Le chemin de croix de Christ et le nôtre
« Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon, de Cyrène, qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. » (Luc 23.26)
La croix des condamnés se composait de deux bois : le vertical, d’environ trois mètres de hauteur, qui s’introduisait dans un trou sur le lieu de la crucifixion ; et l’horizontal, appelé patibulum, qui devait être porté par le condamné jusqu’au lieu du supplice. Jésus seul ne put porter ce bois qu’une courte distance du chemin de croix, affaibli par la cruelle flagellation, sans avoir mangé et épuisé après une longue nuit d’angoisse à Gethsémani. Qui porterait la croix d’un condamné ? Comme c’était une ignominie, personne n’était disposé à se charger d’une croix.