Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale 03 Mai

3 mai 2016

« Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » Jean 15.10

Les commandements indiquent le chemin à suivre dans l’expérience de foi. Le chrétien est invité à saisir cet aspect pratique sans en faire une condition de salut.

Le Pentateuque, reconnu par Jésus comme étant l’ensemble de la loi met en évidence et de manière plus précise, les Dix Paroles. Leur implication définit les paramètres de l’alliance nouvelle entre Dieu et son peuple. Le peuple entier entendit la promulgation de cette loi constitutive (Exode 20.1- 21).

Ce que les 10 Paroles demandent :

–  Un seul Dieu

–  Un seul culte

–  Un Nom unique

–  Un jour unique

–  Respect des parents

–  Respect de la vie

–  Respect de la sexualité

–  Respect du bien d’autrui

–  Respect de l’honneur

Respect des limites affectives et matérielles

L’apôtre fait ressortir le lien logique entre la conversion, l’adhésion et la pratique des commandements de Dieu. On a longtemps opposé le Dieu légaliste et justicier de l’A.T. au Père aimant du NT comme si la grâce était absente de l’A.T. et prépondérante dans le NT ! Les termes hesed, « amour indéfectible ; bonté́ ; compassion » et hen « faveur », « bonté́ imméritée » définissant la grâce dans l’A.T. se retrouvent dans le NT sous la forme du grec charis, avec la même signification. C’est cette grâce qui est source de salut, source des dons spirituels (les charismes).

David Jennah

Vigile matinale 02 Mai

2 mai 2016

« Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Hébreux 8.10

Le texte que vous citez n’expose pas explicitement le contenu de la « loi » ; cependant, la terminologie utilisée dans le contexte immédiat de même que la perspective de la loi dans le reste de l’épitre aux Hébreux fournissent une réponse claire à votre question. Examinons les deux.

  1. La loi dans Hébreux 8.10. Le verset cite Jérémie 31.33, seul endroit dans l’Ancien Testament où il est question d’une « nouvelle alliance ». Selon la nouvelle alliance, le 
Seigneur promet ceci : « Je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur » 
(He 8.10, LSG). Plusieurs choses se distinguent ici.

Premièrement, il n’y a aucune référence à une nouvelle loi. On ne lit que « mes lois », suggérant que sa signification était claire pour les lecteurs visés. Ce qui est nouveau, c’est que sous la nouvelle alliance, la loi serait mise dans l’esprit et le cœur.

Deuxièmement, ce texte déclare explicitement que Dieu écrira ses lois dans le cœur. Il est impossible de rater la référence au don des dix commandements au Sinaï : « L’Éternel écrivit sur les tablettes les paroles de l’alliance, les dix commandements. » (Ex 34.28, SEM) Elles furent « écrites du doigt de Dieu » (ex 31.18). Ces tables sont appelées « les tables de l’alliance » (Dt 9.9,15), c’est-à-dire la loi de l’alliance, et furent placées dans « l’arche de l’alliance » (Dt 10.8). Dans la nouvelle alliance, le Seigneur inscrira cette même loi de l’alliance dans le cœur des hommes. Désormais intégrée, elle fera partie de la vie du croyant.

Troisièmement, le pluriel « lois », utilisé seulement dans Hébreux 8.10 et 10.16, ne se réfère pas à une diversité de lois différentes de celles dans l’Ancien Testament, mais au contenu du décalogue. Dans le texte hébreu de Jérémie 31.33, le terme « loi » est au singulier, mais la traduction grecque de l’Ancien Testament qu’utilise l’apôtre le rend au pluriel. Le pluriel a été utilisé parce que la loi inscrite sur les tables consistait en une liste de lois spécifiques – les dix commandements (Ex 34.28).

En nous appuyant sur cette preuve, nous pouvons conclure que l’écrivain biblique avait en tête le décalogue en tant que loi de l’alliance de la nouvelle alliance.

