Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
« Alors le maître le fit appeler et lui dit : “ Mauvais esclave, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié, ne devais-tu pas avoir compassion de ton compagnon comme j’ai eu compassion de toi ? » » (Matthieu 18.32-33)
J’avais à peine douze ans, mais j’étais déjà très curieux de savoir comment fonctionnait l’église protestante que fréquentait mon frère Adolphe depuis quelques mois. Je mourais d’envie de l’accompagner, mais il considérait que j’étais trop petit. Néanmoins, j’attendis le moment propice, et un jour il se présenta. Mon frère allait participer à une représentation théâtrale au sein de son église, on lui avait confié le rôle du roi, et je demandai à l’accompagner. Il accepta, et c’est ainsi que j’entrai en contact pour la première fois avec l’église Adventiste de Saragosse. Quelques jeunes de mon âge m’accueillirent, et ils me traitèrent si bien que je décidai de ne pas perdre ces amitiés, que je conservai même plus de soixante ans plus tard.