Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinale du 23 Décembre

23 décembre 2025

Un bébé bercé dans la paille

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : lui qui était riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que, vous, par sa pauvreté, vous deveniez riches. » (2 Corinthiens 8.9)

Dans ces versets, l’apôtre Paul souligne le contraste qualitatif que suppose l’incarnation : étant riche, il se fit pauvre, pour que sa pauvreté rende les hommes riches, et tout cela en raison de sa merveilleuse grâce.

Vigile matinale du 22 Décembre

22 décembre 2025

Il n’y a pas de place pour eux dans la salle

« Et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle. » (Luc 2.7)

Les habitants de Bethléem étaient très affairés. Le recensement qu’Auguste César avait décrété consistait à relever dans un cahier le nom de toutes les personnes et de leurs biens pour faciliter la récolte des impôts. Tous devaient le faire dans leur lieu d’origine et non dans celui de leur résidence, de façon que, en certains lieux comme Bethléem, il y avait un transit et une accumulation de gens arrivés de toutes parts de la Palestine, auxquels il fallait prodiguer nourriture et logement. C’étaient des jours chargés de travail pour les villageois, et à la fois porteurs d’énormes gains. Joseph et Marie arrivèrent de Nazareth et cherchèrent un lieu où se reposer. Elle avait atteint les neuf mois de grossesse et la possibilité que l’accouchement ait lieu les pressait. Ils frappèrent aux portes, firent appel à l’hospitalité des gens de Bethléem, mais les portes et les cœurs se fermèrent avec indifférence et, probablement, avec égoïsme. Le texte dit : « II n’y avait pas de place pour eux dans la salle. »

Vigile matinale du 21 Décembre

21 décembre 2025

Le fils du charpentier

« Comme il y pensait, l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint. » (Matthieu 1.20)

Joseph et Marie étaient fiancés. Les fiançailles étaient un compromis formel, préalable au mariage dans lequel, bien qu’ils n’habitent toujours pas ensemble, on considérait les deux parties du couple à ce point liées qu’on les appelait mari et femme. Ceci impliquait que, pour défaire les fiançailles, la répudiation se faisait au moyen d’une carte de divorce comme si le couple était marié.

Vigile matinale du 20 Décembre

20 décembre 2025

Je suis l’esclave du Seigneur

« Marie dit : Je suis l’esclave du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle. » (Luc 1.38)

La vision ineffable et pure de l’annonciation de l’ange Gabriel à Marie, le mystère de sa virginité, le caractère sublime de tout l’épisode, ne nous ont parfois pas permis d’analyser la dimension humaine, les conséquences que put avoir pour la jeune fille l’acceptation de la maternité de Jésus. Accueillir cette noble mission que lui annonce l’ange impliquait une série de difficultés et beaucoup de dangers : Marie était promise à Joseph et, comme elle le dit elle-même, n’avait jamais connu d’homme. Elle accepta, par conséquent, le risque du discrédit et de la honte d’une grossesse illégitime, et il était presque certain qu’elle serait répudiée par son promis. De plus, ce qui était plus grave encore, elle prenait le risque de perdre sa propre vie, parce que les lois rigoureuses de l’époque condamnaient à la lapidation les jeunes femmes mariées qui tombaient enceintes d’un autre homme (Deutéronome 22.23-24).

Marie connaissait la cause de son étrange grossesse. Elle savait que le fils de ses entrailles serait conçu pour l’œuvre et la grâce de l’Esprit Saint ; mais qui la croirait ? Si aujourd’hui, en dépit de tous les progrès qu’a faits la théologie dans le domaine de l’hypothèse de la double nature divino-humaine du Fils du Dieu, de nombreux théologiens positivistes nient absolument la nature surnaturelle de la gestation de Jésus dans le sein de Marie, pouvons-nous, nous, imaginer comment ses voisins, sa famille et les autorités religieuses interprétèrent sa mystérieuse grossesse ? Cette jeune fille joua son rôle dans cette scène imitant le Fils de Dieu, acceptant humblement et docilement l’opprobre, les blagues, l’incompréhension, le mépris de tous (y compris celui de Joseph, son futur époux) et la solitude d’une mission sacrée qu’elle seule connaissait. Sans poser de conditions, elle répondit à l’ange : « Je suis l’esclave du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole. »

Parfois, nous situons Marie dans sa splendeur, « pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes », bien loin de notre propre expérience, sans nous rendre compte qu’on nous demande aussi, dans des circonstances déterminées, l’acceptation soumise de devoirs et positions qui génèrent à notre égard du rejet, des critiques, le mépris, des privations, de fausses accusations, la marginalisation, des pertes matérielles et aussi des agressions physiques de la part des gens qui nous entourent.

Êtes-vous disposé à accepter, en dépit de tout, et à répondre au Seigneur, comme cette femme exemplaire, « qu’il m’advienne selon ta parole » ?

(« Mais il y a un Dieu dans les cieux » Carlos Puyol Buil. Ed: Safeliz)

Vigile matinale du 19 Décembre

19 décembre 2025

Les mêmes dispositions

« Ayez entre vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ : lui qui était vraiment divin, il ne s’est pas prévalu d’un rang d’égalité avec Dieu, mais il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains ; reconnu à son aspect comme humain, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort la mort sur la croix. » (Philippiens 2.5-8)

Quand la langue espagnole était à l’aube de son existence, aux environs des Xe et XIe siècles, des auteurs anonymes se sont inspirés des récits de la Nativité ou de la passion du Seigneur pour créer les premières pièces de théâtre. Les pièces étaient présentées dans les églises par des hommes qui interprétaient tant les rôles masculins que féminins. La pièce la plus antique de la littérature dramatique espagnole est précisément un fragment du récit de la Nativité intitulé « El auto de los Reyes Magos » (Le Mystère des Rois Mages), trouvé dans la sacristie de la cathédrale de Tolède à la fin du XIIe siècle.

