Réveil et Reforme

Blog « Réveil et Réforme » de l'Église Adventiste du Septième Jour de l'île de La Réunion

Vigile matinnale du 10 Août

10 août 2025

La crucifixion

« Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé le Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. » (Luc 23.33)

En 1968, on trouva dans un ancien cimetière de Jérusalem les restes d’un jeune de 25 ans qui avait été crucifié à la moitié du 1er siècle. Il s’agissait du témoignage archéologique le plus semblable de la crucifixion de Jésus. Le Crâne était une petite élévation rocheuse située au nord-ouest de Jérusalem, à cent mètres de la muraille, près de la porte Éphraïm. Là, ils crucifièrent Jésus avec deux malfaiteurs. La crucifixion était la condamnation la plus cruelle et honteuse pratiquée par les romains. Les juifs le savaient et, avec fureur et une haine féroce, ils demandèrent à Pilate la crucifixion du Christ.

Vigile matinnale du 09 Août

9 août 2025

Le chemin de croix de Christ et le nôtre

« Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon, de Cyrène, qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. » (Luc 23.26)

La croix des condamnés se composait de deux bois : le vertical, d’environ trois mètres de hauteur, qui s’introduisait dans un trou sur le lieu de la crucifixion ; et l’horizontal, appelé patibulum, qui devait être porté par le condamné jusqu’au lieu du supplice. Jésus seul ne put porter ce bois qu’une courte distance du chemin de croix, affaibli par la cruelle flagellation, sans avoir mangé et épuisé après une longue nuit d’angoisse à Gethsémani. Qui porterait la croix d’un condamné ? Comme c’était une ignominie, personne n’était disposé à se charger d’une croix.

Vigile matinnale du 08 Août

8 août 2025

Voici l’homme !

« Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme ! » (Jean 19.5)

Après avoir été fouetté, Jésus fut humilié par les soldats romains qui le revêtirent d’un manteau de pourpre, lui posèrent une couronne d’épines sur les tempes, un bâton dans la main droite et passant devant lui, genoux à terre, ils s’en moquèrent en lui disant : « Bonjour, roi des Juifs ! ».

Vigile matinnale du 07 Août

7 août 2025

Que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Christ ?

« Pilate demanda : Que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Christ ? Tous répondirent : Qu’il soit crucifié ! » (Matthieu 27.22)

De tous les interlocuteurs de Jésus dans les scènes de la Passion, Pilate fut celui qui dialogua le plus longtemps avec lui. Jean consigna ce dialogue. Devant la surprise du choix du peuple pour la libération de Barabbas, Pilate formula une question dont la réponse fut exprimée de façon très distincte par chacun des protagonistes de la Passion : « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Christ ? » Aujourd’hui encore, l’humanité entend la même question et y répond avec ferveur et foi, ou avec indifférence et dédain.

Vigile matinnale du 06 Août

6 août 2025

Christ ou Barabbas

« Comme ils étaient rassemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je relâche, Jésus Barabbas, ou Jésus qu’on appelle le Christ ? » (Matthieu 27.17)

De tous les contrastes des scènes de la Passion, le plus surprenant et significatif est, sans nul doute, le récit de Christ et Barabbas. Qui était Barabbas ? Réunissant toutes les données bibliques, nous savons qu’il était un prisonnier célèbre qui, selon certains manuscrits anciens, s’appelait Jésus Barabbas. C’était un bandit et un assassin. Ellen White ajoute : « Cet homme s’était donné pour le Messie. Il se faisait fort d’établir un ordre nouveau en faisant triompher la justice dans le monde. Sous le couvert de l’enthousiasme religieux c’était un scélérat endurci qui s’acharnait à commettre des actes de rébellion et de cruauté. » (Jésus-Christ, p. 735)

Vigile matinnale du 05 Août

5 août 2025

Le langage du silence

« Lorsque Hérode vit Jésus, il se réjouit grandement ; depuis longtemps, en effet, il voulait le voir à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait le voir produire quelque signe. Il l’interrogea longuement, mais Jésus ne lui répondit rien. » (Luc 23.8-9)

En parlant de la Passion du Christ, le prophète Ésaïe annonça : « Semblable au mouton qu’on mène à l’abattoir […] il n’a pas ouvert la bouche. » (Es 53 7) En effet, en aucun autre passage de l’Évangile, les silences de Jésus sont plus éloquents et significatifs que dans les scènes de la Passion.

Vigile matinnale du 04 Août

4 août 2025

Je ne te renierai pas !

« Pierre lui dit : Même s’il fallait mourir avec toi, je ne te renierais pas ! » (Matthieu 26.35)

L’histoire de Pierre illustre mieux que tout, la méthode éducative du Christ (Ellen White, Éducation, p. 80). De caractère spontané, impétueux, et aussi téméraire, confiant en lui-même, bien que généreux dans le pardon. Les évangélistes nous racontent comment, avec patience et amour, intelligemment Jésus le réprimandait, lui enseignait l’humilité, l’obéissance et la confiance, transformant son caractère. Une des expériences les plus significatives et décisives de sa vie fut le reniement du Christ dans la cour de la maison du grand prêtre et le repentir qui s’ensuivit.

Vigile matinnale du 03 Août

3 août 2025

Est-ce moi, Rabbi ?

« Judas, qui le livrait, demanda : Est-ce moi, Rabbi ? » (Matthieu 26.25)

Jésus et Judas étaient face à face. Bien que les versions de la dernière cène que nous présentent les quatre évangélistes comportent des différences importantes, il y a des faits qu’aucun n’omet : la déclaration de Jésus qu’il sera trahi par un des douze et les réactions que celle-ci produit en eux. Tous eurent la sensation de vivre des moments très forts et que quelque chose d’important allait se produire, mais quand le Maître dit avec tristesse : « Amen, amen, je vous le dis, l’un de vous me livrera » (Jn 13.21), ils s’en attristèrent grandement et commencèrent à écouter le cri de leur conscience : « Est-ce moi, Seigneur ? » (Mt 26.22)

Vigile matinnale du 02 Août

2 août 2025

Le visage de Jésus

« Il fut transfiguré devant eux : son visage se mit à briller comme le soleil. » (Matthieu 17.2)

Comment était le Christ ? Un dessinateur espagnol, Luis Menéndez Pidal, fit en 1920 un dessin au crayon basé sur l’impression que laissèrent, à ce qu’on suppose, les fluides de la tête du corps mort du Christ sur le suaire de Turin ; il reproduit le visage à partir de ce négatif. Mais cette relique est fausse, elle n’enveloppait pas le corps du Christ. En effet, il a été démontré par la technique du carbone 14 que le tissu date du Moyen Âge. De plus, ce dessin prétend décrire le visage d’un Christ mort, alors que les Évangiles et les Épitres nous montrent un Christ vivant par leur description de ses traits moraux, ses qualités spirituelles reflétées sur son visage. Voici quelques exemples.

Vigile matinnale du 1er Août

1 août 2025

Au-delà des Évangiles

« Jésus a encore produit, devant ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre. » (Jean 20.30)

Les événements de la Passion du Christ doivent être vrais, ils ne peuvent être fictifs, le fruit de l’imagination des apôtres ou des mythes résultant de la foi post pascale des évangélistes. Ce n’est que s’ils sont authentiques, historiques, que nous pouvons donner vraisemblance et confirmation au mystère du salut œuvré par le Christ cette semaine. Quoi qu’il en soit, au moins un des personnages les plus importants de l’histoire de la crucifixion a existé et a laissé des traces au-delà des Évangiles : Ponce Pilate.