  1. Hébreux abolit la loi. On pourrait toujours avancer que nous ne devrions pas prendre l’expression « je les écrirai » au pied de la lettre en la limitant au décalogue, qu’elle est peut-être utilisée de façon plus large. Mais la seule chose dont nous disposons pour interpréter le passage, c’est ce que le passage dit, et les liens qu’il fait avec les autres parties de la Bible. Examinons donc l’utilisation du terme « loi » dans le reste d’Hébreux.

Il y a une loi que l’apôtre estime avoir été « abolie » 
(He 7.18, LSG), non parce qu’elle était mauvaise, mais parce qu’elle n’était « qu’une ombre des biens à venir » (He 10.1, SEM). Il s’agit de la loi cérémonielle qui réserve le sacerdoce aux descendants de Lévi (7.5,16,18), avec le système sacrificiel (8.4 ; 10.8), les ablutions rituelles (9.10), et le sang des animaux (9.22). Puisque ces lois ont été « abolies » par le sacrifice et l’œuvre sacerdotale de Jésus, elles ne peuvent faire partie des lois gravées dans le cœur de ceux qui acceptent la nouvelle alliance.

  1. Hébreux confirme la loi. Hébreux confirme la loi, particulièrement les dix commandements, et indique qu’elle est toujours valide dans la vie des croyants qui sont maintenant sous la nouvelle alliance. L’auteur déclare que « Dieu jugera […] les adultères » (13.4), que nous devons adorer Dieu (12.28), et appelle ses lecteurs à obéir à la volonté de Dieu à leur égard (10.36). On y trouve même une référence au sabbat du 7e jour (4.4), au fait que Dieu s’est reposé et qu’il « y a donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu » (4.9). Ceci nous montre que l’épitre aux Hébreux établit une différence entre les dix commandements en tant que loi de la nouvelle alliance et les commandements de la vieille alliance relatifs aux lois cérémonielles.

Dans notre réflexion, ce qui importe le plus de retenir, c’est sans doute que la loi, laquelle forme notre caractère et nos actes, devrait être intégrée. Elle n’est pas un fardeau, mais plutôt l’expression joyeuse de notre relation d’alliance avec Dieu, une alliance ratifiée par le sang de Jésus.

Angel Manuel Rodriguez Adventist World

Vigile matinale 01 Mai

1 mai 2016

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.  Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.  Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » Matthieu 5.17-19

Jésus inaugure cette partie avec l’assurance qu’il n’est pas venu abolir la Loi ou les Prophètes (Mt 5.17). Bien qu’il n’y ait aucune référence précise à cela, beaucoup voient cette expression comme une formule désignant tout l’Ancien Testament (voir également Mt 7.12, 11.13, 22.40, Luc 1616, Actes 13.15, 24.14, Rm 3.21). Malgré ce que prétendaient ses adversaires, Jésus n’a pas attaqué le livre même qui révélait la volonté de son Père. Au lieu de cela, son objectif était « d’accomplir » la loi et les prophètes, et non de s’en débarrasser.

Le mot utilisé pour « accomplir » (plero) signifie littéralement « remplir, » ou « achever. » Il a le même sens que « remplir à ras bord. » Il y a deux manières de comprendre accomplir. L’une est de mettre l’accent sur Jésus comme étant l’accomplissement des Écritures (par exemple, Luc 24.25-27, Jean 5.39). Cependant, la clé pour comprendre ce texte se trouve dans son contexte immédiat, qui montre que Jésus n’est pas venu pour détruire les Écritures, mais pour en révéler l’essence.

Après avoir donné son intention globale, Jésus fait passer l’attention de l’Ancien Testament en général à la loi en particulier. Comme s’il savait que le peuple l’accuserait un jour d’abolir la loi, il les avertit que tant que le ciel et la Terre demeureront, la loi existera jusqu’à ce que tout « soit accompli » (Mt 5.18). Par cette déclaration, Jésus confirme la perpétuité de la loi.

