Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Explication en profondeur sur la Sainte Cène

14 avril 2016

La communion

« Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » Jean 6 : 53-56.
Essayons de rassembler les éléments que nous avons trouvés tout au long de notre parcours et appliquons-les à la sainte Cène.

Les sacrifices

La succession des gestes et leur symbolisme ont été brièvement esquissés lors du précédent article ; nous nous attarderons maintenant un peu plus sur la consommation du sacrifice.

Nous connaissons tous le texte de Jean 6 : 53-56 dans lequel Jésus explique que sa chair doit être consommée pour que nous possédions la vie éternelle. Quelques versets plus haut (35 et suiv.) il disait être ce pain qui donne la vie. Jésus connaissait les rites du temple et venait les accomplir. Il est évident que nous devons chercher dans ces rites la compréhension de la Cène (Mat. 26 : 26-29; 1 Cor. 11 : 23, 24). La sainte Cène est la phase terminale du sacrifice. C’est le dernier acte de cette longue quête de Dieu, c’est la réponse à son invitation.

Quel honneur de partager la table De Dieu ! Pour y être invité, il faut avoir été purifié, pour être purifié il faut avoir reçu le pardon. Le pardon est acquis par la prière sincère et fervente avec imposition des mains, c’est-à-dire que nous l’acquérons dans une identification au Christ ; il nous donne sa pureté, nous lui transmettons notre péché. Se mettre en règle est la première chose à faire, d’ailleurs Jésus nous le recommande formellement dans Matthieu 5 : 23-26. L’acceptation du pardon, en d’autres termes, la justification, est l’identification avec le Christ (Gai. 2 : 20) et cela non pas symboliquement, mais réellement.

J’irai jusqu’à dire, avec Zwingli, que s’il y a transsubstantiation, ce n’est en tout cas pas dans les espèces, mais dans le croyant.

Le sang recueilli était apporté dans le sanctuaire, mais, avant d’y pénétrer, le sacrificateur devait procéder à une purification (Ex. 30:17-21). Il devait se purifier et se re-consacrer. S’il est exact que sa consécration a été faite une fois pour toutes, sauf s’il se renie (Ex. 29 ; Lév. 8 ; Nomb. 8), le sacrificateur doit néanmoins se purifier, mais d’une manière qui ne rappelle que la première consécration (où il avait été entièrement lavé, Ex. 29 : 4) : il lui suffit de se laver les pieds et les mains (Ex. 30:19-21). Ce n’est pas parce que cette purification était mineure (pieds et mains) qu’elle était inutile. Le verset 20 explique clairement que la vie du prêtre en dépendait. Après le pardon, la purification. Après la justification, la sanctification. Telle est la seconde étape qui nous mène vers la communion. À quel symbole chrétien peut-on rattacher cette phase ?

L’ablution des pieds

1) Situation de ce rite

Nous avons vu que la consommation du sacrifice était un symbole de la Cène. Avant de pouvoir manger la chair de cet agneau, le pain de communion, il faut s’arrêter à la cuve des ablutions pour une cérémonie vitale.

Or, dans tout l’enseignement du Nouveau Testament, une seule institution, décrite dans Jean 13 : 1-17, corresponds à cette cérémonie. De manière claire et irréfutable, pour qui est de bonne foi, cet épisode se place pendant le repas pascal et avant la sainte Cène (v. 2, 19-30), respectant ainsi l’ordre cérémoniel par sa place dans le service. Le verset 8 nous permet de comprendre que cet acte est une condition sine qua non pour communier.

Les versets 9 et 10 sont encore une confirmation du parallélisme de ces deux cérémonies, celle de l’Ancien (Ex. 29 : 4 ; 30 : 20, 21) et celle du Nouveau. Du point de vue chrétien la cérémonie qui consistait à laver entièrement le sacrificateur représente le baptême, cet « engagement d’une bonne conscience envers Dieu », qui fait de nous des sacrificateurs (Apoc. 1 : 6) ; c’est ce que Christ appelle être lavé (Jean 13 :10). Mais cette purification n’est pas un acte magique qui efface à tout jamais le péché. Ce n’est qu’un engagement devant Dieu et les hommes, le point de départ d’une nouvelle vie, pleine de force et de promesses. Cette purification du corps et l’engagement de notre conscience ont besoin d’être renouvelés, d’être renforcés ; c’est le sens de l’ablution des pieds tel qu’il se dégage de l’enseignement du sanctuaire, confirmé par le Christ (Jean 13 : 17).

2) Sacrement

II a été défini par certains théologiens que les sacrements devaient comprendre ; des paroles d’institution, un ordre du Christ. D’après quelle règle biblique a-t-on défini cette notion du sacrement ? Comment en a-t-on trouvé sept dans la religion catholique ?

Ayant jugé valable cette définition du sacrement, les protestants ne reconnaissent néanmoins que deux sacrements : le baptême et la sainte Cène.

