Le trouble de Marie
« Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie. Il entra chez elle et dit : Réjouis-toi, toi qui es comblée par la grâce ; le Seigneur est avec toi. Très troublée par cette parole, elle se demandait ce que pouvait bien signifier une telle salutation. L’ange lui dit : N’aie pas peur, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » Luc 1.26-30
Avez-vous déjà réfléchi à la situation de Marie ? Elle avait probablement quatorze ou quinze ans et était fiancée à un homme plus âgé qu’elle, comme c’était la coutume à l’époque. Rien d’anormal, donc. Mais un ange apparaît dans sa chambre et lui dit qu’elle allait être enceinte. Mettez-vous à sa place. La situation serait bien difficile à expliquer. Après tout, il n’est pas possible de dissimuler une grossesse. Puis, le bébé arriverait. Qu’allait penser Joseph ? Il n’est pas étonnant que la Bible souligne le trouble de Marie. Nous le serions aussi, dans un tel cas. Cependant, pour mieux comprendre les implications de cette annonce, nous devons nous placer dans le contexte du 1er siècle. Nous vivons dans une culture qui nous empêche de prendre la mesure de ce qu’allait vivre Marie. Chaque année, aux États-Unis, un million d’adolescentes se retrouvent enceintes sans être mariées, un fait qui est tout à fait banal aujourd’hui. Or, c’est une chose que d’avoir un « problème » dans la ville de New York, mais dans le contexte d’un petit village juif du 1er siècle, la nouvelle apportée par l’ange à Marie dut la perturber au plus haut point. Après tout, selon la loi juive, le fait qu’une jeune fille étant fiancée se retrouve enceinte était considéré comme un adultère et elle devait être lapidée. Quand nous lisons le récit des Évangiles, nous devons garder à l’esprit l’idée que les hommes et les femmes de cette époque étaient des personnes comme vous et moi. Ils vivaient dans des villes et des villages où les rumeurs et les relations sociales étaient les mêmes qu’aujourd’hui. Quand Jésus quitta le ciel pour venir sur terre, il vint vivre dans cette pagaille que nous appelons la société.
Quand je pense à Marie, j’imagine ce qu’auraient vécu mes filles si elles s’étaient retrouvées dans la même situation et mon cœur se serre. Il n’est pas étonnant que Marie ait été troublée, mais Dieu, qui connaît chacun d’entre nous, la connaissait. L’ange ajouta qu’elle devait se réjouir, car elle était « comblée par la grâce ». C’est une leçon pour nous aujourd’hui. Dans les difficultés qui sont les nôtres, nous ne percevons pas toujours l’enjeu global de notre vie. Nous nous décourageons facilement, mais Dieu sait ce qu’il en est. Il sait que nous pouvons être bénis quand nous avons le sentiment que le ciel nous tombe sur la tête.
Seigneur, donne-moi les yeux de la foi afin que je puisse voir réellement. (George Knight – Tournez les yeux vers Jésus)
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