En réalité, la loi est si importante que tous ceux qui en violent les préceptes seront appelés « les plus petits dans le royaume des cieux. » C’est simplement une façon de dire qu’ils se trompent dans leur manière d’agir. Jésus est prompt à faire remarquer qu’il n’est pas en train de promouvoir cette justice vide des scribes et des Pharisiens, mais au contraire une justice qui jaillit d’un cœur qui aime Dieu et qui cherche à faire ses volontés. Extrait de la leçon de EDS

Vigile matinale 30 Avril

30 avril 2016

 “La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant.” Psaume 19.8

Un monde sans lois est absolument inconcevable. Comment régir le comportement des citoyens et assurer le respect des institutions que nous créons, s’il n’y a pas de loi servant de modèle et de guide ? Ce serait tout simplement un chaos total. Il est rapporté que précisément pour endiguer cette menace de chaos, les hommes ont créé environ 32 millions de lois différentes. À comparer cette énorme quantité avec les dix commandements de la loi de Dieu, on peut voir l’infinie sagesse de Dieu pour arriver à condenser en dix courts préceptes le système légal le plus complet de l’univers.

Chose impossible avec les 32 millions de lois humaines, graver ces dix courts préceptes dans le cœur est facilité par la sagesse de Dieu qui y est exprimée. Ce seul fait rend la loi de Dieu infiniment supérieure à toute loi humaine. Mais il y a encore dans la loi de Dieu d’autres facteurs qui la rendent différente des lois humaines. Quelle est la nature de la loi divine ? Quelle est son essence ?

Dans le Psaume 19.8,9a, nous lisons que “La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véridique, il rend sage le simple. Les ordres de l’Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ;” Donc, si nous observons cette loi, il en résulte trois avantages immédiats pour nous. Premièrement, il nous donne une vigueur renouvelée, un nouvel élan d’encouragement, de nouvelles attitudes positives, une vie nouvelle. Deuxièmement, il nous donne la sagesse, si nécessaire dans un monde aujourd’hui si obtus, et, troisièmement, la loi nous remplit le cœur d’allégresse, si nécessaire dans un monde si triste. En fait, “l’obéissance à la loi est essentielle, non seulement à notre salut, mais aussi à notre bonheur et à celui des personnes qui sont en rapport avec nous.” Réveil authentique

Il est dit dans Philémon 21: “C’est en me fiant à ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras même au-delà de ce que je dis.” Il est naturel de s’attendre à l’obéissance de notre part, tout comme les parents l’attendent de leurs enfants, les gouvernements de leurs citoyens, ou les dirigeants de leurs dirigés. “Aussi la question se pose avec force à chaque âme : obéirai-je à la voix céleste, aux dix paroles prononcées au Sinaï, ou me joindrai-je à la multitude qui foule aux pieds cette loi flamboyante ? Ceux qui aiment Dieu trouveront leurs délices à obéir à ses commandements, à faire ce qui lui plaît.” Réveil authentique

La sagesse de la loi une caractéristique de la loi de Dieu est sa perfection. Elle est brève, mais sa concision au lieu de la minimiser, met plutôt en lumière sa perfection. La loi de Dieu ne recèle aucune imperfection justifiant un changement, car “La loi de l’Éternel est parfaite” (Psaume 19.8), a dit le psalmiste. Qu’elle est magnifique dans sa simplicité, son ampleur et sa perfection, la loi de l’Éternel ! Elle est si brève que l’on peut aisément apprendre par cœur chacun de ses préceptes, et cependant à portée assez vaste pour exprimer toute la volonté de Dieu, et pour s’appliquer non seulement aux actions extérieures, mais aussi aux pensées, aux intentions, aux désirs et aux émotions du cœur… » Réveil authentique