Vigile matinale du 18 Décembre

18 décembre 2025

Les temps ont été accomplis

« Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et sous la loi. » (Galates 4.4)

Paul reconnait dans ce passage de son Épitre aux Galates que l’incarnation du Fils de Dieu avait eu lieu lors de l’accomplissement des temps. La signification de cette expression qui évoque le terme « temps » nous permet de rendre à la prophétie messianique sa valeur historique, et même chronologique. La promesse messianique dans la Bible n’est pas une annonce abstraite qui s’inscrit dans la dimension d’un temps déterminé. La prophétie biblique pointe du doigt un futur qu’elle prétend déterminer, mais de telle façon que le peuple de la promesse puisse développer une espérance permanente et actuelle. L’apôtre utilise ici le terme chronos, le temps mesurable, le temps dans lequel surviennent les évènements de l’histoire humaine et ceux de l’histoire du salut, Jésus vint quand l’heure sonna sur l’horloge divine, dans un temps préfixé par l’omniscience divine.

Vigile matinale du 17 Décembre

17 décembre 2025

Un calcul prophétique d’accomplissement mathématique

« Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sacrée, pour faire cesser la transgression et mettre fin aux péchés, pour faire l’expiation de la faute et amener la justice pour toujours, pour sceller vision et prophète et pour conférer l’onction à un “très-sacré”. » (Daniel 9.24)

La prophétie des soixante-dix semaines est une des plus extraordinaires de la Bible. Elle nous permet de fixer la date du baptême du Messie et celle de sa mort. Paul l’atteste lorsqu’il écrit : « Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils » (Ga 4.4) et aussi : « En effet, lorsque nous étions encore sans force, le Christ, en son temps, est mort pour des impies. » (Rm 5.6) Jésus lui-même, après son baptême dans le Jourdain, commença son ministère avec l’annonce : « Le temps est accompli » (Mc 1.15), et les Juifs qui connaissaient la prophétie des soixante-dix semaines attendaient la venue du Messie en ce temps-là (Jn 1.19 ; Le 3.15).

Vigile matinale du 16 Décembre

16 décembre 2025

Qui sait ?

« Si tu ne dis rien en cette occasion, le soulagement et la libération des Juifs surgiront d’un autre côté, alors que, toi et ta famille, vous disparaîtrez. D’ailleurs, qui sait si ce n’est pas Pour une occasion comme celle-ci que tu es parvenue à la royauté ? » (Esther 4.14)

Durant le Moyen-Âge, en Espagne, les périodes de dépression économique se sont caractérisées par des persécutions et promulgations de lois antisémites, ainsi que l’expulsion et le massacre de cette partie de la population. Et tristement, depuis le temps de la reine Esther, ce fait a été une constante dans l’histoire des Juifs qui, en raison de l’envie suscitée par les richesses qu’ils accumulent, du rôle d’usurier qu’on leur attribue et de leur religion exclusive, subissent trop fréquemment la haine des masses et de leurs dirigeants.

Vigile matinale du 15 Décembre

15 décembre 2025

La prophétie messianique

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Il a la Souveraineté sur son épaule ; on l’appelle du nom de Conseiller étonnant, Dieu-Héros, Père éternel, Prince de paix. » (Ésaïe 9.6)

Un jour je me rendis à Gibraltar pour assumer pendant les vacances d’été les deux petites églises de La Linea de la Concepcién et Algerciras (Cadix, Espagne). Parmi les personnes qui suivaient des études bibliques, il y avait une dame cultivée et de bonne situation. Un jour, alors que je lui présentais une étude sur la prophétie biblique, elle fut très touchée par le merveilleux accomplissement des prophéties messianiques d’Ésaïe :

Vigile matinale du 14 Décembre

14 décembre 2025

Cyrus l’oint

« Voici ce que dit le Seigneur à celui qui a reçu son onction,- à Cyrus, que j’ai saisi par la main droite, pour terrasser devant lui des nations, pour détacher la ceinture des rois, pour ouvrir devant lui les deux battants, et que les portes des villes ne soient plus fermées. » (Ésaïe 45.1)

Je me suis souvent étonné que dans le Nouveau Testament, tant Paul que Pierre, nous encouragent « à faire des requêtes, des supplications et des actions de grâce pour tous les humains, pour les rois et pour ceux qui occupent une position d’autorité » (1 Tm 2.1-2) ; que nous les considérions envoyés de Dieu (1 P 2.13-14), parce qu’« il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été inspirées par Dieu […] elle est au service de Dieu pour ton bien […] c’est pourquoi il est nécessaire d’être soumis — non seulement à cause de la colère, mais encore par motif de conscience. » (Rm 13.1-5)
Comment est-il possible que les apôtres proposent de telles choses alors que, très probablement, l’Empire romain était alors dirigé par Néron, un fou qui en fit des martyrs ? Les autorités et les monarchies sont-elles « de droit divin » ?