Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 21 Novembre

21 novembre 2025

Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21.4)

Une série d’expressions parallèles, solennelles et emphatiques caractérisent les annonces prophétiques de l’Apocalypse en relation avec la fin des temps et la terre nouvelle : « Il n’y aura plus de délai » (Ap 10.6) ; « Babylone, la grande ville, sera jetée à bas » (Ap 18.21) : « La mort ne sera plus » (Ap. 21.4) ; « ses portes ne se fermeront jamais pendant le jour — or là il n’y aura pas de nuit » (Ap. 21.25); «il n’y aura plus de malédiction » (Ap. 22.3). Il est évident que toutes ces causes tragiques de frayeur, l’angoisse ou la peur, cesseront et disparaitront définitivement quand Dieu conduira l’histoire de ce monde à sa fin.

Vigile matinale du 20 Novembre

20 novembre 2025

Temps de détresse pour Jacob

« Malheur ! Ce jour est grand, aucun autre n’est comme lui. C’est un temps de détresse pour Jacob ; mais il en sortira sauvé. » (Jérémie 30.7)

Le prophète Daniel évoque un temps de détresse quand finit le temps de grâce : « Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a pas eu depuis qu’il existe une nation. » (Dn 12.1) Jésus aussi fait référence à cette période (Mc 13.19). L’affliction de ces jours de la fin affectera autant les justes que les impénitents.

Vigile matinale du 19 Novembre

19 novembre 2025

Les « Glosas Emilianenses »

« Réjouis-moi, moi, ton serviteur ; vers toi, Seigneur ; je m’élève. » (Psaume 86.4)

Curieusement, David demande à Dieu la même chose que ce moine anonyme qui écrivit « Las Glosas Emilianenses ». Il demande la joie. En 977, dans le monastère bénédictin de Suso, a San Millän de la Cogolla, au cœur de la Castille naissante, un moine écrivit, en marge du texte latin d’un sermon de Saint Augustin sur les signes de la fin, les fameuses glosas qui représentent les premières clauses rédigées en castillan. Il s’agit donc de l’origine de l’espagnol, langue parlée aujourd’hui par plus de quatre cents millions de personnes dans le monde.

Vigile matinale du 18 Novembre

18 novembre 2025

La Joconde est triste

« Alors Nabuchodonosor fut rempli de fureur, et l’aspect de son visage changea devant Shadrak, Méshak et Abed-Nego. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’il n’était habituel de la chauffer. » (Daniel 3.19)

De toutes les œuvres picturales de la Renaissance italienne, une des plus célèbres est la Joconde, le portrait de Mona Lisa, que Leonard de Vinci peignit en 1503 et qui est exposé au musée du Louvre de Paris (France). Ce qui distingue ce portrait est l’énigmatique sourire de la Joconde qui apporte à son visage un air mystérieux et ambigu qui a mérité les interprétations les plus subtiles et que, en réalité, personne n’a su imiter malgré les milliers de copies qui en ont été faites.

Vigile matinale du 17 Novembre

17 novembre 2025

Mort de terreur

« Les humains rendront l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. » (Luc 21.26)

Un nouveau facteur de peur s’est intégré à la chronique habituelle de nos jours, il s’agit du terrorisme. Les attentats du 11 septembre 2001 à New York, et ceux d’Atocha, à Madrid, le 11 mars 2004, ont tous deux causé de regrettables morts, générant aujourd’hui une vague de terreur collective. Les catastrophes naturelles qui se répètent avec une fréquence sans précédent causant dévastation et ruine dans différentes parties du monde au travers de tremblements de terre, de tornades, de tsunamis, d’ouragans : les présages de désastres écologiques et la crise économique mondiale s’ajoutent aussi à cette liste des déclencheurs de peur. Et pour couronner le tout, le sida a mis certains pays d’Afrique en voie d’extinction. Tous ces évènements ont développé la peur collective et l’angoisse de la société.

Vigile matinale du 16 Novembre

16 novembre 2025

N’aie pas peur !