Mais qu’est-ce qui interdit de considérer l’ablution des pieds comme un sacrement ?

Jésus a lui-même institué ce sacrement (Jean 13 : 14, 15) et l’a recommandé comme condition pour participer à sa table (v. 8, 17). Alors que les disciples se disputaient pour savoir qui était le plus grand, Jésus se met à leur laver les pieds. En cette circonstance, aucune autre parole n’aurait eu plus d’impact que : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait (v. 14, 15)».

Reprenons maintenant le chemin du sanctuaire après cette halte au bassin des ablutions. Le prêtre asperge de sang les cornes de l’autel.

Les cornes sont un symbole de la puissance divine ; le sang, c’est ma vie qui entre en contact avec Dieu, grâce au Christ (représenté par la victime) qui s’est substitué à moi.

Le prêtre ressort alors et verse le sang au pied de l’autel. Maintenant, il est possible de consommer la chair qui revient à l’offrant ; chair qui s’est symboliquement chargée de la force et de la vie divine qui sort de l’autel. Pardonné, purifié, l’homme peut manger à la même table que Dieu.

La communion

1) Ceci est mon corps

Ayant été inaugurée au cours d’un repas pascal, la sainte Cène reprend tout naturellement la suite et l’accomplissement des symboles de la Pâque. Comme il était dit : « Ceci est le pain de l’affliction », il est raisonnable de penser que Jésus aura repris cette phrase en lui donnant son sens chrétien, « ceci est mon corps ». Le verbe être n’a pas plus de signification ici que là. D’ailleurs, en araméen, il était simplement sous-entendu ; on ne le mettait dans une phrase que s’il fallait lui donner une emphase particulière. Faire allusion à la transsubstantiation dans ce contexte, c’est faire un contresens.

2) Le levain

Souvent symbole de péché (Gal. 5:9), le levain était en tout cas proscrit de toute offrande (Lév. 2) ; il était formellement exclu aussi bien de la nourriture que des boissons offertes qu’il faisait fermenter. Les prêtres se présentant pour le service devaient s’abstenir de toute boisson fermentée (Lév. 10:8-11). Nous pouvons dès lors nous demander s’il est raisonnable de symboliser la chair du Christ par du pain levé et son sang par du vin.

3) Le pain

On n’offrait pas que des sacrifices sanglants, mais aussi des offrandes de farine, de pain, etc. Lors de la Pâque, on mangeait du pain azyme (pain sans levain). La sainte Cène étant le moment le plus propice pour nous rappeler toutes les promesses de Dieu, son sacrifice, son pardon, son amour et notre condition, il est normal de manger à ce moment-là du pain sans levain (Nombre. 9:11; Deut. 16:3; 1 Cor. 11 : 24). D’autre part, le pain sans levain était accompagné de deux éléments :

– Le sel (Lév. 2 : 13). Toutes les offrandes devaient être salées. Le sel, à l’inverse du levain, empêche la fermentation. Il est le symbole de la purification (Ez. 16 : 4 ; 43 : 24 ; Mat. 5 : 13 ; Marc 9 : 49-51 ; Col. 4 : 6). Un peu de sel dans le pain de sainte Cène ne nous rappellerait-il pas ces textes ?

– L’huile, symbole de l’Esprit-Saint. Elle devait faire partie de nombreuses offrandes. Le pain était pétri avec de l’huile (Ex. 29: 2-40; Lév. 21 : 4 ; 7: 10). Revue Adventiste Juin 1997

Vigile matinale 14 Avril

14 avril 2016

 « Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous. » Jean 13.10

Un lieu de fraternité

La sainte cène est pour nous un service de communion, mais si nous ne sommes pas unis à Dieu et les uns aux autres, la communion est-elle possible ? Satan a pour but de faire de nous des étrangers en nous faisant douter de la puissance de réconciliation de l’Évangile. Avant de nous asseoir à la table de la fraternité chrétienne, réconcilions-nous dans l’amour. C’est pourquoi Jésus a ordonné aux disciples : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres : car je vous ai donné un exemple. » (Jean 13.14,15.)

Le lavement des pieds est un symbole d’humilité et de service : Dieu condescend à venir sous forme humaine accomplir ses desseins cosmiques, dans le cadre du plan de la rédemption. En y participant, nous nous joignons à son ministère en faveur du plus pauvre des pauvres, des personnes solitaires, délaissées, fatiguées, non désirées ou même de celles qui nous méprisent. Ce sacrement « a pour but de dissiper ces malentendus, d’arracher l’homme à son égoïsme, de lui inspirer l’humilité du cœur qui le disposera à servir son frère. » Jésus Christ pg 653.

