Le Christ
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Matthieu 16 : 16
Voilà peut-être le titre le plus connu, le plus familier, le plus sacré de toutes les appellations messianiques. Le mot vient du grec khristos, oint, et correspond à l’hébreu Messie. Pour Pierre, Jésus était indubitablement le Christ annoncé dans les Écritures. Jésus, le Messie longtemps attendu, fut oint prophète, sacrificateur et roi. Étant le Messie authentique, Christ est devenu l’axe de toute la prophétie, l’antitype de toute la prêtrise, l’auteur du salut et le Roi indiscutable de l’univers. En tant que prophète, il représente Dieu le Père aux yeux des hommes ; c’est lui qui l’a fait connaître (Jean 1 : 18). En tant que sacrificateur, il intercède auprès du Père en faveur des pécheurs (Héb. 7 : 25). En tant que roi, il libère ceux qui l’acceptent comme leur Sauveur et Seigneur.
Dans le Nouveau Testament, Christ est devenu le titre officiel désignant Jésus de Nazareth. On le trouve plus de cinquante fois dans les quatre évangiles, et plus de trois cents fois dans le reste du Nouveau Testament. L’authenticité de ce titre appliqué à Jésus de Nazareth a été indiquée avec vigueur par Pierre dans son discours de Pentecôte : « Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » (Actes 2 : 36.) Dieu a oint Jésus. Cet acte d’onction divine témoigne de son pouvoir rédempteur, de sa prêtrise et de sa souveraineté suprême.
Ce commentaire inspiré résume l’action du Messie dans le cœur humain : « Les œuvres du Christ déclarèrent non seulement qu’il était le Messie, mais montrèrent comment son royaume devait être établi. La communion de l’âme avec celui qui est la vie est établie au moyen de la délicatesse d’inspiration de sa Parole et au moyen de l’œuvre intérieure de son Esprit. » (God’s Amazing Grace, p. 16.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, puisse ta grâce rédemptrice s’emparer de ma vie aujourd’hui. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)