Une déclaration messianique faite en public
« Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, sur lesquels ils mirent leurs vêtements ; il s’assit dessus. La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches aux arbres et les étendirent sur le chemin. Les foules le précédaient et le suivaient en criant : Hosanna pour le Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi. On disait : Qui est-il, celui-ci ? Les foules répondaient : C’est le prophète Jésus, de Nazareth de Galilée. » Matthieu 21.6-11
Le temps des déclarations privées était terminé. Lors de son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus déclara publiquement qu’il était le Messie.
La foule qui grandissait lui réserva un accueil glorieux, reconnaissant par là même qu’il disait vrai. Les gens étendirent des vêtements ou des branches sur le chemin que Jésus empruntait tout en criant : « Hosanna pour le Fils de David ! », un titre ayant une connotation messianique évidente. Le mot « hosanna » signifie « sauve-nous, nous t’en prions ». Les gens étaient prêts à voir Jésus jouer son rôle de Sauveur, mais les événements de ce jour glorieux allaient être bien différents de ce qu’ils attendaient.
D’où venaient les foules ? Pourquoi les gens étaient-ils si enthousiastes ? Premièrement, c’était la période de la Pâque, qui célébrait la délivrance du peuple du joug égyptien. Ainsi, les routes étaient bondées de gens venant de tout le monde juif se dirigeant vers Jérusalem.
Deuxièmement, Lazare avait été ressuscité non loin de la ville et ce miracle extraordinaire avait suscité un engouement sans précédent.
Mais le point le plus important est peut-être la façon dont Jésus choisit d’entrer dans la ville. Son entrée en gloire accrut encore l’excitation et la tension des personnes présentes. L’Évangile de Matthieu nous dit qu’il décida d’entrer dans la ville sur un ânon. C’est un fait intéressant, pour un homme qui avait parcouru tout le trajet depuis la Galilée à pied. Il ne fit pas ce choix parce qu’il était fatigué. Il n’avait pas besoin d’un ânon pour parcourir les derniers kilomètres. De plus, Jésus s’était toujours déplacé en marchant. C’est la seule fois où nous voyons Jésus monter sur un animal dans les Évangiles. Il fit donc un choix délibéré. Il était inspiré par le texte de Zacharie 9.9, dans lequel nous lisons : « Lance des acclamations, Jérusalem la belle ! Il est là, ton roi, il vient à toi ; il est juste et victorieux, il est pauvre et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse. » Jésus fit donc une déclaration messianique. Les foules ne manquèrent pas de le remarquer et les chefs juifs non plus. Mais pour eux, cette décision était une provocation plus qu’un événement joyeux. (George Knight – Tournez les yeux vers Jésus)