Revue Adventiste Mars 1996

Vigile matinale 13 Avril

13 avril 2016

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.  Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » Jean 6. 54-56

Pour nous qui vivons au 21ème siècle, ce texte pose beaucoup de problèmes. Car si nous le prenons mot à mot, nous allons accusez Jésus de cannibalisme et de vampirisme, car il demande de manger son corps et de boire son sang. Dans ce passage de la Bible ce ne sont pas les mots qui sont inspirés, mais les idées. En tant qu’Église nous croyons que l’inspiration se situe au niveau de la pensée. Ici Jésus est en train d’enseigner une vérité fondamentale pour tous les chrétiens à travers les siècles.

Dans le chapitre 6 de l’évangile de Jean, à sept reprises on a l’affirmation que Jésus est le Pain de Vie. Avec la répétition des expressions qu’il emploie, on voit qu’il veut nous faire comprendre que Jésus est le seul pain spirituel, comme Il est le seul berger, la seule porte et le seul chemin. Toutes autres nourritures qu’on apporte aux gens, toutes religions, toutes morales, tous systèmes qui ne présentent pas Jésus-Christ seul, sont insuffisantes et dangereuses pour notre santé spirituelle et notre salut éternel.

En somme, ce n’est pas un homme, mais Dieu (Jésus seul) seul qui peut prétendre être la nourriture suffisante de nos âmes.  Par conséquent, ce chapitre fait mention en treize fois du verbe « manger ». Que veut dire exactement « manger » ? Cela veut dire simplement : Croire. Il ne s’agit pas de manger au sens matériel, mais de s’approprier au sens spirituel, par la foi, la personne et l’œuvre de Jésus Christ. Le mot employé pour « manger » en 6 : 54 est répété en 6 :56 et 6 :58. Ce mot est généralement utilisé pour dire que l’on mange des aliments avec plaisir. Il est conjugué au présent, ce qui montre que la bénédiction spirituelle de la vie éternelle profite à ceux qui ont pris pour l’habitude de se nourrir de la chair de Jésus avec plaisir et qui boivent son sang régulièrement.

Alors est-ce si facile que cela de dire : « Je ne veux pas participer au repas du Seigneur ». En mangeant et en buvant nous recevons ce qui nous fait vivre spirituellement, nourriture spirituelle et boisson spirituelle.

Vigile matinale 12 Avril

12 avril 2016

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 3.20

LA CULTURE BIBLIQUE

Dans la culture biblique, manger ou être à table avait un sens bien plus profond que d’ingurgiter des aliments. Quand vous êtes invité chez un touareg ou chez le chef de tribu par exemple, personne ne pourra vous faire partir même de force, avant que vous n’ayez mangé. Car vous risquerez d’attirer la fureur de toute la tribu. Cela pour vous dire que manger ou être à table avait son pesant d’or. Ainsi cette habitude des Touaregs remontes du temps des patriarches. Voyons comment c’était chez nos patriarches.

Manger ou s’asseoir autour d’un repas signifie :

  1. Accepter l’amitié de l’autre.
  2. Partager du bon temps avec l’autre.
  3. C’était un acte sacré
  4. Faire alliance avec l’autre

Refuser ses quatre points, c’est faire un affront à l’autre. Rappelez-vous de l’histoire de Nabal et de David dans 1 Samuel 25 : 23-24. Après la réfute de Nabal, David voulait l’attaquer, lui et sa maison. Ainsi le fait de partager un repas, c’était bien plus qu’ingurgiter des aliments.

Dans la bible c’est

  1. Accepter l’amitié de l’autre.
  2. Partager du bon temps avec l’autre.
  3. C’était un acte sacré
  4. Faire alliance avec l’autre

Lorsque vous jetez un coup d’œil sur ce repas de sainte cène, il ne répond pas aux critères d’un bon repas. Ce n’est pas savoureux, ça ne remplit pas son ventre et ça ne flatte pas son palet. Mais ça a une chose bien plus importante que ça à l’air. Nous sommes à table avec Jésus. C’est un privilège unique donné au Chrétien. Nous sommes en tête à tête avec notre Seigneur, un face à face rempli de promesse. Être autour de ce repas, démontre aussi l’importance que nous accordons à Jésus.

Au 16ème siècle, beaucoup de chrétiens étaient persécutés en Écosse, ce qui les obligeait à se réunir secrètement. Un jour, une jeune fille se rendait à l’une de ces réunions clandestines quand elle rencontra un groupe d’opposants hostiles à la foi.
Où vas-tu ? lui demandèrent-ils en la retenant brutalement
Je vais à un repas où j’écouterai la volonté et le testament de mon grand frère ainé, répondit-elle courageusement
Cette femme est inoffensive. Laissons-la partir, suggéra un membre du groupe.
La jeune fille disait la vérité, car, elle allait à un repas, le souper du Seigneur.

Quand il institua ce rite, Jésus assumait le rôle de notre grand frère ainé, et établissait les bases qui garantissent notre héritage éternel. Cette jeune fille croyait que la sainte Cène est une joyeuse célébration. Qu’en est-il de nous ? Comme la considérons-nous ?