La loi du Seigneur est parfaite, parce que « votre Père qui est dans les cieux est parfait» (Matthieu 5.48). Elle ne change pas, parce que le caractère de Dieu est immuable et non sujet à des changements impulsifs soudains, car « moi, le Seigneur je ne change pas » (Malachie 3.6), dit le Seigneur. La loi de Dieu est éternelle, contrairement aux lois des gouvernements du monde, qui sont souvent imparfaites, nécessitant des modifications dans un effort pour les améliorer. Cela se comprend, parce que les lois humaines sont créées par des êtres imparfaits, mais la loi de Dieu est parfaite parce que Dieu son auteur est parfait. C’est pourquoi cette loi ne change pas. ( http://adventiste-martinique.org )

Vigile matinale 29 Avril

29 avril 2016

La Loi de Dieu

Les grands principes de la loi de Dieu sont contenus dans les dix commandements et manifestés dans la vie du Christ. Ils expriment l’amour, la volonté et les desseins de Dieu concernant la conduite et les relations humaines et sont impératifs pour tous les hommes de tous les temps. Ces préceptes constituent le fondement de l’alliance conclue par Dieu avec son peuple et la norme de son jugement. Agissant par le Saint-Esprit, la loi démasque le péché et fait éprouver le besoin d’un Sauveur. Le salut procède entièrement de la grâce et non des œuvres, mais ses fruits se traduisent par l’obéissance aux commandements de Dieu. Celle-ci favorise le développement d’une personnalité chrétienne et produit un sentiment de bien-être. C’est une manifestation de notre amour pour le Seigneur et de notre intérêt pour nos semblables. L’obéissance qui vient de la foi révèle la puissance du Christ qui transforme les vies et renforce ainsi le témoignage du chrétien.

 “Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant: Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.” Exode 20.1-2

“Je suis le Seigneur (YHWH)…” C’est en ces termes que DIEU introduit les fameux dix commandements et, avec eux, il pose les fondations et donne les objectifs de tous ses décrets dont l’ensemble porte le nom de code ou charte de l’alliance. Avec le Décalogue, le Seigneur met en place le cadre juridique suprême qui va permettre une relation avec lui et permettre aussi une vie sociale conforme à sa volonté pour le peuple qu’il a adopté. Il est important de remarquer que ces dix paroles sont les seules paroles de la Bible hébraïque (l’A.T) que DIEU a données directement. L’Écriture précise qu’elles furent écrites du doigt de DIEU sur les tables de pierre. Toutes les autres paroles furent données par un intermédiaire humain.

Explication en profondeur sur le don de la Prophétie

28 avril 2016

Qu’est-ce que l’Esprit de la prophétie ?

Bien que l’expression « Esprit de la prophétie » ne paraisse qu’une fois dans la Bible (Apocalypse 19.10), les lecteurs aux jours de Jean savaient exactement ce que l’exilé de Patmos voulait dire par cette phrase. Cette expression leur était familière puisque fréquemment utilisée dans la traduction araméenne de l’Ancien Testament. Par exemple, dans la paraphrase araméenne du texte de l’Ancien Testament, Genèse 41.38 dite : « Pharaon dit à ses serviteurs : « Pouvons-nous trouver un homme comme celui-ci, ayant en lui l’Esprit de la prophétie du Seigneur »

Et dans Nombres 27.18, le Seigneur dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Noun, homme qui a en lui l’Esprit de la prophétie ; et tu poseras ta main sur lui » Pour les premiers chrétiens, « l’Esprit de la prophétie » faisait référence au Saint-Esprit, lequel attribue le don de prophétie aux messagers de Dieu. Une comparaison d’Apocalypse 19.10 avec Apocalypse 22.8,9 souligne cette évidence.

«  Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l’Esprit de la prophétie. » Apocalypse 19.10 (LSG)

« Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » Apocalypse 22.8,9 (LSG)

Dans les deux passages, la situation est la même. Jean tombe aux pieds de l’ange pour l’adorer. À prime abord, les paroles de la réponse de l’ange sont presque identiques ; cependant, elles sont considérablement différentes. Dans Apocalypse 19.10, les frères sont identifiés par la phrase «qui ont le témoignage de Jésus ». Dans Apocalypse 22.9, ces frères sont simplement appelés «prophètes ».

