Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 25 juillet

25 juillet 2022

Des paraboles dans un contexte conflictuel (1)

« Qu’en pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; il s’adressa au premier et dit : Mon enfant, va travailler dans la vigne aujourd’hui. Celui-ci répondit : « Je ne veux pas. » Plus tard, il fut pris de remords, et il y alla. L’homme s’adressa alors au second et lui dit la même chose. Celui-ci répondit : « Bien sûr, maître. » Mais il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier. Jésus leur dit : Amen, je vous le dis, les collecteurs des taxes et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. » Matthieu 21.28-31

 

Nous arrivons aux derniers jours de la vie de Jésus. Les Évangiles racontent qu’il était désormais en conflit permanent avec les responsables juifs. Tout d’abord, il y avait eu l’entrée triomphale à Jérusalem, puis la purification du temple et enfin la confrontation au sujet de son autorité. Ces événements, destinés à souligner son rôle messianique, montrent à quel point le fossé s’était élargi entre les chefs juifs et le peuple. Les premiers rejetaient Jésus tandis que les foules faisaient preuve d’un grand enthousiasme à son égard. Nous trouvons ensuite Jésus enseignant et discutant dans les cours du temple. Ce faisant, il raconta plusieurs paraboles pour faire réfléchir les dirigeants juifs.

La première parabole est celle d’un père (Dieu) et de deux fils. Le premier – qui représente les collecteurs d’impôts, les prostituées et les personnes exclues de la société – refuse d’aller travailler dans la vigne de son père, puis regrette et s’y rend malgré tout. Le deuxième fils – qui représente les chefs juifs – accepte d’obéir à son père, mais ne met pas en pratique ce qu’il dit.

Utilisant une méthode d’enseignement particulièrement pertinente, Jésus incita ses auditeurs à tirer eux-mêmes la leçon de cette parabole. La réponse était évidente. Tout au long de l’Évangile de Matthieu, nous voyons que ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui entrent dans le royaume, mais ceux qui obéissent (voir Matthieu 7.21). Pour Jésus, la justice n’est pas un consentement passif mais une obéissance active. La foi est le fait de croire en action. Ce n’est pas le salut par les œuvres, mais plutôt le fait qu’aimer Dieu et les autres provient naturellement du cœur de ceux qui ont rencontré Jésus.

Ainsi, les paroles de Jésus contredisent les mouvements de renouveau charismatique qui vont dans le sens d’une simple acceptation verbale plutôt que d’une vie transformée. De la même façon, cette parabole va l’encontre de ceux qui, à tort, affirment que le fait de croire à certaines vérités doctrinales suffit au salut. Enfin, cette parabole réfute ces mouvements chrétiens qui mettent sur un pied d’égalité le salut et le fait d’accepter Jésus comme seul élément de justification. L’enseignement de Jésus sur l’assurance du salut est basé à la fois sur le fait de l’accepter et de mener une vie conforme à celle du Christ.

Ainsi, la conclusion de cette parabole nous permet de redéfinir notre mission pour aujourd’hui et chaque jour de notre vie. (George Knight – Tournez les yeux vers Jésus)

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*