Vigile matinale 11 Avril

11 avril 2016

« Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. »  Matthieu 26.29

La cène proclame une espérance future

Jésus conclut le repas [de Sainte Cène] par cette promesse : « Je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » (Matthieu 26.29.) L’apôtre Paul rappela aux Corinthiens : « Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1 Corinthiens 11.26.)

La communion est donc un symbole tangible, que l’on voit, goûte et touche, de quelque chose de sacré, de mystérieux et de majestueux. Elle relie l’histoire à notre existence et à notre espérance. Elle tourne notre regard vers la croix, donne un sens à notre vie et attire notre attention vers le « festin de noces de l’Agneau » (Apocalypse 19.9).

C’est avec cette espérance que nous devons vivre. La vie d’un chrétien adventiste est une vie d’espérance, une espérance fondée sur la croix, qui nous permet de croire que Dieu transformera bientôt ce monde, effaçant toute trace de tragédie et toute larme, régénérant toute vie, réparant tout cœur brisé et nous faisant demeurer pour toujours à ses pieds, tandis que, dans le ciel, se lèvera une aube qui ne finira jamais. Revue Adventiste Mars 1996

Vigile matinale 10 Avril

10 avril 2016

 « De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. 1 Corinthiens 11.25-26

La sainte cène prend ainsi place dans l’histoire. Ce n’est pas un mythe. C’est un acte sacré, symbole et mémorial de ce que le Seigneur incarné a accompli avec la chair et son sang à un endroit précis et à un moment défini. La Cène fait partie de l’histoire de la rédemption. Le dernier repas du Seigneur ne fut pas un dîner d’adieu ordinaire de la part d’un Maître qui savait sa fin proche. Jésus puisa aux sources de l’histoire d’Israël, utilisant les symboles pascals du pain et du vin et enseignant aux disciples des leçons touchant à l’histoire de la rédemption. Quand il dit : « Faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11.24), le Seigneur demandait au peuple de Dieu de se souvenir d’au moins deux grandes vérités.

L’indispensable mémoire

II lui demandait, premièrement, de se souvenir de la vérité sur le péché. Le péché existe. C’est une affaire grave. Il coûte cher. Le prix à payer est la mort. Il faut constamment le répéter, car nous vivons dans un monde qui considère le péché avec légèreté ou même l’ignore complètement.

Vivekananda, le réformateur et philosophe hindou, a dit un jour : « C’est un péché que d’appeler un homme pécheur. C’est calomnier la nature humaine. (1) » De nombreuses personnes aujourd’hui pensent sans doute ainsi, du matérialiste libéral à l’humaniste profane. Mais pas à la table de Jésus, où nous sommes confrontés à la réalité diabolique et aux effets destructeurs du péché. C’est ce dernier qui est à l’origine de la croix. C’est le péché qui brisa le corps de Jésus et répandit son sang.

Deuxièmement, n’oublions pas la vérité sur le sacrifice de Jésus. La sainte cène nous présente « l’agneau pascal » (1 Corinthiens 5.7), « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29). Quand Jésus parlait de son corps et de son sang, il évoquait le Calvaire, où son sang serait « répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26.28).

Ainsi, le pain et le vin nous parlent de la mort de Jésus. C’est à cause d’elle que nous devons nous souvenir de lui. C’est par sa mort que Dieu réconcilia le monde avec lui-même (2 Corinthiens 5.19). C’est grâce à sa mort que le pardon nous est garanti (Éphésiens 1.7; Colossiens 2.13,14) et qu’une fraternité entre les hommes est possible (Ephésiens 2.13-16). C’est par sa mort que le diable est condamné (Hébreux 2.14,15). C’est pourquoi, chaque fois que nous prenons part à ces symboles, rendons grâces et réjouissons-nous à l’occasion du sacrifice suprême accompli par le Fils de Dieu, nous exclamant avec Jean : « Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1.7.)

Vigile matinale 09 Avril

9 avril 2016

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » 1 Corinthiens 10.16-17

Un seul pain

Lorsque nous nous réunissons pour communier avec le Christ dans la Cène du Seigneur, nous communions aussi avec l’autre. D’une manière très spéciale qui, une fois de plus, défie toute explication, nous sommes unis les uns aux autres que nous partageons dans le corps et le sang du Christ. Notre union avec l’autre est plus que juste une expression de l’unité, c’est une unité qui donne un témoignage public à l’unicité de notre foi. Il nous encourage que nous sommes tous frères et sœurs dans le Christ, que nous sommes tous un seul corps, uni dans une foi commune.

