Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 26 Décembre

26 décembre 2025

Le rejet des autorités religieuses

« Il rassembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui dirent : À Bethléem de Judée… » (Matthieu 2.4-5)

La plupart des prêtres et scribes consultés par Hérode étaient les représentant de la religion officielle, les interprètes autorisés de la prophétie messianique et, bien sûr, ils connaissaient ce que le prophète Michée avait dit au sujet du lieu de la naissance du Messie. Mais ces gardiens des saints oracles et de l’orthodoxie ne manifestèrent pas de sympathie à l’égard des « intrus » étrangers et, avec une totale indifférence, ils écoutèrent les détails du voyage des sages et le caractère surnaturel de la conduite de l’étoile. Ils n’avaient pas non plus accordé de crédit au témoignage des bergers qui circulaient par Bethléem et dont ils avaient eu l’information, qu’ils considérèrent comme des rumeurs et des commérages de personnes avides de sensations. Non, ils ne montrèrent aucun intérêt pour un évènement aussi important, duquel on disait qu’il s’agissait de la naissance et de la manifestation du Messie attendu. La question évidente que nous nous posons donc est : Pourquoi ?

Vigile matinale du 25 Décembre

25 décembre 2025

Un long voyage à la poursuite d’une étoile

« Après la naissance de Jésus, à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naitre ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Matthieu 2.1-2)

« Ces mages d’Orient étaient des philosophes. Ils appartenaient à une classe nombreuse et influente, comprenant des hommes de haute naissance, ainsi que la plupart des riches et des savants de leur nation. Certains, parmi eux, abusaient de la crédulité du peuple ; d’autres, hommes droits, étudiant les vérités inscrites par la Providence dans la nature, étaient respectés à cause de leur intégrité et de leur sagesse.

Vigile matinale du 24 Décembre

24 décembre 2025

Allons à Bethléem !

« Lorsque les anges se furent éloignés vers le ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons donc jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaitre. » (Luc 2.15)

A ce moment, les bergers apparaissent dans la scène. Ce quatrième acte de la Nativité est le plus populaire, le plus grandiose, et le plus spectaculaire : l’annonce de l’ange du Seigneur, la splendeur du ciel qui entoure les bergers, les bonnes nouvelles de grande joie à la naissance du Sauveur ; le chœur angélique formé d’une multitude d’hôtes célestes, le chant : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et, sur la terre, paix parmi les humains en qui il prend plaisir ! »

Vigile matinale du 23 Décembre

23 décembre 2025

Un bébé bercé dans la paille

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : lui qui était riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que, vous, par sa pauvreté, vous deveniez riches. » (2 Corinthiens 8.9)

Dans ces versets, l’apôtre Paul souligne le contraste qualitatif que suppose l’incarnation : étant riche, il se fit pauvre, pour que sa pauvreté rende les hommes riches, et tout cela en raison de sa merveilleuse grâce.

Vigile matinale du 22 Décembre

22 décembre 2025

Il n’y a pas de place pour eux dans la salle

« Et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle. » (Luc 2.7)

Les habitants de Bethléem étaient très affairés. Le recensement qu’Auguste César avait décrété consistait à relever dans un cahier le nom de toutes les personnes et de leurs biens pour faciliter la récolte des impôts. Tous devaient le faire dans leur lieu d’origine et non dans celui de leur résidence, de façon que, en certains lieux comme Bethléem, il y avait un transit et une accumulation de gens arrivés de toutes parts de la Palestine, auxquels il fallait prodiguer nourriture et logement. C’étaient des jours chargés de travail pour les villageois, et à la fois porteurs d’énormes gains. Joseph et Marie arrivèrent de Nazareth et cherchèrent un lieu où se reposer. Elle avait atteint les neuf mois de grossesse et la possibilité que l’accouchement ait lieu les pressait. Ils frappèrent aux portes, firent appel à l’hospitalité des gens de Bethléem, mais les portes et les cœurs se fermèrent avec indifférence et, probablement, avec égoïsme. Le texte dit : « II n’y avait pas de place pour eux dans la salle. »

Vigile matinale du 21 Décembre

21 décembre 2025

Le fils du charpentier

« Comme il y pensait, l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint. » (Matthieu 1.20)

Joseph et Marie étaient fiancés. Les fiançailles étaient un compromis formel, préalable au mariage dans lequel, bien qu’ils n’habitent toujours pas ensemble, on considérait les deux parties du couple à ce point liées qu’on les appelait mari et femme. Ceci impliquait que, pour défaire les fiançailles, la répudiation se faisait au moyen d’une carte de divorce comme si le couple était marié.

Vigile matinale du 20 Décembre

20 décembre 2025

Je suis l’esclave du Seigneur

« Marie dit : Je suis l’esclave du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle. » (Luc 1.38)

La vision ineffable et pure de l’annonciation de l’ange Gabriel à Marie, le mystère de sa virginité, le caractère sublime de tout l’épisode, ne nous ont parfois pas permis d’analyser la dimension humaine, les conséquences que put avoir pour la jeune fille l’acceptation de la maternité de Jésus. Accueillir cette noble mission que lui annonce l’ange impliquait une série de difficultés et beaucoup de dangers : Marie était promise à Joseph et, comme elle le dit elle-même, n’avait jamais connu d’homme. Elle accepta, par conséquent, le risque du discrédit et de la honte d’une grossesse illégitime, et il était presque certain qu’elle serait répudiée par son promis. De plus, ce qui était plus grave encore, elle prenait le risque de perdre sa propre vie, parce que les lois rigoureuses de l’époque condamnaient à la lapidation les jeunes femmes mariées qui tombaient enceintes d’un autre homme (Deutéronome 22.23-24).