Selon le principe d’interprétation des Écritures par les Écritures, nous arrivons à la conclusion que « l’Esprit de la prophétie » dans Apocalypse 19.10 n’appartient pas aux membres de l’Église en général, mais seulement à ceux qui ont été appelés par Dieu à être prophètes. En consultant les écrits d’autres érudits, on constate que cette interprétation n’est pas purement adventiste. Par exemple, Hermann Strathmann, un érudit luthérien, dit à propos de l’expression « témoignage de Jésus » d’Apocalypse 19.10 : « Selon le parallèle dans 22.9, les frères dont on parle ne sont pas les croyants en général, mais les prophètes. […] C’est ce que souligne le verset 10c. S’ils ont le “marturia lesou” [le témoignage de Jésus], ils ont l’Esprit de la prophétie, c’est-à-dire qu’ils sont prophètes, comme l’ange, qui se tient simplement au service du  “marturia lesou”

En résumé, nous pouvons dire que l’un des signes identificateurs de l’Église du reste, qui selon la prophétie, existe après la période des 1260 jours, c’est-à-dire après 1798, c’est le témoignage de Jésus, lequel est l’Esprit de la prophétie, ou don prophétique. Depuis son tout début, l’Église adventiste du 7e jour a cru que l’accomplissement d’Apocalypse 12.7 s’est manifesté dans la vie et l’œuvre d’Ellen G. White.

Éprouver un prophète

Dans le cas d’Ellen White, comment savons-nous que le don de prophétie était authentique et non une contrefaçon ? La Bible nous offre plusieurs indications pour éprouver le don prophétique.

  1. Songes et visions – Nombres 12.6. Dans les Écritures, les prophètes authentiques recevaient des songes et des visions prophétiques. Au cours de son ministère de 70 ans, soit de 1844 à 1915, Ellen G. White a reçu approximativement 2000 visions et songes prophétiques.
  1. En accord avec la Bible – Ésaïe 8.20. Ce qu’un prophète prétend avoir reçu de Dieu doit être en harmonie avec le reste de la Parole de Dieu, parce que Dieu ne se contredit pas (Ps 15.4 ; Ml 3.6). Bien qu’Ellen White ne fût pas théologienne de formation, ses messages sont en harmonie avec les Écritures.
  2. Le témoignage de Jésus – 1 Jean 4.1,2. Quiconque est familier avec les écrits d’Ellen White         (Jésus-Christ, Vers Jésus, etc.) devront admettre qu’elle n’a pas seulement accepté tout ce que la Bible enseigne sur Jésus, mais qu’elle a continuellement tourné les gens vers lui comme leur Seigneur et sauveur.
  3. Accomplissement des prophéties – Jérémie 28.9. La preuve d’un vrai prophète repose en partie sur l’accomplissement de ses prédictions. Bien que l’œuvre d’Ellen White n’ait pas principalement consisté en la prédiction de l’avenir, elle a fait un grand nombre de prédictions qui se sont accomplies de façon remarquable.
  4. Le test du verger – Matthieu 7.20. Ce test prend du temps. Ellen White a vécu et travaillé pendant 70 ans sous l’œil critique de millions de personnes largement sceptiques, douteuses, suspicieuses, et dans certains cas, franchement hostiles. Toute faute ou inconsistance était et est toujours exposée avec une grande satisfaction par ses adversaires.

Néanmoins, le fruit de sa vie et de ses labeurs atteste sa sincérité, son zèle, et sa piété chrétienne. Des faux prophètes peuvent satisfaire un ou deux de ces critères ; en revanche, un vrai prophète les satisfait tous. Ellen White a passé le test haut la main. Les directives de Dieu transmises par le don de prophétie d’Ellen White devraient nous rendre plus conscients de notre responsabilité en tant qu’Église du reste. Puissent-elles nous encourager à finir l’œuvre sacrée que Dieu nous a confiée.