Cette unicité de foi devrait nous amener à prendre conscience que Christ est notre seul pain spirituel. Spirituellement parlant, on va uniquement à la table de Jésus quand on est joyeux ou dans la tristesse. Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. 1 cor 10 : 20-21

Pas question de servir deux maîtres à la fois, soit Dieu, soit Mammon. Ainsi le seul pain implique l’unicité de la foi et aussi un seul et unique Sauveur et Maître. Dans cette optique que nous venons ensemble pour chercher aider, consolation, encouragement et soutien moral et spirituel, car nous sommes une famille en Jésus Christ. Ce seul pain nous ramène à un seul Père céleste malgré notre diversité, malgré notre classe sociale et malgré notre compétence académique.

Vigile matinale 08 Avril

8 avril 2016

La Sainte Cène

La sainte Cène est la participation aux emblèmes du corps et du sang de Jésus; elle exprime notre foi en lui, notre Seigneur et Sauveur. Lors de cette expérience de communion, le Christ est présent pour rencontrer son peuple et le fortifier. En y prenant part joyeusement, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. La préparation au service de communion implique examen de conscience, repentance et confession. Le Maître a prescrit le lavement des pieds pour symboliser une purification renouvelée, exprimer une disposition au service mutuel dans une humilité semblable à celle du Christ, et unir nos cœurs dans l’amour. Le service de communion est ouvert à tous les chrétiens.

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ?  Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain. » 1 Corinthiens 10.16-17

Coupe de bénédiction

Les juifs appellent leur repas rituel du Sedar (qui signifie « ordre ») qui est servi sur la première nuit de la Pâque, qui commémore leur sortie, l’exode et la libération de l’esclavage en Égypte. Au cours de ce repas, il existe une obligation de boire quatre verres de vin. Le vin joue un rôle important dans leur Sedar et concerne quatre coupes de vin. Ce n’est pas commandé dans la Torah, mais il est une très ancienne tradition de la Sedar. Ainsi chaque coupe est connectée à une autre partie du repas Juive et représente les quatre expressions de délivrance promise par Dieu :

C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis l’Éternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Égyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements. Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c’est moi, l’Éternel, votre Dieu, qui vous affranchis des travaux dont vous chargent les Égyptiens. Exode 6 : 6-7

Ces quatre choses symbolisent la coupe de

  • La Sanctification
  • La délivrance
  • La Rédemption
  • La louange (bénédiction). Cette dernière coupe, à la fin du repas, a été appelée la « coupe de bénédiction. »

En prononçant la coupe de bénédiction aux Corinthiens, Paul a voulu ramener leur esprit aux quatre expressions de Dieu par rapport à leur Délivrance. Ce sont les mêmes que Jésus veut que nous gardions à l’esprit lorsque nous participons à la Sainte Cène. Cette coupe du jus de la vigne symbolise notre RACHAT à travers le sacrifice de Jésus. Rachat qui inclut notre Sanctification et Rédemption en Jésus.

Explication en profondeur sur le baptême

7 avril 2016

Nyangwira vivait en Afrique centrale. Elle ne considérait pas le baptême comme une simple option. Elle avait étudié la Bible avec ferveur pendant plus d’un an et avait hâte de devenir une chrétienne.
Un soir, elle fit part à son mari de ce qu’elle avait appris. Hors de lui, il cria : — « Je ne veux pas de cette religion chez moi. Si tu persévères dans cette voie, je te tuerai. »
Malgré les menaces, Nyangwira continua cependant à étudier la Bible. Elle fut bientôt prête pour le baptême.
Avant de quitter sa maison pour se rendre à la cérémonie baptismale, Nyangwira se mit respectueusement à genoux aux pieds de son mari et lui annonça qu’elle allait être baptisée. Il sortit alors son grand couteau de chasse et cria : — « Je t’avais dit que je ne voulais pas entendre parler de ton baptême ; que le jour où tu te ferais baptiser, je te tuerais. »
Résolue toutefois à suivre son Seigneur, Nyangwira se mit en route, les menaces de son mari résonnant encore dans ses oreilles.
Avant de pénétrer dans l’eau, elle confessa ses péchés et consacra sa vie à son Sauveur, ne sachant pas si elle ne devrait pas mourir pour lui ce jour même. Mais la paix emplit son cœur alors qu’elle était baptisée.
De retour à la maison, elle apporta le couteau à son mari. — « As-tu été baptisée ? » lui demanda-t-il, courroucé. — « Oui, répondit-elle simplement, voici le couteau. » — « Es-tu prête à être tuée ? » — « Oui. »
Stupéfait de son courage, son mari n’eut plus jamais le désir de la tuer.

L’IMPORTANCE DU BAPTÊME. Vaut-il la peine de risquer sa vie pour être baptisé ? Dieu exige-t-il réellement le baptême ? Le salut en dépend-il ?

L’EXEMPLE DE JÉSUS. Un jour, Jésus quitta son atelier de charpentier à Nazareth, salua sa famille et se rendit sur les rives du Jourdain où son cousin Jean prêchait. S’approchant de lui, il lui demanda de le baptiser. Surpris par cette requête, Jean essaya de le dissuader : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi ? »
« Jésus lui répondit : laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi toute justice. » (Matthieu 3 : 13-15).

