Je suis mon propre juge
« Le Père ne juge personne, mais il a remis tout le jugement au Fils. » Jean 5.22
C’était une vérité essentielle : Jésus est notre juge.
« Le Père ne juge personne, mais il a remis tout le jugement au Fils. » Jean 5.22
C’était une vérité essentielle : Jésus est notre juge.
« L’homme s’en alla dire aux Juifs que c’était Jésus qui lui avait rendu la santé. C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus : parce qu’il faisait cela pendant le sabbat. Jésus leur répondit : Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre. C’est pourquoi les Juifs cherchaient d’autant plus à le tuer, non seulement parce qu’il annulait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu. » Jean 5.15-18
Le conflit entre Jésus et les chefs juifs se poursuivait, non seulement à propos du sabbat, mais aussi parce qu’il s’arrogeait des prérogatives divines en définissant quelles activités étaient autorisées en ce jour saint. Nous devons être très clairs à ce sujet. Pas une seule fois dans le Nouveau Testament Jésus rejeta le sabbat du septième jour. Ce qu’il remit en question, c’est la façon dont les Juifs l’observaient, le fait qu’ils avaient fait de ce jour de grâce et de joie un fardeau et un joug si lourds que personne ne pouvait le porter.
Lors du conflit sur le sabbat relaté dans Jean 5, Jésus affirma être le Messie, de façon à la fois implicite et explicite. Implicitement, le miracle de guérison d’un homme qui ne pouvait plus marcher depuis trente-huit ans était un signe messianique. D’après Ésaïe, les changements apportés par le Messie devaient permettre aux boiteux de sauter comme des cerfs (Ésaïe 35.6). De façon plus explicite, Jésus n’hésita pas à identifier Dieu comme son Père (Jean 5.17). Ses auditeurs juifs n’eurent aucun problème à comprendre ce qu’il voulait dire : il se faisait « l’égal de Dieu » (verset 18). Cela allait devenir plus clair encore dans les versets suivants, dans lesquels Jésus s’accorda le droit de ressusciter les morts et de juger, des attributs exclusivement divins selon les Juifs.
Ce sont ces affirmations qui amenèrent progressivement Jésus à la croix. Le sabbat n’était qu’un aspect visible de la lutte entre Jésus et les chefs juifs. Le cœur du problème était qu’en affirmant être Dieu, Jésus blasphémait. C’est d’ailleurs l’accusation qu’ils portèrent contre lui durant les divers procès qui aboutirent à sa crucifixion.
Dans toutes ses actions, Jésus s’avéra être un homme ayant un courage extraordinaire et unique. Il savait que ses paroles et ses actes entraîneraient sa mort, mais il comprenait sa mission et il la mena jusqu’au bout.
Seigneur, aide-moi aujourd’hui à avoir la même foi que Jésus et fortifie-moi afin que je puisse également avoir davantage de courage. ( George Knight – Tournez les yeux vers Jésus )
« Car le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Matthieu 12.8
« Je fus saisi par l’Esprit, au jour du Seigneur. » Apocalypse 1.10
La deuxième vérité qui apparaît dans les confrontations de Jésus avec les Juifs sur l’observation du sabbat est le fait qu’il est « le maître du sabbat ». C’est une affirmation directe. Elle est juste ou fausse, mais quoi qu’il en soit, elle amena Jésus à la croix. Pour les Juifs, c’était le comble du blasphème, mais pour Jésus, c’était la raison pour laquelle il se donnait le droit de définir la façon dont le sabbat devait être observé. Après tout, s’il était vraiment le maître du sabbat, il était mieux placé que quiconque pour savoir pourquoi il avait été institué.
« Et il leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » Marc 2.27
Deux grandes vérités apparaissent clairement dans les confrontations de Jésus avec les Juifs sur l’observation du sabbat. La première se trouve dans le verset d’aujourd’hui : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat ».
« À peine sortis, les Pharisiens tenaient conseil avec les Hérodiens contre lui, sur les moyens de le faire disparaître. » Marc 3.6
L’attitude de certaines personnes de l’Église est vraiment désobligeante. Les Pharisiens étaient ainsi. Ils venaient juste d’être témoins d’une manifestation puissante de l’amour de Dieu, mais ils étaient tellement contrariés, que la seule chose qui les préoccupait était de trouver un moyen de tuer Jésus, parce qu’il n’observait pas correctement le sabbat.
« Il retourna à la synagogue. Il se trouvait là un homme qui avait la main paralysée. Ils observaient Jésus pour voir s’il le guérirait un jour de sabbat, afin de l’accuser. Alors, il dit à l’homme qui avait la main paralysée : Lève-toi, là, au milieu. Qu’est-ce qui est permis, un jour de sabbat ? Est-ce de faire du bien ou de faire du mal, de sauver ou de tuer ? Mais ils gardaient le silence. Alors, promenant son regard sur eux avec colère, navré de les voir si obtus, il dit à l’homme : Tends ta main. Il la tendit, et sa main fut rétablie. » Marc 3.1-5
Peu de temps après le conflit au sujet des grains de blé relaté dans Matthieu 12.1-8, une autre confrontation a eu lieu, concernant l’observation du sabbat (versets 9 à 13, également dans Marc 3.1-5).
« En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Voyant cela, les Pharisiens lui dirent : Tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. » Matthieu 12.1-2
Le joug de la loi devint rapidement un sujet de conflit entre Jésus et les Pharisiens. En fait, il surgit aussitôt après les paroles de Jésus invitant ses auditeurs à prendre sur eux son joug, car il est bon et sa charge légère (Matthieu 11.30). Cela se produisit alors que Jésus et ses disciples traversaient un champ de blé le jour du sabbat. Ceux-ci se mirent non seulement à arracher des épis, mais aussi à les frotter entre leurs mains de façon à séparer le grain de la balle. C’est alors que les Pharisiens, qui semblaient être toujours dans les parages, s’exclamèrent : « Regarde, ce que font tes disciples n’est pas autorisé le sabbat ! ».
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Car mon joug est bon, et ma charge légère. » Matthieu 11.28-30
Comment trouver Dieu ? Cette question est posée inlassablement depuis la nuit des temps. Les auditeurs de Jésus se la posaient certainement aussi. Dans Matthieu 11.27, il avait déclaré que, pour connaître le Père, il fallait le connaître, lui. Puis Jésus leur lança une invitation : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous donnerai le repos. ».
« En ce temps-là, Jésus dit : Je te célèbre, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux gens intelligents, et que tu les as révélées aux tout-petits. Oui, Père, parce que tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, sinon le Père, personne non plus ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils décide de le révéler. » Matthieu 11.25-27
« En ce temps-là… ». La situation était en train de changer. Les puissants de ce monde avaient emprisonné Jean-Baptiste, et la plupart des spécialistes en philosophie et en théologie rejetaient le Seigneur Jésus et ses enseignements.
« Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et cependant, aucun d’eux ne fut purifié, excepté Naaman le Syrien. Lorsqu’ils entendirent cela, tous, dans la synagogue, furent remplis de fureur. Ils se levèrent, le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter en bas. Mais lui passa au milieu d’eux et s’en alla. » Luc 4.27-30
Il m’est arrivé de prêcher pour des personnes que je n’appréciais pas particulièrement, mais je n’ai jamais été confronté à des réactions aussi vives que Jésus lorsqu’il s’adressa aux habitants de sa ville natale.