Ce que la vie m’a enseigné (2)
« Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, c’est la richesse, la gloire et la vie. » (Proverbes 22.4)
Aujourd’hui, je veux vous communiquer ce que l’existence m’a appris pour mener ses entreprises à bien
« Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, c’est la richesse, la gloire et la vie. » (Proverbes 22.4)
Aujourd’hui, je veux vous communiquer ce que l’existence m’a appris pour mener ses entreprises à bien
« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants, pour faire connaitre que l’Eternel est juste. » (Psaume 92.15-16)
Je voudrais résumer en un double décalogue ce que m’a enseigné ma propre histoire, en sélectionnant quelques critères qui m’ont servi de guides tout au long de mon expérience chrétienne, adventiste et pastorale.
« Et chaque jour ; dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. » (Actes 5.42)
La question qu’il convient de poser maintenant est : L’Église apostolique fut-elle réellement une église de vainqueurs ? Et si c’est le cas, quels furent les secrets de ses victoires ?
« Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6.2)
Que symbolise ce cheval blanc ? Quelle étape de l’histoire de l’Église adventiste représente-t-il ? Quelle théologie de l’histoire nous apporte-t-il ?
« Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Timothée 2.15)
Tandis que je travaillais comme professeur au séminaire adventiste de Valence, je pris en charge l’église espagnole de Castellón. Un matin, désirant entretenir de bonnes relations publiques avec les représentants d’autres confessions, je voulus rendre visite à l’évêque de Castellón, pour me présenter à lui comme le nouveau pasteur de la communauté adventiste de la ville. L’évêque n’était pas au palais épiscopal car le siège de cet évêché n’est pas Castellón, la capitale de la province, mais Segorbe, une ville bien plus petite de l’intérieur. C’est donc son vicaire qui me reçut, un vieux prêtre âgé, bardé à l’ancienne, avec soutane, calotte et tonsure.
« Donnez, et il vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. » (Luc 6.3 8)
« J’étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village lorsque ton charriot d’or apparut au loin, pareil à un rêve splendide […].
Mes espoirs s’exaltèrent et je pensais : c’en est fini des mauvais jours […].
Le charriot s’arrêta là où je me tenais. Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue. Soudain, alors, tu tendis ta main droite et dis : ‘’Qu’as-tu à me donner ? ‘’
Ah ! Quel jeu royal était-ce là de tendre la main au mendiant pour mendier !
J’étais confus et demeurai perplexe ; enfin de ma besace, je tirai lentement un tout petit grain de blé et te le donnai.
Mais combien fut grande ma surprise lorsque, à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d’or parmi le tas des pauvres grains. Je pleurai amèrement alors et pensais : Que n’ai-je eu le cœur de te donner mon tout. » (R. Tagore, L’offrande lyrique, trad. André Gide, NRF, 1917, p. 20).
« Sonnez de la trompette en Sion ! Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! Assemblez le peuple, formez une sainte réunion ! Assemblez les vieillards, assemblez les enfants, même les nourrissons à la mamelle […] Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Éternel, et qu’ils disent : Éternel, épargne ton peuple ! » (Joël 2.15, 17)
De tous les prophètes qui appelèrent Israël à la repentance, Joël est celui qui le fit avec le plus de véhémence. Dans un langage saisissant, il demande au peuple de se réunir en sainte convocation au son des trompettes, et de se livrer à un jeûne, à des pleurs de contrition, de se vêtir de sacs, de lacérer leurs cœurs, de se convertir au Seigneur, et que les prêtres implorent le pardon divin. À quoi était dû cet émouvant appel à une consécration renouvelée ?
« Ésaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ézéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ézéchias répondit : Ils sont venus vers moi d’un pays éloigné, de Babylone. Ésaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ézéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison ; il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir. » (Esaïe 39.3-4)
Ézéchias ne fut pas seulement un roi de Juda qui « fit ce qui est bien, ce qui est droit, ce qui est vrai devant l’Éternel […], qui agit de tout son cœur, et qui réussit dans tout ce qu’il entreprit. » (2 Chr 31.20-21). Il fut aussi un souverain hautement privilégié par la grâce divine. Au cours de sa sixième année de règne, il fut témoin de la prise de Samarie par les Assyriens, qui mit ainsi fin à l’apostasie du royaume du Nord. Huit ans plus tard, Sennachérib assiégea Jérusalem. Mais l’Éternel libéra miraculeusement la capitale.
« Alors Hilkíja, le souverain sacrificateur, dit à Schaphan, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel » (2 Rois 22.8)
Durant cinq siècles, les archives secrètes de l’Inquisition espagnole restèrent fermées aux chercheurs. Mais, à l’occasion du cinquième centenaire de sa fondation par les Rois catholiques et par le pape Sixte IV, la Section Inquisition des Archives historiques nationales fut ouverte en 1978 pour permettre son étude et sa publication.
« Élisée dit encore : Prends les flèches. Et il les prit. Élisée dit au roi d’Israël : Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s’arrêta. L’homme de Dieu s’irrita contre lui, et dit : Il fallait frapper cinq ou six fois ; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination ; maintenant tu les battras trois fois. » (2 Rois 13.18-19)
Le roi Joas était idolâtre. Pourtant, un jour, il alla consulter Élisée. Le prophète gisait déjà sur son lit de mort. Les Syriens dominaient alors toutes les villes à l’est du Jourdain et le roi d’Israël voulait savoir s’il devait aller à la guerre contre eux. Il s’approcha du lit du prophète en sanglotant. Et le prophète, presque moribond, lui répondit par l’un de ces gestes symboliques qui, en réalité, étaient de véritables prophéties en actes : « Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches. Puis Élisée dit au roi d’Israël : Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé, Élisée mit ses mains sur les mains du roi, et dit : Ouvre la fenêtre à l’orient. Et il l’ouvrit. Élisée dit : Tire. Et il tira. Élisée dit : C’est une flèche de délivrance de la part de l’Éternel, une flèche de délivrance contre les Syriens ; tu battras les Syriens à Aphek jusqu’à leur extermination. » (2 R 13.15-17)