 « N’aie pas peur, car je suis avec toi ; ne jette pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te rends fort, je viens à ton secours, je te soutiens de ma main droite victorieuse. » (Ésaïe 41.10)

Face à l’universalité de la peur, la révélation biblique ne pouvait taire un remède pour atténuer ses effets dévastateurs. Ainsi, un des plus grands efforts de la grâce divine que nous présente l’Écriture est celui qui est destiné à calmer et contrôler la peur de l’humanité. « N’aie pas peur » est l’expression clé de toute l’histoire du salut, elle représente une constante de la révélation divine à l’homme après l’apparition du péché. On a fait le recensement de l’usage de cette phrase et il est apparu que la racine hébraïque de celle-ci apparaît 365 fois dans le texte sacré. Selon les spécialistes, elle est un oracle de salut, une parole révélée qui promet consolation et protection, qui inspire sécurité et confiance.

Vigile matinale du 15 Novembre

15 novembre 2025

Cris et larmes à Gethsemanée

Aux jours de sa chair il a offert, à grands cris et dans les larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé en raison de sa piété. » (Hébreux 5.7)

S’il y a un moment sublime et atroce à la fois durant lequel l’incontournable réalité de l’incarnation du Fils de Dieu montra son côté le plus humain, faible et vulnérable, ce fut durant les épisodes de la passion du Christ. Parfois, l’épilogue surnaturel, glorieux de ces dramatiques évènements, couronné par le récit de la résurrection, nous fait penser que Christ n’a pas souffert comme nous les souffrances et la douleur de l’agonie : qu’étant Dieu lui-même, il ne pouvait souffrir, être angoissé et avoir peur. Mais ce docétisme* masqué éloignerait incommensurablement le Sauveur du reste des êtres humains, convertirait en une simple fiction les principaux épisodes de l’Evangile et mettrait en doute non seulement la réalité de l’incarnation, mais aussi le salut lui-même.

Vigile matinale du 14 Novembre

14 novembre 2025

J’ai peur !

« Et quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci m’accueille moi-même. » (Matthieu 18.5)

Il y a quelques années, une des informations les plus bouleversantes que j’ai entendue parlait d’un enfant de dix ans qu’on avait retrouvé pendu dans le grenier de son logement. Il n’avait que dix ans. Un enfant normal. Mais il était certain qu’il avait préparé sa mort avec la froide cruauté d’un adulte. Sur son bureau, il y avait une lettre qui répétait ce que l’on savait déjà : « Que personne ne culpabilise de ma mort. Je quitte la vie volontairement. » Et ensuite, pour toute explication, trois mots uniques, horribles, vertigineux : « J’ai peur. »

Vigile matinale du 13 Novembre

13 novembre 2025

Universalité de la peur

« Jacob eut très peur ; l’angoisse le saisit. » (Genèse 32.8)

Jean-Paul Sartre, philosophe français, représentant de l’existentialisme athée, dit : « Tous les hommes ont peur. Tous. Celui qui n’a pas peur n’est pas normal ; cela n’a rien à voir avec le courage. » (Les chemins de la liberté, 1945) Le mot peur et son synonyme crainte sont profondément enracinés dans le langage usuel : « Mourir de peur », « peur panique », « peur irraisonnée », « faire peur ». Celles-ci et beaucoup d’autres expressions montrent une présence indiscutable de la peur dans le quotidien parce que la peur n’est pas étrangère aux états affectifs de l’homme, elle fait plutôt partie de nos propres structures mentales comme une réaction normale, spontanée de l’esprit face à une circonstance qui présente un danger réel ou imaginaire. La peur est universelle tout comme le péché l’est dans le monde dans lequel nous vivons.

Vigile matinale du 12 Novembre

12 novembre 2025

L’origine de la peur

« Il répondit : Je t’ai entendu dans le jardin et j’ai eu peur, parce que j’étais nu ; je me suis donc caché. » (Genèse 3.10)

Cela se passa dans l’Éden, comme un premier témoignage significatif des conséquences du péché, le mot peur apparait dans le langage et l’esprit de l’homme pour la première fois pour désigner un sentiment nouveau, étrange, d’insécurité, de vulnérabilité, d’impuissance et de nudité intérieure ; la solitude, avant l’éloignement du Créateur générée par la désobéissance. Ils avaient voulu être autonomes et, en conséquence, ils sentirent la peur provoquée par une nouvelle compréhension du Dieu Créateur. À partir de ce moment, l’empire de la peur s’établit dans ce monde.