite par le péché. La lumière glorieuse qui environnait le Fils de Dieu  illuminera le sentier de tous ceux qui marchent dans l’empreinte des pas du  Maître. Nous n’avons aucune raison de perdre courage. Les promesses de Dieu  sont certaines et infaillibles.

« Sortez du milieu d’eux et séparez-vous du monde, dit l’Éternel; ne touchez pas à ce qui est impur et je vous recevrai; je serai pour vous un Père et vous serez mes fils et mes filles, dit le Seigneur tout-puissant. » Désirez-vous devenir des fils et des filles du Très-Haut? Vous pourrez aller au Père au nom de son Fils, bien que vos prières soient faibles ou hésitantes. Jésus les présentera devant le trône de sa puissance infinie et la lumière qui fut déversée sur lui se réfléchira sur vous. Vous serez « acceptés par le Bien-Aimé ».25 {AD 274.2-3}

EXPLICATION EN PROFONDEUR SUR L’UNITÉ DU CORPS DU CHRIST

31 mars 2016

Les liens de l’unité qui rassemblent les membres de l’église doivent être aussi solides et harmonieux que les différentes parties du corps humain. Les mains, la tête et les pieds sont unis si étroitement, sont tellement interdépendants, qu’un membre ne peut vivre et agir indépendamment des autres membres. La vie et l’Esprit de Christ évidente que Dieu a envoyé Jésus dans le monde pour le sauver. C’est là un argument que les gens du monde ne peuvent réfuter. C’est pourquoi Satan est constamment à l’œuvre pour rompre cette union et cette harmonie, afin que les incrédules, en voyant les apostasies, les dissensions et les disputes parmi ceux qui se disent chrétiens, soient dégoûtés de la religion et confirmés dans leur impénitence. Dieu est déshonoré par ceux qui prétendent croire à la vérité et qui, en même temps, sont en désaccord et en chicane les uns avec les autres. Satan est le grand accusateur des frères, et tous ceux qui s’engagent dans une telle œuvre sont enrégimentés à son service. Testimonies, vol. 5, pp. 619, 620; Témoignages, vol. II, p. 310.

L’argument le plus convainquant que nous puissions donner au monde quant à la mission de Christ est que nous soyons trouvés dans une unité parfaite. Une telle unité telle qu’elle existe entre le Père et le Fils doit être manifestée parmi tous ceux qui croient en la vérité. Ceux qui sont ainsi unis dans une obéissance implicite à la Parole de Dieu seront remplis de puissance. Si tous se consacraient complètement au Seigneur et si par la sanctification accomplie par la vérité, ils vivaient en unité parfaite, quelle puissance convaincante accompagnerait la proclamation de la vérité ! Comme il est triste que tant d’églises gâchent l’influence sanctifiante de la vérité, parce qu’ils ne manifestent pas la grâce salvatrice que ferait l’unité avec Christ, – de même que Christ est un avec le Père ! Si tous révélaient l’unité et l’amour qui devraient exister parmi les frères, la puissance du Saint-Esprit serait manifestée dans son influence salvatrice. En proportion avec notre unité avec Christ sera notre puissance pour sauver les âmes. Nous devons chercher des âmes, comme elles-mêmes doivent rendre compte à Dieu. Ceci est notre grande œuvre. Nous devons faire d’intenses recherches pour avoir la sagesse d’en haut afin de savoir comment ceci peut être accompli avec succès. Notre travail sera des plus efficaces lorsque nous agirons en harmonie parfaite sous la direction du Saint-Esprit. Alors, qu’il n’y ait aucune séparation qui affaiblirait la cause de Dieu. Bible Training School, February 1, 1906

Vigile matinal 31 Mars

31 mars 2016

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, – moi en eux, et toi en moi, -afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » Jean 17.20-23

L’unité vécue par les disciples préparait leurs cœurs à recevoir la puissance de l’Esprit saint dans sa plénitude. La prière du Christ pour son Église a été pleinement exaucée. Ils ont abandonné leurs différends. L’amour a prévalu. Les querelles ont été bannies. La multitude de ceux qui étaient devenus croyants était un seul cœur et une seule âme. Personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux. Avec une grande puissance, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grande grâce était sur eux tous. (Ac 4.32, 33) Ce passage fait le lien entre l’attitude des disciples qui étaient un seul « cœur et une seule âme » et la « grande puissance » avec laquelle ils rendaient témoignage. Dans le contexte difficile du 1er siècle à Jérusalem, à une époque où le christianisme était impopulaire, ces chrétiens engagés partageaient leurs ressources. Ils se soutenaient les uns les autres. Ils mettaient de côté leurs ambitions personnelles. Leur attitude désintéressée et leur générosité d’esprit les préparaient à recevoir la puissance de témoignage de l’Esprit avec plénitude. « Notez que c’est après que les disciples sont parvenus à une unité parfaite, lorsqu’ils ne rivalisaient plus entre eux, briguant la première place, que l’Esprit s’est répandu sur eux. Ils étaient « d’un commun accord ». Toutes les différences avaient été mises de côté. » — Ellen WHITE, Counsels for the Church, p. 98.