Le baptême de Jésus fait à jamais de cette ordonnance une exigence divine (Matthieu 3 : 13-17 ; cf. Matthieu 21 : 25). Le baptême est une démarche de justice à laquelle tous peuvent participer. Puisque le Christ — celui qui est sans péché — a été baptisé pour « accomplir toute justice », nous qui sommes pécheurs devons l’être à plus forte raison.

LE COMMANDEMENT DE JÉSUS. À la fin de son ministère, le Christ donna cet ordre à ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. » (Matthieu 28 : 18-20).

D’après cet ordre de mission, il est clair que le Christ requiert le baptême de ceux qui veulent entrer dans son Église, son royaume spirituel. Par le ministère des disciples, le Saint-Esprit amènera des êtres humains à se repentir, à accepter Jésus comme leur Sauveur et finalement à être baptisés au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit. Leur baptême démontrera qu’ils sont entrés personnellement en relation avec le Christ, et qu’ils ont décidé de vivre en harmonie avec les principes de son royaume de grâce. Le Christ conclut son propos en assurant ses disciples qu’il serait avec eux « tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

Après l’ascension, les apôtres du Christ ont proclamé la nécessité et l’urgence du baptême (Actes 2 : 38 ; 10 : 48 ; 22 : 16). En réponse à leurs appels, des multitudes furent baptisées, créant ainsi ce que le Nouveau Testament appelle l’Église (Actes 2 : 41, 47 ; 8 : 12), fondée sur l’autorité du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint.

BAPTÊME ET SALUT. Le Christ a enseigné ceci : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. » (Marc 16 : 16). Dans l’Église apostolique, le baptême suivait automatiquement l’acceptation du Christ. Il était une confirmation de la foi du nouveau croyant (cf. Actes 8 : 12 ; 16 : 30-34).

Pierre fit référence à l’expérience de Noé pendant le déluge pour illustrer la relation entre baptême et salut. À l’époque précédant le déluge, le péché avait atteint une telle ampleur que Dieu supplia les êtres humains de se repentir, faute de quoi ils seraient détruits. Seules huit personnes crurent, entrèrent dans l’arche et « furent sauvées à travers l’eau ». Pierre ajoute : « Cette eau était une figure du baptême qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement (ou la demande) d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ. » (1 Pierre 3 : 20, 21).

Pierre a ainsi expliqué que nous sommes sauvés par le baptême comme Noé et sa famille furent sauvés à travers l’eau du déluge. C’est bien sûr Dieu, non les eaux, qui sauva Noé. Par analogie, c’est le sang du Christ, non l’eau du baptême, qui enlève le péché du croyant. Mais le baptême, tout comme l’obéissance (de Noé) qui entra dans l’arche, est l’indice d’une “bonne conscience envers Dieu ». Quand un homme s’engage de la sorte, par la puissance de Dieu, le salut rendu possible par la résurrection de Jésus-Christ devient effectif [3]

Cependant, même si le baptême est indéfectiblement lié au salut, il ne le garantit pas systématiquement [4]. Paul voit dans l’exode d’Israël une représentation symbolique du baptême [5]. “Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé le même aliment spirituel et ils ont tous bu le même breuvage spirituel.” “Baptisés (…) dans la nuée — au— dessus d’eux — et dans la mer — de chaque côté — ”, telle est l’expérience symbolique du baptême des israélites traversant la mer Rouge. Pourtant, malgré cet événement, “la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu” (1 Corinthiens 10 : 1-5). De la même manière aujourd’hui, le baptême n’assure pas automatiquement le salut. “Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin du siècle est arrivée. Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber !” (1 Corinthiens 10 : 11, 12).

“UN SEUL BAPTÊME”. La forme du baptême varie parmi les chrétiens. Certains préconisent l’immersion ; d’autres l’aspersion ; d’autres encore l’affusion. La pratique d’un seul baptême est la caractéristique de l’unité générée par l’Esprit dans l’Église de Dieu (Éphésiens 4 : 5). Que dit la Bible au sujet du sens du verbe baptiser, au sujet de la pratique du baptême et de sa signification spirituelle ?

SIGNIFICATION DE “BAPTISER”Ce verbe vient du grec “baptizo”, qui implique l’immersion, car il dérive de “bapto” qui signifie “plonger” [7]. Lorsque le verbe baptiser fait référence au baptême dans l’eau, il exprime l’idée d’immersion, de plongée sous l’eau [8].

