« L’Évangile » avant l’Évangile
« Et Marie dit : Je magnifie le Seigneur, je suis transportée d’allégresse en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté les regards sur l’abaissement de son esclave. Désormais, en effet, chaque génération me dira heureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est sacré, et sa compassion s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il a déployé le pouvoir de son bras ; il a dispersé ceux qui avaient des pensées orgueilleuses, il a fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles, rassasié de biens les affamés, renvoyé les riches les mains vides. Il a secouru Israël, son serviteur, et il s’est souvenu de sa compassion – comme il l’avait dit à nos pères – envers Abraham et sa descendance, pour toujours. » Luc 1.46-55
Dans le cantique de Marie, nous avons ce que Nicolas Wright appelle « l’Évangile avant l’Évangile, un cri d’allégresse saisissant, trente semaines avant Bethléem, trente ans avant le Calvaire et la Pâque. […] Il s’agit avant tout de Dieu, d’une révolution et de Jésus : Jésus qui venait d’être conçu mais qui n’était pas encore né, une annonce qui fit tressaillir de joie le bébé d’Élisabeth en son sein et qui remplit Marie d’émotion, d’espoir et de jubilation ».