Écrit par Dr Gerhard Pfandl

Vigile matinale 28 Avril

28 avril 2016

« Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent par plusieurs discours. » Actes 15.32

Si demain vous réalisez un micro-trottoir sur « c’est quoi un prophète », presque que tous sans exception diront que c’est quelqu’un qui prédisent l’avenir. Certes, il y a une partie de vérité dans cette définition sauf que le prophète ne se résume pas à prédire l’avenir. Il est aussi là pour exhorter et fortifier le peuple.

Cet aspect dans la vie du prophète qui n’est pas connu de tous. Or le message prophétique tel qu’il soit, apporte son lot de consolation au peuple. Même si le message du prophète était une rapproche ou une réprimande adressée au peuple, il était aussi là pour rappeler au peuple la miséricorde de Dieu quand le peuple se repent.

Ainsi Jude et Silas ont accompli parfaitement l’œuvre du prophète. Nous qui sommes issus dans un mouvement prophétique, nous devons exhorter et consoler le peuple de Dieu et les gens autour de nous. Nous n’avons pas été appelés à faire peur aux gens avec le message du retour de Jésus. Soyons des consolateurs.

Vigile matinale 27 Avril

27 avril 2016

« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; …  Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune… à un autre, la prophétie. »  1 Corinthiens 12.4, 7, 10

Considérant que nous croyons en tant que peuple, à la perpétuité des dons spirituels, et professons que l’Esprit de Prophétie ait manifesté parmi nous « le reste » de l’Église (Apo 12.17 – Apo 19.10). Nous prenons la résolution de nous humilier devant Dieu de nous efforcer de vivre en harmonie avec les enseignements de l’Esprit et de ne plus manifester une telle inconsistance dans nos vies, afin de ne pas le contrister. Considérant que les croyants qui se détournent des Témoignages en privé ou en public ont fait preuve d’une lamentable faiblesse de jugement et ont souffert eux-mêmes de cette infidélité, ainsi que la cause qu’ils représentaient. Nous prenons la résolution de reconnaître que la sagesse de Dieu se manifeste dans les « Témoignages pour l’Église » et qu’il est dangereux et funeste de se détourner de leurs instructions ou de les négliger. Nous confessons notre faiblesse et notre incapacité à poursuivre sans leur aide l’œuvre qui nous est confiée ». Review & Herald, 22 mars 1870 – le don de prophétie, 47

Le Don de Prophétie : L’un des dons du Saint-Esprit est la prophétie. Ce don est un signe identifiant l’église du reste et a été manifesté dans le ministère d’Ellen G. White. Comme étant la messagère du Seigneur, ses écrits sont une source de vérité continuelle et d’autorité qui fournissent à l’église le réconfort, la direction, l’instruction et la correction. Ils précisent également que la Bible est la norme par laquelle tous les enseignements et l’expérience doivent être testés. (Joël 2:28, 29; Actes 2:14-21; Hébreux. 1:1-3; Apocalypse. 12:17; 19:10.)

Vigile matinale 26 Avril

26 avril 2016

« Et je tombai à ses pieds pour l’adorer; mais il me dit: garde toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. -car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie. » Apocalypse 19.10

Qu’est-ce que « l’Esprit de prophétie » ?

Le terme « Esprit de prophétie » n’apparait qu’une fois dans la Bible, à savoir dans Apocalypse 19.10. À l’époque de Jean, cependant, les lecteurs savaient exactement ce que Jean voulait dire par cette expression. Utilisée fréquemment dans la traduction araméenne de l’Ancien Testament, elle leur était tout à fait familière. Par exemple, dans la paraphrase araméenne de l’Ancien Testament, Genèse 41.38 dit : « Pharaon dit à ses serviteurs : “Pourrions-nous trouver un homme comme celui-ci en qui se trouve l’Esprit de prophétie de devant le Seigneur” ? » Et dans Nombres 27.18, le Seigneur dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’Esprit de prophétie, et impose-lui les mains. » Pour les premiers chrétiens, « l’Esprit de prophétie » faisait référence au Saint-Esprit, lequel communique le don de prophétie aux messagers du Seigneur. Ceci devient aussi évident lorsque nous comparons Apocalypse 19.10 avec Apocalypse 22.8,9 (voir l’encadré). Ces deux passages présentent une même situation. Jean tombe à genoux devant l’ange pour l’adorer.