Dans le Nouveau Testament, le verbe baptiser est employé :
1. pour désigner le baptême dans l’eau (par exemple Matthieu 3 : 6 ; Marc 1 : 9 ; Actes 2 : 41) ;
2. Comme une métaphore des souffrances et de la mort du Christ (Matthieu 20 : 22, 23 ; Marc 10 : 38, 39 ; Luc 12 : 50) ;
3. Pour annoncer la venue de l’Esprit-Saint (Matthieu 3 : 11 ; Marc 1 : 8 ; Luc 3 : 16 ; Jean 1 : 33 ; Actes 1 : 5 ; 11 : 16) ;
4. Pour les ablutions ou la purification rituelle des mains (Marc 7 : 3, 4 ; Luc 11 : 38). Ce dernier usage ne justifie pas le baptême par aspersion, car il fait simplement référence à la purification d’impuretés cérémonielles par le moyen de l’eau. L’Écriture utilise le mot baptême à la fois pour désigner le baptême dans l’eau et la mort du Christ (Matthieu 3 : 7 ; 20 : 22).

J. K. HOWARD observe que le Nouveau Testament n’offre “aucune preuve que l’aspersion fut un jour une pratique apostolique. Tout prouve au contraire qu’elle a été introduite plus tardivement.”

  LE BAPTÊME DANS LE NOUVEAU TESTAMENT. Les références du Nouveau Testament au baptême dans l’eau impliquent l’immersion. Nous lisons que Jean baptisait dans le Jourdain (Matthieu 3 : 6 ; cf. Marc 1 : 5) et “à Enon, près de Salim, parce qu’il y avait beaucoup d’eau” (Jean 3 : 23). Seule l’immersion exigeait une telle quantité d’eau.

Jean plongea Jésus dans l’eau. Il le baptisa “dans le Jourdain”. Après quoi, Jésus “sortit” de l’eau (Matthieu 3 : 16 ; cf. Marc 1 : 9, 10).

L’Église apostolique pratiqua elle aussi le baptême “par immersion”. Lorsque l’évangéliste Philippe baptisa l’eunuque éthiopien, “tous deux descendirent dans l’eau” et en “remontèrent” (Actes 8 : 38, 39).

LE BAPTÊME DANS L’HISTOIRE. Avant l’ère chrétienne, les Juifs baptisaient leurs prosélytes par immersion. À Qumran, les Esséniens suivaient la même pratique, baptisant membres et convertis.

Des dessins dans les catacombes et les églises, des parterres en mosaïques, des murs, plafonds et bas-reliefs sculptés, des ornementations dans les éditions anciennes du Nouveau Testament surgissent “la preuve indiscutable que l’immersion était la pratique normale de l’Église chrétienne pendant les dix à quatorze premiers siècles de son histoire”. Les baptistères dans les anciennes cathédrales, dans les églises et vestiges en Afrique du Nord, en Turquie, en Italie en France et partout ailleurs attestent l’ancienneté de cette pratique.

LA SIGNIFICATION DU BAPTÊME.  La signification du baptême est intimement liée à la manière dont il est pratiqué. Alfred PLUMMER dit ceci : “Ce n’est que si le baptême est administré par immersion qu’on peut en saisir la pleine signification.”
UN SYMBOLE DE LA MORT ET DE LA RÉSURRECTION DU CHRIST. Les eaux qui submergent symbolisent le trouble et l’affliction oppressante (Psaume 42 : 7 ; 69 : 2 ; 124 : 4, 5). De la même manière, le baptême de Jésus dans l’eau correspond à une proclamation prophétique de ses souffrances, de sa mort et de son ensevelissement (Marc 10 : 38 ; Luc 12 : 50). Sa sortie de l’eau signifie sa résurrection à venir (Romains 6 : 3-5).

Le baptême n’aurait jamais signifié symboliquement la passion du Christ “si l’Église apostolique avait pratiqué un mode de baptême autre que l’immersion”. Dès lors, “l’argument le plus fort en faveur de l’immersion est d’ordre théologique ”.

MORT AU PÉCHÉ ET VIVANT POUR DIEU. Par le baptême, les croyants revivent la passion du Seigneur. Voici ce qu’en dit Paul : “Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts (…) de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.” (Romains 6 : 3, 4).

L’intimité de la relation entre le croyant et le Christ est révélée au travers des expressions “baptisée en Christ-Jésus”, “baptisée en sa mort”, et “ensevelie avec lui par le baptême”. HOWARD a noté ceci : “Dans l’acte symbolique du baptême, le croyant fait l’expérience de la mort du Christ, en ce sens réel qu’elle est sa propre mort ; de même aussi, la résurrection du Christ devient sa résurrection.” Qui implique pour le croyant cette participation à la passion du Seigneur ?

  1. LA MORT AU PÉCHÉ. Dans le baptême, les croyants sont “devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort.” (Romains 6 : 5). Ils ont été crucifiés avec le Christ (Galates 2 : 20). Voici ce que cela implique : “Nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché.” (Romains 6 : 6-8).