Marie connaissait la cause de son étrange grossesse. Elle savait que le fils de ses entrailles serait conçu pour l’œuvre et la grâce de l’Esprit Saint ; mais qui la croirait ? Si aujourd’hui, en dépit de tous les progrès qu’a faits la théologie dans le domaine de l’hypothèse de la double nature divino-humaine du Fils du Dieu, de nombreux théologiens positivistes nient absolument la nature surnaturelle de la gestation de Jésus dans le sein de Marie, pouvons-nous, nous, imaginer comment ses voisins, sa famille et les autorités religieuses interprétèrent sa mystérieuse grossesse ? Cette jeune fille joua son rôle dans cette scène imitant le Fils de Dieu, acceptant humblement et docilement l’opprobre, les blagues, l’incompréhension, le mépris de tous (y compris celui de Joseph, son futur époux) et la solitude d’une mission sacrée qu’elle seule connaissait. Sans poser de conditions, elle répondit à l’ange : « Je suis l’esclave du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole. »

Parfois, nous situons Marie dans sa splendeur, « pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes », bien loin de notre propre expérience, sans nous rendre compte qu’on nous demande aussi, dans des circonstances déterminées, l’acceptation soumise de devoirs et positions qui génèrent à notre égard du rejet, des critiques, le mépris, des privations, de fausses accusations, la marginalisation, des pertes matérielles et aussi des agressions physiques de la part des gens qui nous entourent.

Êtes-vous disposé à accepter, en dépit de tout, et à répondre au Seigneur, comme cette femme exemplaire, « qu’il m’advienne selon ta parole » ?

(« Mais il y a un Dieu dans les cieux » Carlos Puyol Buil. Ed: Safeliz)

Vigile matinale du 19 Décembre

19 décembre 2025

Les mêmes dispositions

« Ayez entre vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ : lui qui était vraiment divin, il ne s’est pas prévalu d’un rang d’égalité avec Dieu, mais il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains ; reconnu à son aspect comme humain, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort la mort sur la croix. » (Philippiens 2.5-8)

Quand la langue espagnole était à l’aube de son existence, aux environs des Xe et XIe siècles, des auteurs anonymes se sont inspirés des récits de la Nativité ou de la passion du Seigneur pour créer les premières pièces de théâtre. Les pièces étaient présentées dans les églises par des hommes qui interprétaient tant les rôles masculins que féminins. La pièce la plus antique de la littérature dramatique espagnole est précisément un fragment du récit de la Nativité intitulé « El auto de los Reyes Magos » (Le Mystère des Rois Mages), trouvé dans la sacristie de la cathédrale de Tolède à la fin du XIIe siècle.

Vigile matinale du 18 Décembre

18 décembre 2025

Les temps ont été accomplis

« Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et sous la loi. » (Galates 4.4)

Paul reconnait dans ce passage de son Épitre aux Galates que l’incarnation du Fils de Dieu avait eu lieu lors de l’accomplissement des temps. La signification de cette expression qui évoque le terme « temps » nous permet de rendre à la prophétie messianique sa valeur historique, et même chronologique. La promesse messianique dans la Bible n’est pas une annonce abstraite qui s’inscrit dans la dimension d’un temps déterminé. La prophétie biblique pointe du doigt un futur qu’elle prétend déterminer, mais de telle façon que le peuple de la promesse puisse développer une espérance permanente et actuelle. L’apôtre utilise ici le terme chronos, le temps mesurable, le temps dans lequel surviennent les évènements de l’histoire humaine et ceux de l’histoire du salut, Jésus vint quand l’heure sonna sur l’horloge divine, dans un temps préfixé par l’omniscience divine.

Vigile matinale du 17 Décembre

17 décembre 2025

Un calcul prophétique d’accomplissement mathématique

« Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sacrée, pour faire cesser la transgression et mettre fin aux péchés, pour faire l’expiation de la faute et amener la justice pour toujours, pour sceller vision et prophète et pour conférer l’onction à un “très-sacré”. » (Daniel 9.24)

La prophétie des soixante-dix semaines est une des plus extraordinaires de la Bible. Elle nous permet de fixer la date du baptême du Messie et celle de sa mort. Paul l’atteste lorsqu’il écrit : « Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils » (Ga 4.4) et aussi : « En effet, lorsque nous étions encore sans force, le Christ, en son temps, est mort pour des impies. » (Rm 5.6) Jésus lui-même, après son baptême dans le Jourdain, commença son ministère avec l’annonce : « Le temps est accompli » (Mc 1.15), et les Juifs qui connaissaient la prophétie des soixante-dix semaines attendaient la venue du Messie en ce temps-là (Jn 1.19 ; Le 3.15).