Dans les deux cas, l’ange répond de façon presque identique, et pourtant, la différence est significative. Dans Apocalypse 19.10, les frères sont identifiés par la phrase « ceux qui ont le témoignage de Jésus ». Dans 22.9, ces frères sont simplement appelés « prophètes ». Selon le principe d’interprétation des Écritures, ceci mène à la conclusion que « l’Esprit de prophétie » dans 19.10 n’appartient pas aux membres d’église en général, mais seulement à ceux qui ont été appelés par Dieu à être prophètes. Les écrits d’autres érudits nous permettent de voir qu’ici, il ne s’agit pas que d’une interprétation purement adventiste. Par exemple, Hermann Strathmann, un érudit luthérien, dit ceci au sujet de l’expression “le témoignage de Jésus” dans Apocalypse 19.10 : “Selon le parallèle 22.9, les frères mentionnés dans ce passage ne sont pas les croyants en général, mais les prophètes. […] Le verset 10c souligne ce point. S’ils ont le marturia lesou [le témoignage de Jésus], ils ont l’Esprit de prophétie, c’est-à-dire qu’ils sont prophètes […] comme l’ange qui se tient simplement au service du marturia lesou.” » En résumé, nous pouvons dire que le témoignage de Jésus, c’est-à-dire l’Esprit de prophétie, ou don prophétique, constitue l’un des signes permettant d’identifier l’Église du reste, Église qui, selon la prophétie, vit le jour après la période des 1260 jours, c’est-à-dire après 1798. Or, depuis son tout début, l’Église adventiste a cru que le don de prophétie s’est manifesté dans la vie et l’œuvre d’Ellen G. White, constituant ainsi l’accomplissement d’Apocalypse 12.17 Gerhard Pfandl

Vigile matinale 25 Avril

25 avril 2016

« Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus. » Apocalypse 12.17

« Le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie. » Mais le témoignage de Jésus comprend tous les dons d’un seul et même Esprit. Paul dit: « Je rends à mon Dieu de continuelles Actions de grâce à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. » 1 Corinthiens 1:4-7. Le témoignage du Christ a été confirmé dans l’Église de Corinthe ; et quel en fut le résultat? — Il ne lui manquait aucun don. N’avons-nous pas raison de dire que lorsque le « reste » sera pleinement confirmé dans le témoignage de Jésus, il ne lui manquera aucun don, en attendant la venue de notre Seigneur Jésus-Christ ? Premiers Écrits 143.3

Jean le révélateur nous dit que le « Témoignage de Jésus-Christ est l’Esprit de prophétie ». Cela équivaut à dire que c’est le témoignage de Jésus Christ donné dans les Écritures lequel révélé par le Saint-Esprit. Dieu parla aux auteurs des 66 livres de la Bible, et aux prophètes par l’intermédiaire du Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit qui inspira les écrivains bibliques, c’est l’Esprit de Dieu qui communiqua les messages aux prophètes. Les deux sources ont le même auteur : la même source. Car c’est l’Esprit de vérité qui rend témoignage de Christ. C’est l’Esprit de Vérité qui convainc de péché, de justice et de jugement. De ce fait il ne peut y avoir de désaccord entre l’Esprit de Prophétie et la Bible ; entre un prophète et un autre prophète, car c’est la même source, le même auteur qui s’adresse à l’un et à l’autre.

Ce témoignage est véritable, certain et digne de confiance. Gardons alors le cap sur la Parole de Dieu et appuyons-nous sur l’aide du Saint Esprit pour mieux comprendre et intégrer la Parole de Dieu dans notre vie de tous les jours