Les croyants ont renoncé à leur ancien style de vie. Morts au péché, ils apportent la preuve que “les choses anciennes sont passées” (2 Corinthiens 5 : 17). Leur vie est cachée avec le Christ en Dieu. Le baptême symbolise la crucifixion de la vie passée. Ce n’est pas seulement une mort, mais aussi un ensevelissement. Nous sommes “ensevelis avec lui par le baptême” (Colossiens 2 : 12). De même que la mort d’une personne est suivie de son ensevelissement, de même lorsque le croyant descend dans le baptistère, sa vie passée qui est morte quand il a accepté Jésus-Christ se trouve ensevelie.

Par le baptême, les croyants renoncent au monde, obéissant ainsi au commandement : “Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur.” (2 Corinthiens 6 : 17). Les candidats rendent ainsi publics leur renoncement à Satan et leur choix à vivre avec le Christ.

Dans l’Église apostolique, l’appel à la repentance incluait l’appel au baptême (Actes 2 : 38). Le baptême signifie donc également une authentique repentance. Les croyants renoncent à leurs transgressions de la loi et obtiennent le pardon des péchés grâce au sang de Jésus-Christ. La cérémonie baptismale est une démonstration d’une purification intérieure — celle des péchés qui ont été confessés.

2. VIVRE POUR DIEU. La puissance du Christ ressuscité est à l’œuvre dans notre vie. Elle nous permet de marcher en nouveauté de vie (Romains 6 : 4) — morts que nous sommes au péché –, car nous sommes “vivants pour Dieu en Christ-Jésus” (Romains 6 : 11). Nous rendons témoignage que le seul espoir de victoire sur notre vieille nature réside dans la grâce du Seigneur ressuscité qui nous a donné une vie spirituelle nouvelle, au travers de la puissance créatrice de l’Esprit-Saint. Cette vie nouvelle nous fait accéder à un degré plus élevé de l’expérience humaine ; à de nouvelles valeurs, aspirations et désirs se concrétisant par une consécration à Jésus-Christ. Par le baptême, nous signifions que nous sommes de nouveaux disciples de notre Sauveur.

Vigile matinale 07 Avril

7 avril 2016

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28.19-20

 

Le mandat évangélique — « Allez, faites de toutes les nations des disciples. … Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28:18, 19. Telles furent les dernières paroles du Christ à ses disciples. Allez jusqu’aux extrémités les plus lointaines de la terre habitée, et sachez que partout où vous irez, vous serez assurés de ma présence.

À nous aussi, ce même mandat est confié. Ordre nous est donné d’aller de l’avant en tant que messagers du Christ pour enseigner, instruire et persuader hommes et femmes, et de souligner à leurs yeux l’importance de la parole de vie. À nous aussi est donnée l’assurance de la présence permanente du Christ. Quelles que soient les difficultés que nous devrons affronter et les épreuves qu’il nous faudra traverser, la bienveillante promesse nous est acquise : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » — Manuscrit 24, 1903.

La dynamique du message — En donnant ses ordres aux disciples, le Christ ne s’est pas contenté de décrire leur tâche, mais il leur a aussi donné le message qu’ils devaient annoncer. Enseignez le monde, dit-il, « à garder tout ce que je vous ai prescrit ». Les disciples devaient enseigner ce que le Christ avait lui-même enseigné : non seulement ce qu’il avait dit personnellement, mais aussi tout ce qu’il avait enseigné par les prophètes et les docteurs de l’Ancien Testament. Tout enseignement humain est exclu. Il n’y a place ni pour la tradition ni pour les théories et les conclusions humaines, ni pour une législation ecclésiastique. « La loi et les prophètes », avec le récit destiné à conserver le souvenir de ses actes : tel est le trésor confié aux disciples pour qu’ils le transmettent au monde. {EV 19.1-3}

L’Évangile doit être présenté, non pas comme une théorie inerte, mais comme une force vivante, capable de transformer la vie. Dieu désire que les objets de sa grâce soient des témoins de sa puissance. — Jésus Christ, 828.

L’Église, dépositaire du message — Nous vivons aujourd’hui les dernières scènes de l’histoire de ce monde. Puissent les humains être saisis de crainte à l’idée de la responsabilité qui est la leur de connaître la vérité. La fin du siècle est arrivée. Un examen lucide de ces questions fera que tous seront amenés à consacrer entièrement leurs personnes et leurs biens à Dieu.

L’obligation solennelle d’avertir le monde de sa ruine prochaine pèse sur nous. De tous côtés, auprès et au loin, des appels à l’aide nous parviennent. L’Église, consacrée de tout cœur à l’œuvre, doit apporter le message à l’humanité : venez au festin de l’Évangile ; le souper est prêt ; venez. Des couronnes, des couronnes immortelles doivent être remportées. Le royaume des cieux doit être reçu en héritage. Un monde qui se meurt dans le péché doit être éclairé. Il faut retrouver la perle égarée. Il faut que les brebis perdues soient ramenées en sécurité dans la bergerie. Qui participera à ces recherches ? Qui apportera la lumière à ceux qui errent dans les ténèbres de l’erreur ? — The Review and Herald, 23 juillet 1895. {EV 20.1-3}